Photographie au flash avec les appareils Canon EOS (partie 1)
Cette page est la traduction de l’article de NK Guy Flash Photography with Canon EOS Cameras paru sur http://photonotes.org (version 1.8 du 12 décembre 2010).
Cet article est relativement ancien : depuis 2010, le monde de la photo numérique a beaucoup évolué et il manque donc plusieurs équipements récents dans les listes citées. De nouveaux boîtiers ont été mis sur le marché, mais surtout les marques tierces ont développé de nombreux flashs ainsi que des équipements de télécommande radio fiables accessibles à des prix raisonnables. De plus, plusieurs des liens cités ont aujourd’hui disparu. Ce texte n’est pas obsolète pour autant car la plupart des principes et techniques décrits ici sont toujours valables.
– Nota 1. Pour tous les articles traduits sur ce site, consultez l’avertissement les concernant si vous ne l’avez pas déjà fait.
– Nota 2. Il arrive que l’article original ne soit pas accessible ; dans ce cas il est consultable en archive.
Introduction
L’invention du flash électronique et, par la suite, son automatisation et sa miniaturisation ont révolutionné la photographie. Le photographe n’est plus bloqué par un manque éventuel de lumière. Il peut disposer immédiatement, si tel est son choix, d’une source d’éclairage fiable et transportable.
Mais la photographie au flash a toujours été une technique difficile à maîtriser. Il est certes facile d’immortaliser une soirée entre amis grâce au flash intégré a votre appareil, qui les fera ressembler à des lapins albinos sous un sunlight. Mais se servir correctement d’un flash électronique pour obtenir des images à l’aspect naturel, c’est une autre affaire.
Cette difficulté est due en grande partie au fait que l’œil humain ne soit pas capable de discerner les effets d’un éclair de flash au moment de la prise de vue. C’est une impulsion lumineuse beaucoup trop rapide pour que nous puissions la suivre. D’ailleurs on ne peut même pas voir l’éclair si on a l’œil collé au viseur d’un réflex puisque le miroir se relève pendant la prise de vue. Une autre cause de cette difficulté est que des sources lumineuses de faible dimension placées à proximité de l’objectif procurent une forme d’éclairage très peu naturelle.
Pour se former à cette technique, il faut donc se documenter et expérimenter par soi-même. C’était laborieux du temps de la photo argentique car après la prise de vue, il fallait attendre le temps nécessaire pour développer la pellicule avant de pouvoir enfin constater ce qui avait marché ou pas. Heureusement, les appareils numériques éliminent cet inconvénient en vous permettant de visualiser immédiatement vos résultats sur l’écran de contrôle. Il n’empêche qu’un certain nombre d’essais et d’échecs sont nécessaires avant d’obtenir des résultats satisfaisants.
Quoi qu’il en soit, ces expérimentations vous seront facilitées si vous connaissez les principes de base de la photo au flash. Vous trouverez donc ici de nombreux renseignements qui vous révèleront les mystères de la photo au flash avec les appareils Canon EOS. Parmi ces informations, certaines sont de portée générale et sont applicables à des équipements d’autres marques, mais d’autres sont spécifiques aux produits Canon EOS.
Notez que ce document concerne les appareils Canon EOS, qu’ils soient argentiques ou numériques. Les APN compacts Canon de type Powershot ou Ixus peuvent utiliser des flashs Speedlite, série EX, mais ils présentent des différences significatives par rapport aux boîtiers EOS.
Le lecteur attentif remarquera que certaines parties de ce texte ne sont pas très à jour. La raison en est que j’ai consacré [1] ces derniers temps à l’écriture d’un livre qui décrit tout cela de façon beaucoup plus détaillée. De fait, ce livre est sans doute un des plus complets jamais écrits sur le sujet de la photo au flash [1]. Aussi, si ce sujet vous intéresse, je vous recommande fortement de vous en procurer un exemplaire ! Maintenant que ce travail est accompli, j’espère avoir plus de temps pour actualiser cet article.
Table des matières
– Les 10 questions les plus fréquemment posées sur les flashs EOS.
- Mon appareil a déjà un flash intégré. Ai-je besoin d’un flash externe ? Si oui, de quel modèle ?
- J’ai un vieux flash. Fonctionnera-t-il sur mon nouveau réflex numérique Canon EOS ?
- Je n’ai pas de chance avec mes photos au flash. La lumière est toujours dure et plate.
- Mes copains seraient-ils possédés par des puissances démoniaques ? Leurs yeux brillent d’un rouge diabolique !
- J’ai pris deux photos au flash à la suite l’une de l’autre, et la deuxième est toute sombre.
- J’ai placé un diffuseur ou un réflecteur sur mon flash. Dois-je apporter une compensation à mes réglages ?
- J’ai essayé de prendre une photo au flash et l’appareil a choisi une vitesse de déclenchement très lente.
- J’ai essayé de prendre une photo au flash et l’appareil refusait de sélectionner une vitesse très rapide.
- J’ai pris une photo au flash et l’arrière-plan est noir ou très sombre.
- En mode P ou Av, mon appareil choisit des réglages différents si le flash est en marche.
– Dispositifs de mesure flash utilisés par les Canon EOS.
