Canon EF 70-200 mm f:4 L IS USM

, par Petit Bugle

La réputation des zooms Canon EF 70-200 mm série L n’est plus à faire. Ce type de télé-objectif est le complément idéal d’un objectif standard lorsque l’on désire aller un peu plus loin en focale. Sur un boîtier à capteur APS-C, les champs de vision qu’il procure correspondraient à un 112-320 mm en 24×36.

Dans cette gamme, les variantes concernent d’une part l’ouverture (constante) qui peut être de f:2.8 ou f:4, et d’autre part la présence ou non d’un stabilisateur. C’est le modèle f:4 stabilisé que j’ai choisi pour ses qualités (et son prix raisonnable), tout en conservant en parallèle mon vieux 75-300 mm qui me rend encore des services.

Avantages

  • Ouverture constante f:4.
  • Très bon piqué, dès la pleine ouverture.
  • Stabilisé (2 modes)
  • Fenêtre d’indication de distance.
  • Bonne qualité de fabrication, solidité (métal), belle finition.
  • Mise au point et zoom internes : pas d’allongement ni de rotation.
  • Fourni avec pare-soleil.
  • Utilisable en 24×36
  • Tropicalisé.

Inconvénients

  • Cher (plus de 1000 € neuf).
  • Ouverture moyenne
  • Plutôt gros et lourd (mais moins que le f:2.8).
  • Fourni sans étrier.

Comment et pourquoi je l’ai choisi

À la lecture des divers tests et avis sur cette gamme de télé-objectifs, il m’était clairement apparu que les Canon EF 70-200 mm série L constituaient un must dans leur catégorie. Par contre, les tarifs pratiqués sont à la hauteur de cette réputation, ce qui m’a incité dans un premier temps à différer cet achat en me contentant provisoirement d’un modèle moins qualitatif. Cela me laissait le temps d’y réfléchir posément pour choisir le modèle que je voudrais.

Cette gamme donne le choix entre 4 modèles, indépendamment de la version :

  • 70-200 mm f:2.8 L IS II USM, stabilisé à grande ouverture, qui a toutes les qualités optiques (la version I, que l’on trouve encore en occasion, est un peu moins bonne ; une version III encore meilleure existe maintenant). C’est le rêve de tout photographe équipé en Canon. mais un exemplaire neuf coûte plus de 2 000 € (et la version III n’est pas moins chère). Il a de plus l’inconvénient d’être encombrant et surtout lourd (env. 1,5 kg), argument non négligeable pour un usage fréquent ! Dans un sac ça prend de la place et ça pèse sur les épaules, et sur le boîtier ça muscle les bras…
  • 70-200 mm f:2.8 L USM, non stabilisé et de ce fait un peu plus accessible puisqu’il coûte un peu plus de 1 000 € neuf ;
  • 70-200 mm f:4 L IS USM, stabilisé mais avec une ouverture plus faible. Un diaphragme en moins qui se sent dans le porte-monnaie puisque lui « ne » coûte qu’un peu plus de 1 000 € neuf ;
  • 70-200 mm f:4 L USM, version non stabilisée du précédent et de ce fait beaucoup plus abordable (environ 700 € neuf).

J’ai rapidement éliminé les deux extrêmes, l’un à cause de son prix (son poids aussi a « pesé » dans la décision), l’autre parce que je ne voulais pas cumuler une (relativement) faible ouverture avec l’absence de stabilisation. Restait à choisir entre f:2.8 non stabilisé et f:4 stabilisé.

J’ai mis dans la balance les arguments suivants :

  • le besoin d’une grande ouverture est lié essentiellement (en ce qui me concerne) aux usages « photo de spectacle » et « photo sportive ». Le premier parce que la lumière est souvent limitée, le second parce qu’il faut des vitesses élevées ;
  • le besoin d’un objectif stabilisé tient plus à de la photo statique, par exemple en paysage quand il faut diaphragmer et réduire la vitesse pour augmenter la profondeur de champ ;
  • pour la photo de spectacle, je disposais déjà d’un objectif fixe à grande ouverture, le 85 mm f:1.8. C’était par contre le seul de ce type dans la plage de focales du 70-200 mm. Cela limitait les possibilités de cadrage, d’autant qu’en spectacle on n’a pas toujours la possibilité de se déplacer ;
  • l’usage que je faisais déjà du 75-300 mm, qui lui-même n’ouvrait pas à plus de f:4, montrait que cette ouverture répondait à la plupart de mes besoins habituels en dehors de la photo de spectacle.

Finalement, il n’y a guère qu’en photo de spectacle que j’aie besoin d’une grande ouverture et ce besoin peut être couvert par des focales fixes (qui peuvent ouvrir à plus de f:2.8). Je me suis donc contenté de f:4, mais j’ai quand même opté pour le modèle stabilisé pour pouvoir descendre en vitesse au besoin. Finalement, quand j’ai vu passer une petite annonce pour un f:4 stabilisé à 750 €, je n’ai pas hésité et je l’ai acheté.

Usage et appréciations

De mes deux télé-zooms, c’est bien sûr mon préféré. Je l’utilise pour du portrait sur le vif, de la photo sportive et en général quand je ne peux pas m’approcher de mon sujet (bateaux, oiseaux…).

  • Sa qualité d’image est au top de sa catégorie. Certes son grand frère (F/2,8 II IS) fait mieux mais il est deux fois plus gros, deux fois plus lourd… et deux fois plus cher.
  • Il est stabilisé, ce qui n’est pas une nécessité (voir plus haut) mais un atout appréciable à ces longues focales pour travailler à des vitesses moyennes.

Il y a quand même des situations où je préfère le laisser à la maison. Ainsi, en rando ou dans des situations à risque, je préfère prendre mon 75-300 mm qui est plus léger et moins encombrant (il tient dans mon étui de ceinture, ce qui n’est pas le cas du 70-200). Et puis en cas de petit ou gros malheur (chute, vol, sac écrasé…), j’aurais moins de regret de perdre un objectif que j’ai payé moins de 200 €…

En photo de spectacle, comme je l’ai dit précédemment, j’utilise plutôt des télé-objectifs à focale fixe et grande ouverture, notamment le 85 mm f:1.8.

Exemples de photos prises avec cet objectif

127 mm, ƒ:4, 1/320s, ISO 100 (en grand format sur 500px)

200 mm, ƒ:9, 1/250s, ISO 100 (en grand format sur 500px)

Quelques données techniques

 Poids : 760 g
 Dimensions : L 172 mm Ø 76 mm (sans pare-soleil)
 Diamètre de filtre : 67 mm
 Distance de MAP mini : 1,2 m
 Angle de champ (24×36) : H 29º — 10º, V 19º30 — 7º, D 34º — 12º
 Angle de champ (APS-C) : H 18º — 6º, V 12º — 4º, D 22º — 8º
 Grandissement maxi : 1:4,75
 Diaphragme : 8 lames, minimum f:32
 Construction : 20 éléments en 15 groupes

Liens (descriptifs et tests)

Sur le site Canon.

Sur Fotoloco

Sur DxOMark (en anglais ; cette page fournit les performances de l’objectif monté sur un EOS 70D mais on peut sélectionner un autre boîtier).

Sur Photozone (en anglais).