Sur mon APS-C, sa focale est un peu trop longue pour en faire un objectif standard. Je l’utilise donc essentiellement en portrait large et en spectacle, où j’apprécie sa grande ouverture de f:1,8. Il m’est arrivé aussi de l’utiliser en proxiphotographie avec des bagues-allonge.
Son plus gros défaut est sa construction mécanique, vraiment peu soignée. Cela fait « jouet en plastique ». La bague de mise au point est très fine, mal placée (en frontal) et peu agréable à manipuler. Elle a d’ailleurs un peu de jeu par rapport au tube support et on peut la décentrer très légèrement, uniquement en la manipulant avec les doigts. Cette version II du 50 mm Canon est de ce point de vue la plus mauvaise, même la version I était mieux finie. La version STM qui l’a remplacée semble avoir corrigé ces défauts, au prix d’une augmentation de tarif (+50 %).
Le manque de stabilisation ne me dérange pas outre mesure. J’ai commencé la photo dans les années 1970 et à l’époque il n’existait pas de stabilisation. J’ai appris à tenir fermement mon appareil et à ajuster ma vitesse aux conditions de prise de vue. De plus, en spectacle, je dois utiliser des vitesses d’obturation suffisamment grandes pour éviter le flou dû aux mouvements des sujets photographiés. La grande ouverture maxi est ici un atout plus intéressant que la stabilisation.
Je l’ai complété par un pare-soleil Caruba ES-62, acheté pour une dizaine d’euros. Il se visse à l’emplacement prévu pour un filtre mais ne dispose pas d’un pas de vis femelle. Donc il faut choisir : filtre ou pare-soleil, à moins de trouver un filtre (ou accessoire quelconque à visser) qui dispose lui-même d’un pas de vis femelle. Le pare-soleil Canon ne présente pas ce défaut mais il coûte le double et reste malgré tout délicat à fixer d’après les avis de ses utilisateurs (il se clipse)…