- Contrôle de l’exposition au flash.
- Principes des mesures au flash.
- Mesures TTL (through the lens = à travers l’objectif).
- Améliorations de la mesure TTL, procédé Canon AIM
- A-TTL (advanced TTL).
- Limitations du A-TTL.
- E-TTL (evaluative TTL).
- Limitations du E-TTL.
- E-TTL II.
- Objectifs Canon EF fournissant des données de distance pour l’E-TTL II.
- Synchronisation haute vitesse HSS (high speed sync) ou FP (focal plane).
- TTL et E-TTL sur les appareils EOS argentiques.
- TTL et E-TTL sur les appareils EOS numériques.
- Boîtiers de type A et de type B.
- Désactivation du E-TTL.
– Flashs compatibles avec le système EOS.
- Flash intégré.
- Modes automatiques (PIC) et flashs externes.
- Catégories de flashs externes Canon.
- Dénomination des flashs externes Canon.
- Anciens flashs Canon Speedlite.
- Flashs sur sabot.
- Flash à poignée (grip).
- Flash pour macro.
- Flashs d’autres fabriquants.
- Metz.
- Sigma.
- Soligor.
- Sunpak.
- Vivitar.
- Autres flashs.
- Quel flash dois-je acheter ?
– Modes de prise de vue EOS et flash.
- Sujet et arrière-plan en photographie au flash.
- Fill-in (débouchage des ombres).
- Ratios d’éclairement en fill-in.
- Réduction automatique du fill-in.
- Synchronisation à vitesse lente.
- Vitesse de synchronisation flash « X-sync ».
- Vitesse X-sync selon les boîtiers EOS.
– Causes d’erreurs en photo au flash avec un EOS.
- Mode P (Program) et flash.
- Mode Tv (priorité vitesse) et flash.
- Mode Av (priorité ouverture) et flash.
- Mode M (exposition manuelle) et flash.
- Utilisation de plusieurs flashs.
- Mesure d’exposition de l’arrière-plan avec flash.
- Mesure d’exposition du sujet avec flash.
- Ne pas « mettre au point puis recadrer » avec un flash.
- Strobe et flash.
- Loi en carré inverse de la distance et loi du quart de la puissance.
- Nombre-guide.
- Indice de luminosité (IL) ou d’exposition (EV).
- Flashs dédiés ou non-dédiés..
- Montage sur sabot.
- L’effet « yeux rouges ».
- Réduction des yeux rouges.
- Le problème de la synchronisation au premier rideau.
- Synchronisation au deuxième rideau.
- Théorie de la température de couleur.
- Température de couleur et film argentique.
- Température de couleur et photographie au flash.
- Filtres colorés.
- Limitations des filtres.
- Mireds.
- Gradation Wratten.
- Tension de déclenchement.
- Flashs esclaves.
- Flashmètres.
- Synchro flash X et M.
– Fonctionnalités habituelles des flashs EOS.
- Tête pivotante et flash indirect.
- Zoom.
- Gammes de « focales ».
- Faisceau d’assistance AF.
- Spécificités des boîtiers quant à l’assistance AF.
- Compensation d’exposition au flash (FEC).
- Quels boîtiers et quels flashs disposent de FEC ?
- Liste des boîtiers et flashs avec FEC.
- Tromper la FEC.
- Verrouillage de l’exposition au flash (FEL - Flash exposure lock).
- Bracketing d’exposition au flash (FEB - Flash exposure bracketing).
- Activation de la synchro deuxième rideau.
- Liste des boîtiers et flashs avec synchro deuxième rideau.
- Alarme « hors-limites ».
- Flash manuel.
- Affichage du niveau d’exposition au flash.
- Succession rapide d’éclairs.
- Flash stroboscopique.
- Activation du mode stroboscopique.
- Confirmation d’exposition au flash.
- Télécommande sans fil.
- Liste des flashs et boîtiers avec télécommande.
- Lampe pilote.
- Compensation automatique de la balance des blancs.
- Mode économie d’énergie (SE).
- Connecteur « haute tension ».
- Prise synchro PC.
- Autoflash.
- Fonctions de personnalisation sur les flashs.
- Bouton de test (déclenchement manuel).
- Panneau de contrôle.
- Tropicalisation.
- Déclenchement manuel pour light painting.
- Bruit.
- Sécurité.
- Cordons d’extension.
- Diffuseurs de flash.
- Barrettes supports.
- Batteries externes.
- Téléflashs.
- Alimentation des flashs portatifs.
- Qualité de lumière.
- Astuces diverses pour la photographie au flash.
- Prise de vue intérieure en espace réduit.
- Prise de vue extérieure, ou dans un vaste espace intérieur.
– Limites de responsabilité et copyright
Documentation existante.
Se former à la photographie au flash avec les appareils photo EOS était généralement difficile car on ne disposait que d’informations limitées sur ce sujet. Les manuels d’utilisation de Canon sont par nature brefs et concis. Les autres ouvrages que l’on peut trouver ont tendance à ne traiter que de notions générales.
Dans les années 1990, Canon USA a publié un ouvrage de référence, le Canon Speedlite Reference Guide (Guide de référence des flashs Canon Speedlite), et un plus petit : Canon EOS Speedlite System (Système Speedlite pour Canon EOS). Les deux sont maintenant épuisés et aucun ne traite de la technologie E-TTL. Un ouvrage ultérieur, Flash Work (Travail au flash) couvrait les bases de l’E-TTL mais se limitait à des informations élémentaires. Finalement, à la fin des années 2000, Canon a réalisé un ensemble évolutif de ressources web, le Canon Digital Learning Center (Centre de formation numérique Canon), qui contient une sérieuse base de connaissances sur la technologie des flashs.
De fait, pendant plusieurs années, c’est dans le document que vous êtes en train de lire que l’on trouvait les explications les plus détaillées sur la photographie au flash avec un EOS. Finalement, en mars 2010, j’ai publié chez Rocky Nook Press un tout nouveau livre sur le sujet, Mastering Canon EOS Flash Photography (Maîtriser la photographie au flash avec un Canon EOS). Ce livre, que je vous encourage à aller acheter de toute urgence (en toute impartialité et sans arrière-pensée, bien sûr), va bien au-delà de ce que j’expose ici et traite d’une large gamme d’équipements comme les accessoires de flashs ou les flashs de studio. Il est superbement illustré, alors que le présent article ne contient que du texte.
Notez aussi que je n’ai ni don de double vue, ni un quelconque accès aux voies mystérieuses suivies par les ingénieurs de Canon. J’ai écrit tout cela parce que d’une part j’ai pensé que cela pouvait être utile à d’autres et d’autre part, le fait d’expliquer une chose est un bon moyen pour l’apprendre soi-même. Il peut malheureusement y avoir des erreurs techniques dans ce texte. S’il vous arrive de constater des erreurs, des ambiguïtés ou des explications trop vagues, merci de me le signaler en retour !
Les 10 questions les plus fréquemment posées sur les flashs EOS.
Pour commencer, j’aimerais répondre rapidement aux 10 questions que l’on pose le plus au sujet de la photo au flash sur EOS, car elles reviennent vraiment trop souvent.
Je vous invite aussi à consulter aussi ma page de recherche de compatibilité entre boîtiers Canon EOS et flashs, qui vous permet de comparer différents modèles de boîtiers et de flashs, déterminer leurs compatibilités et quelles fonctions vous pouvez en attendre.
1) Mon appareil a déjà un flash intégré. Ai-je besoin d’un flash externe ? Si oui, de quel modèle ?
Cette question revient régulièrement sur les forums de discussion, ce qui tend à agacer les plus anciens participants. Et généralement, leur agacement ne fait que croître pour deux raisons simples. D’abord parce que ce sont de vieux grincheux acariâtres, et ensuite parce que cette question n’a aucun sens si l’on ne sait pas quels sont vos centres d’intérêts et vos besoins en matière de photographie.
C’est comme si vous demandiez « quelle voiture dois-je acheter ? ». La réponse dépend de vos besoins et de votre budget. Pour vous aider, voici un bref aperçu des points à considérer.
Si vous voulez juste prendre quelques clichés sans prétention, un flash intégré à l’appareil devrait suffire. Il n’aura qu’une puissance modérée et ne pourra donc pas éclairer très loin, mais d’un autre côté, pour photographier vos copains au restau, pas besoin d’avoir une portée énorme. Il émet une lumière plutôt dure mais pour des photos ordinaires, la plupart des gens s’en contentent. Et le flash intégré est très pratique : on ne peut pas le perdre (à moins de perdre carrément l’appareil photo), il ne pèse rien et il ne nécessite pas de matériel supplémentaire.
Par contre, si vous cherchez à obtenir des photos plus élaborées, vous voudrez soit acheter un bon flash externe, soit utiliser au mieux la lumière disponible pour éviter autant que possible d’utiliser un flash. Comme je l’ai écrit plus haut, la lumière d’un flash intégré est très dure, alors qu’un flash externe vous permettra d’adoucir la lumière en la diffusant sur un mur ou un plafond, ou en le complétant par un diffuseur. Mieux : un flash externe peut être désolidarisé de l’appareil photo, en le déclenchant par un cordon ou une télécommande sans fil. Cette possibilité est très importante car un flash fixé sur l’appareil procure un éclairage facial bien peu naturel.
À ce point de la réflexion, il est important de vous demander combien vous comptez dépenser et quel poids vous accepterez de porter. Pour plus de détails, consultez la section Quel flash dois-je acheter ? de ce document.
Quoi qu’il en soit, rappelez-vous qu’en photographie, un flash n’est pas la solution miracle à tous les problèmes d’éclairage. C’est assurément un bon outil, mais inonder une scène avec la lumière d’un flash peut aussi être le meilleur moyen de ruiner une photo. Chercher à utiliser la lumière disponible vous force à prendre du temps et à observer l’éclairage autour de vous, ce qui vous aidera à devenir un meilleur photographe.
2) J’ai un vieux flash. Fonctionnera-t-il sur mon nouveau réflex numérique Canon EOS ?
Peut-être. Cela dépend du type de votre flash.
Les boîtiers numériques Canon ne sont compatibles qu’avec les flashs Canon Speedlite dont le nom se termine par EX. Si votre flash Canon a un nom qui se termine par E, EZ ou autre chose, ses automatismes ne fonctionneront pas avec un EOS numérique.
En ce qui concerne les flashs provenant d’autres fabricants, lisez leurs spécifications pour savoir s’ils intègrent la mesure d’exposition flash E-TTL. Si ce n’est pas le cas, ou s’ils ne mentionnent que le mode « Canon TTL », il y a peu de chance qu’ils soient compatibles. Pour plus de détails, lisez la section sur la mesure d’exposition au flash avec les boîtiers numériques.
3) Je n’ai pas de chance avec mes photos au flash. La lumière est toujours dure et plate
Ça arrive, avec les flashs. De façon générale, un éclairage est doux si la lumière provient d’une surface étendue. Les flashs portatifs ont une surface d’émission réduite et produisent donc des faisceaux lumineux très nets avec des ombres prononcées. De plus, ils sont généralement placés très près de l’objectif de l’appareil, ce qui produit un éclairage plat peu naturel. Vous voyez souvent le monde qui vous entoure éclairé uniquement par une lumière issue de votre tête ? C’est plutôt rare, à moins de porter un casque de spéléologie ou une lampe frontale de camping. La plupart du temps, l’éclairage provient de sources situées en hauteur : le soleil, un plafonnier, etc.
Pour adoucir l’éclairage de vos photos au flash, le plus simple est de diriger l’éclair vers une grande surface blanche. Un mur ou un plafond convient très bien pour ça, ou encore un parapluie réflecteur. Vous pouvez aussi trouver dans le commerce des diffuseurs à fixer sur votre flash pour améliorer un peu les choses. Pour plus d’informations, consultez la section sur la qualité de la lumière.
4) Mes amis et ma famille seraient-ils possédés par des puissances démoniaques ? Leurs yeux brillent d’un rouge diabolique !
C’est l’effet « yeux rouges », un défaut habituel des flashs intégrés aux appareils photo. Il est causé par la lumière de votre flash qui se réfléchit sur le fond de l’œil, riche en vaisseaux sanguins rouges. Cette lumière réfléchie se retrouve alors sur la photo, produisant cette brillance rouge bien connue.
Pour minimiser le risque d’yeux rouges, le plus simple est d’utiliser un flash externe plutôt que le flash intégré à l’appareil. Cette question est traitée en détails dans la section yeux rouges de ce document, de même que le problème des yeux verts chez les chats et les chiens.
Cependant, si les yeux de vos amis ou de votre famille émettent une lueur rouge diabolique dans la vraie vie, et pas seulement sur vos photos, il vaut mieux envisager de consulter un exorciste. Pensez à prendre contact au préalable avec un magazine si vous souhaitez tirer un bénéfice financier de cette situation.
5) J’ai pris deux photos au flash à la suite l’une de l’autre, et la deuxième est toute sombre. Pourquoi ?
Tous les flashs ont besoin de quelques secondes pour se recharger après un éclair. Certains flashs peuvent produire une succession rapide d’éclairs en se déclenchant même si le condensateur interne n’est pas complètement rechargé, d’autres non.
Donc si votre deuxième photo est sombre, c’est probablement parce que votre flash n’a pas cette possibilité de tir en rafale. Vous devez attendre qu’il soit suffisamment rechargé et que la lampe témoin à l’arrière du flash s’allume avant de pouvoir prendre une nouvelle photo. Il peut arriver aussi que votre flash ait la capacité de tirer plusieurs éclairs successifs mais que vous ayez pris la seconde photo beaucoup trop vite après la première, dans ce cas il n’a pas eu le temps de retrouver un niveau de charge suffisant.
Notez que la vitesse de charge d’un flash dépend du type de piles ou batteries utilisées. Si le problème est récurrent, essayez de changer de source d’alimentation.
6) J’ai placé un diffuseur ou un réflecteur sur mon flash. Dois-je apporter une compensation à mes réglages ?
Effectivement, les diffuseurs (de quelque sorte qu’ils soient) atténuent la quantité de lumière émise par votre flash. Vous aurez un effet similaire en réfléchissant votre faisceau sur un mur blanc ou un réflecteur parapluie.
Cependant, si vous utilisez une mesure automatique d’exposition (TTL, A-TTL ou E-TTL), votre boîtier compensera automatiquement cette perte de lumière. Vous n’aurez donc rien à corriger.
La seule conséquence notable est que vous perdrez en amplitude de distance. Vous n’aurez pas de problème d’exposition, à moins que votre sujet se trouve trop loin du flash, auquel cas vous risquez de dépasser la capacité d’éclairement du flash. Un diffuseur peut facilement diviser par 2 la distance maximale d’éclairement, voire davantage en fonction de son type.
7) J’ai essayé de prendre une photo au flash et l’appareil a choisi une vitesse de déclenchement très lente. Pourquoi ?
Cela arrive lorsque vous essayez de prendre une photo au flash dans des conditions de basse lumière et que votre boîtier est réglé en mode Av (priorité ouverture) ou en mode « élémentaire » de prise de vue nocturne (icône).
Dans les modes Av, nocturne et Tv (priorité vitesse), le boîtier mesure l’éclairage ambiant et le complète par un coup de flash destiné à éclairer le premier plan. Il considère alors que le flash ne constitue qu’une source lumineuse secondaire et ajuste sa vitesse d’obturation (ou son diaphragme en mode Tv) comme si le flash n’était pas utilisé.
En basse lumière, il en résulte une faible vitesse d’ouverture. Si cette vitesse devient trop faible, il vous faut monter l’appareil sur un trépied pour le stabiliser et éviter que vos photos ne soient floues (flou de bougé).
Autre solution : vous pouvez passer en mode tout automatique (rectangle vert) ou programme (P), ce qui forcera la mesure d’exposition sur le sujet illuminé par le flash, plutôt que le fond. Ces modes ajustent la vitesse d’exposition pour permettre la prise de vue à main levée, sans nécessiter un trépied. Revers de la médaille, dans des zones faiblement éclairées, l’arrière-plan apparaîtra très sombre voire noir.
8) J’ai essayé de prendre une photo au flash et l’intérieurl’appareil refusait de sélectionner une vitesse très rapide. Pourquoi cela ?
Chaque modèle d’appareil photo une vitesse d’obturateur optimale pour l’utilisation d’un flash. C’est ce qu’on appelle la vitesse de synchro flash ou « X-sync ». Elle varie de 1/90 s sur les modèles bas de gamme à 1/250 s sur les boîtiers pro (1/500 s sur l’EOS 1D).
Si vous avez un boîtier récent et un flash de la série EX, vous pouvez utiliser la synchronisation à haute vitesse pour contourner cette limitation. Voir la section sur le mode HSS pour plus de détails.
9) J’ai pris une photo au flash et l’arrière-plan est noir ou très sombre. Pourquoi ?
C’est le cas réciproque de la question 7. En mode P (programme) et dans tous les modes « élémentaires » (icônes) utilisant le flash (à l’exception du mode nocturne, s’il existe sur votre appareil), l’appareil considère que le flash est l’éclairage principal du sujet.
Si le niveau d’éclairage ambiant est faible, les éléments en arrière-plan apparaîtront très sombres. En effet, il ne sont que peu éclairés par le flash et la vitesse d’obturation est trop courte pour qu’ils soient exposés correctement.
Rappelez-vous que la puissance lumineuse émise par n’importe quel flash sur piles ou sur batteries est forcément limitée. On ne peut pas s’attendre à ce qu’un petit flash portatif illumine le Grand Canyon ou la Tour Eiffel. Tout ce que vous pouvez lui demander, en restant raisonnable, c’est d’éclairer les gens qui se trouvent en premier plan, ou des arrières-plans relativement proches comme par exemple une pièce dans un appartement.
Pour éviter ce problème d’arrières-plans sombres, il vous faut prendre une photo en mode Av, Tv ou M, comme mentionné pour la question 7. Si la lumière ambiante est très faible, vous aurez sans doute besoin d’un trépied pour éviter le flou de bougé car l’appareil choisira une vitesse très faible en vue obtenir une exposition correcte des arrières-plans. Vous pouvez limiter cet inconvénient en optant pour une haute sensibilité (pellicule « rapide » ou, en numérique, réglage ISO élevé, par exemple 800 ISO) et une grande ouverture de diaphragme (le chiffre le plus petit disponible sur votre objectif).
10) Pourquoi, en mode P ou Av, mon appareil choisit-il des réglages différents si le flash est en marche ?
C’est ainsi que les appareils Canon EOS sont conçus. Les modes P, Av, Tv et M ont chacun leur manière de mesurer l’exposition au flash. Pour plus de détails, voir la section sur les causes d’erreurs. Voici un résumé, qui répète certains points expliqués en réponse aux questions précédentes.
Ayez à l’esprit que les appareils mesurent indépendamment les conditions de lumière ambiante (continue) et l’illumination due au flash.
Le mode P (programme) maintient la vitesse d’obturation entre 1/60 s et la vitesse de synchro max supportée par votre appareil. Il vous évite ainsi d’utiliser un trépied, même s’il y a peu d’éclairage. Il essaie ensuite de régler le flash de façon à éclairer correctement le sujet principal.
Les modes Av (priorité ouverture) et Tv (priorité vitesse) modifient respectivement la vitesse ou le diaphragme de façon à exposer correctement pour les conditions de lumière ambiante. Ils complètent ensuite l’éclairage du premier plan avec le flash. Si la lumière ambiante est faible, il faut mettre l’appareil sur trépied pour éviter le flou de bougé.
Le mode M (manuel) vous permet de sélectionner à la fois l’ouverture et la vitesse aux valeurs qui vous conviennent. L’appareil ajustera ensuite l’éclairement du sujet au premier plan grâce au flash.
Dispositifs de mesure flash utilisés par les Canon EOS.
Le flash électronique a beaucoup évolué depuis que Harold « Doc » Edgerton, un chercheur et inventeur américain, en a fait une réalité en 1931. mais qu’il soit simple ou perfectionné, son principe de base reste le même : un condensateur se charge d’électricité et relâche ensuite toute cette énergie accumulée dans un tube à éclats (une ampoule remplie d’un gaz inerte), Cette décharge très rapide (une fraction de seconde) engendre un brillant éclair lumineux.
Cette émission de lumière démarre ou s’arrête instantanément, selon que l’on envoie ou non de l’énergie électrique au tube. Donc, la façon la plus simple de contrôler l’émission lumineuse est de piloter la durée de l’impulsion électrique fournie, ce que l’on fait au moyen d’un commutateur électronique appelé « thyristor ». Les anciens flashs nécessitaient de calculer soi-même la durée de l’éclair en fonction de la distance du sujet et d’appliquer ensuite le réglage correspondant ; c’était laborieux et source d’erreurs. Les flashs modernes automatisent complètement ce processus grâce à un processeur intégré.
Contrôle de l’exposition au flash.
En photographie classique, on dispose de deux réglages pour contrôler la quantité de lumière qui entre dans l’appareil et expose la pellicule ou le capteur. On peut régler la vitesse de l’obturateur, ce qui affecte la durée d’exposition aux rayons lumineux, dans la mesure où l’éclairage ambiant est pratiquement constant pendant ce temps. On peut régler aussi la plupart du temps l’ouverture de l’objectif, le diaphragme qui fait passer plus moins de lumière à un moment donné (on peut aussi changer d’objectif, ajouter des filtres, etc. mais nous ne parlons ici que des réglages de base).
En photographie au flash, on se trouve dans un cas bien différent, dans la mesure où l’on a affaire ici à un éclairage intense qui ne dure qu’une brève fraction de seconde. Il est primordial d’avoir en tête qu’en usage normal, la vitesse d’obturation n’a aucune incidence sur l’exposition due au flash (sauf dans le cas de synchro à haute vitesse, qui est exposé plus loin). L’éclairage ambiant provenant d’une source continue est modulé par la vitesse d’obturation mais la durée d’un flash est si brève (elle se compte en millisecondes) que la mécanique de l’obturateur n’a aucun moyen de moduler l’exposition qui en résulte. La vitesse d’obturation n’affecte que le rendu de l’éclairage ambiant.
Il y aurait donc 4 méthodes de base pour contrôler quelle quantité de lumière émise par un flash va impressionner notre film ou notre capteur.
- On peut d’abord régler l’ouverture de l’objectif. Cependant, cela modifie en même temps la quantité de lumière provenant de l’éclairage ambiant. Cela peut être un gros inconvénient si c’est le seul moyen dont on dispose.
- On peut aussi modifier la distance entre le flash et le sujet. Les variations d’éclairement qui en résultent suivent les lois de la physique et peuvent se calculer de façon fiable. Par contre, devoir déplacer en permanence le flash pour faire ses réglages peut vite se révéler problématique. Ce genre de manœuvre peut s’envisager en studio mais difficilement en photo classique ou en reportage. De plus, en faisant varier l’emplacement du flash, on modifie sa taille relative par rapport au sujet et cela joue sur la qualité de la lumière (dure/douce).
– En troisième lieu, on peut intercaler divers diffuseurs ou modeleurs de lumière entre le flash et le sujet. C’est encombrant et pas forcément pratique.
– Enfin, on peut régler la durée de l’éclair de flash comme il est expliqué plus haut, ce qui modifiera la quantité de lumière produite. C’est la méthode que nous privilégierons avec un flash électronique.
Voilà résumé le principe qui régit la mesure d’exposition au flash. C’est en ajustant la durée de l’éclair que l’on expose correctement la pellicule ou le capteur de l’appareil pour aboutir au rendu photographique recherché. Cependant, la détermination de la durée optimale d’éclairement n’est pas simple, et les fabricants d’appareils photo élaborent depuis plusieurs années divers procédés automatiques pour y parvenir.
Principes des mesures au flash.
Les contraintes de la mesure d’exposition au flash sont différentes de celles qui concernent l’éclairage ambiant, pour les raisons exposées précédemment. En lumière ambiante, la mesure d’exposition est effectuée bien avant l’ouverture de l’obturateur. Un EOS, par exemple, effectue sa mesure lorsque vous appuyez sur le déclencheur à mi-course. Par contre, l’éclair de flash est toujours émis une fois que vous avez enfoncé le déclencheur pour prendre la photo. À ce moment-là, le miroir est relevé (la lumière n’arrive plus au viseur) et l’obturateur est ouvert.
De ce fait, il y a deux méthodes possibles pour calculer automatiquement l’exposition du flash. La première est de mesurer l’éclair de flash au moment où il est émis, la seconde est d’envoyer d’abord un premier éclair à faible puissance (dit pre-éclair ou pré-flash), dont vous connaissez l’intensité, et de baser le calcul sur la lumière reçue à ce moment-là, avant l’ouverture de l’obturateur.
Ces deux méthodes sont utilisées dans les équipements Canon. La première méthode a été adoptée dans les dispositifs TTL et A-TTL, la seconde dans le E-TTL. Les flashs capables de travailler en E-TTL disposent aussi de la synchro haute vitesse (HSS ou FP). Nous allons maintenant décrire en détail ces technologies. Notez qu’avec l’avènement de la photo numérique sur les EOS, le TTL et l’A-TTL sont devenus obsolètes ; les appareils numériques ne mettent en œuvre que du E-TTL (ou E-TTL II).
Mesures TTL (through the lens = à travers l’objectif, pour appareils argentiques).
Comme il a été dit plus haut, avec les anciens flashs électroniques, le photographe devait calculer lui-même ses réglages en fonction de la distance du flash au sujet. La première génération de flashs automatiques se basait sur des mesures effectuées par des capteurs « externes » pour déterminer les réglages à appliquer. Ces capteurs, placés à l’avant du flash, enregistraient simplement la lumière du flash réfléchie par le sujet, et stoppait l’éclair lorsque la quantité de lumière reçue était jugée satisfaisante. Le vénérable Vivitar 285, encore en vente aujourd’hui, fonctionne selon ce procédé.
On conçoit que ces capteurs externes commettaient facilement des erreurs d’évaluation. Par exemple, le capteur pouvait couvrir un champ plus large ou plus étroit que l’objectif utilisé. C’est Olympus qui, avec l’OM-2, fut le pionnier de la mesure through-the-lens (à travers l’objectif) au milieu des années 1970. Canon introduisit sa version de mesure TTL une décennie plus tard avec le T90, puis en fit une fonctionnalité standard de sa gamme EOS. C’est pour cette raison que le Canon T90 est le seul boîtier non-EOS capable d’utiliser des flashs Canon TTL.
La technologie TTL consiste à mesurer l’impulsion lumineuse du flash, renvoyée par le sujet et traversant l’objectif. En fait, on mesure la lumière qui se réfléchit sur la pellicule elle-même, en temps réel, au moyen d’un capteur OTF (off the film = extérieur à la pellicule). L’éclair est interrompu dès que le capteur détecte qu’il a reçu suffisamment de lumière pour obtenir une exposition suffisante et fournir une image de tonalité moyenne. Les appareils numériques n’ayant pas de pellicule, le TTL ne leur est pas applicable.
Pour ceux que cela intéresse, sachez que le capteur OTF est inséré dans le corps du boîtier et que vous pouvez le voir en mettant votre appareil en pose B : déclenchez (pour lever le miroir et ouvrir l’obturateur) et ouvrez le dos de l’appareil. Il est situé sur la face inférieure du boîtier, dans la zone noire striée devant le rideau de l’obturateur et apparaît comme une petite lentille tournée à 45° vers l’emplacement de la pellicule. Le ou les trous rectangulaires ou en forme de croix situés immédiatement devant lui sont les capteurs d’autofocus.
Voici le déroulement d’une mesure TTL :
- quand le déclencheur est enfoncé à mi-course, le niveau de lumière ambiant est mesuré, comme en l’absence de flash. La vitesse et l’ouverture sont déterminées par l’appareil ou par l’utilisateur en fonction du mode sélectionné, P, Av, Tv ou M. En mode P, la vitesse prend une valeur comprise entre 1/60 s et X-sync. Dans les autres modes, la mesure est faite de façon habituelle (excepté sur certains boîtiers, où l’utilisateur a la possibilité, en mode Av, de forcer la vitesse sur X-sync) ;
- quand le déclencheur est enfoncé complètement, le miroir se relève et l’obturateur s’ouvre, exposant la pellicule ;
- le flash allume sa lampe, ce qui démarre l’éclair. Le moment exact dépend de la sélection qui a été faite, au premier ou second rideau ;
- la durée de l’éclair est déterminée par le capteur OTF, qui l’évalue pour obtenir un éclairement moyen de la scène. Si la photo est prise sous un fort éclairage ambiant (10 EV ou plus), une réduction automatique de fill-in est appliquée (à moins qu’elle ait été inhibée par l’utilisateur, ce qui est possible sur certains boîtiers). L’intensité de l’éclair peut alors baisser entre 0,5 et 1,5 stops ;
- dès que le boîtier décide (d’après les mesures du capteur OTF) que l’exposition optimale a été atteinte, il fait couper l’alimentation de la lampe flash et l’éclair s’arrête aussitôt ;
- l’obturateur, quant à lui, reste ouvert pendant toute la durée d’exposition prévue ;
- puis l’obturateur se ferme et le miroir redescend en position de repos. Si le flash possède un voyant de confirmation d’exposition et si la mesure d’exposition a été jugée satisfaisante, le voyant s’allume.
Une remarque : du fait que le capteur OTF enregistre la lumière reflétée par la surface de la pellicule, il réagit différemment selon que cette surface est plus ou moins réfléchissante, ce qui dépend de la pellicule elle-même. Selon Henry Posner (B&H), tous les boîtiers TTL sont calibrés pour des émulsions de type « négatif couleur », ce qui peut induire de légères différences si l’on utilise un film pour diapositives. Les films diapo ayant des tolérances d’exposition relativement étroites, cela peut être une cause de problèmes.
Boîtiers compatibles TTL : le T90 et pratiquement tous les EOS argentiques excepté l’EF-M et les Rebel T2/EOS 300X/EOS Kiss 7. Les EOS numériques (tous les boîtiers non-DCS avec un D dans le nom) ne sont compatibles d’aucune façon avec le TTL.
Flashs avec TTL : tous les Speedlites série E plus le 300TL(160E, 200E, 220EX, 300EZ, 380EX, 420EZ, 420EX, 430EZ, 430EX, 430EX II, 540EZ, 550EX, 580EX, 580EX II, 480EG, MR-14EX, MT-24EX et 300TL). Le 270EX est, à la date d’aujourd’hui, le seul Speedlite série EX qui ne soit pas compatible TTL.
Améliorations de la mesure TTL, procédé Canon AIM.
La mesure TTL est nettement plus fiable que les systèmes employant des capteurs externes, mais elle peut être trompée par certaines conditions de luminosité. Par exemple, si le sujet est particulièrement clair ou réfléchissant, il renverra beaucoup de lumière. Cela fera interrompre prématurément l’éclair et la photo risquera d’être sous-exposée Un sujet décentré posera le même genre de problème.Une autre cause d’erreur tient à ce que la mesure s’effectue pendant l’ouverture de l’obturateur : le boîtier fait difficilement la différence entre la lumière provenant du flash et l’éclairage ambiant,
Canon a amélioré le procédé TTL sur ses boîtiers à plusieurs collimateurs, par l’ajout d’une fonctionnalité appelée AIM (Advanced Integrated Multi-point Control System) qui est en fait une mesure d’exposition sur plusieurs zones. La mesure d’exposition est pondérée de façon à favoriser la zone de mise au point, ce qui augmente les chances d’obtenir une exposition correcte du sujet même si celui-ci est décentré.
Avec le procédé AIM, il vaut mieux sélectionner un collimateur décentré plutôt que mettre au point au centre et recadrer ensuite l’image (à moins d’utiliser le verrouillage de l’exposition au flash, expliqué plus loin). Pour plus d’informations sur le procédé AIM, consultez la section sur la mesure d’exposition avec flash. Notez que les premiers EOS à mesure multi-zone n’employaient pas le sigle « AIM » dans leur documentation. Ce sigle marketing n’a été lancé par Canon que dans le milieu des années 1990, donc si vous possédez un ancien appareil disposant de plusieurs collimateurs, l’absence de cette mention dans le manuel ne signifie pas que la mesure d’exposition au flash ne soit pas AIM.
Nikon a amélioré son système de mesure TTL en prenant en compte la distance flash-sujet dans ses calculs (ce qu’ils appellent le système « 3D »). Cette valeur est obtenue à partir de la distance de mise au point mesurée sur l’objectif. Canon n’a introduit un tel dispositif qu’en 2004, avec l’arrivée de l’E-TTL II. Cependant, il est important d’avoir à l’esprit que même si cette mesure de distance est appréciable, elle n’est que d’une faible utilité lorsqu’on utilise le flash en mode indirect, que ce soit par réflexion sur une paroi ou en intercalant un diffuseur. Dans les deux cas, l’éclair du flash n’atteint pas directement le sujet et la distance équivalente flash-sujet s’en trouve augmentée par rapport à la distance de mise au point (distance appareil-sujet).
A-TTL (advanced TTL, pour appareils argentiques uniquement).
La première avancée majeure de Canon dans la mesure d’exposition au flash a été la création du A-TTL (advanced TTL), introduit avec la sortie du T90 et poursuivi avec la série d’appareils argentiques EOS.
Les flashs A-TTL (le 300TL et la série de Speedlites EZ uniquement) envoient un bref éclair pendant la phase de mesure d’exposition (quand le déclencheur est pressé à mi-course). Ce pré-flash est enregistré par un capteur externe situé à l’avant du flash, ce qui permet de déterminer une ouverture offrant une profondeur de champ adéquate, notamment à courte distance. Le flash envoie ensuite l’éclair définitif une fois que l’obturateur est ouvert.
Voici le déroulement d’une mesure A-TTL :
- lorsque le déclencheur est enfoncè à mi-course, le boîtier mesure le niveau de lumière ambiant. En modes P et Tv, la valeur de diaphragme correspondante est calculée et enregistrée, mais pas encore activée. En modes Av et M, la valeur de diaphragme est celle sélectionnée par l’opérateur ;
- le flash émet un pré-éclair. Selon le modèle de flash et le mode opératoire, cela peut être en proche infrarouge à partir d’une lampe secondaire située à l’avant du flash, ou directement en lumière blanche depuis la lampe du flash elle-même. Cet éclair est envoyé pendant la mesure d’exposition d’ambiance, de façon à déterminer approximativement la distance flash-sujet. En mode P (et uniquement dans ce mode), c’est à ce moment que la valeur finale d’ouverture est calculée ;
- en mode P (uniquement) les deux valeurs d’ouverture (lumière ambiante et flash) sont comparées au moment où le déclencheur est appuyé à fond. Le boîtier sélectionne alors la plus petite des deux, notamment si la distance flash-sujet apparaît relativement courte. En modes Av et M, l’ouverture est pré-sélectionnée et en mode Tv, l’ouverture est celle déterminée par la mesure de lumière ambiante ;
- si la photo est prise sous un fort éclairage ambiant (10 EV ou plus), une réduction automatique de fill-in est appliquée (à moins qu’elle ait été inhibée par l’utilisateur, ce qui est possible sur certains boîtiers). L’intensité de l’éclair peut alors baisser entre 0,5 et 1,5 stops ;
- finalement, le miroir se relève et l’obturateur s’ouvre, exposant la pellicule ;
- le flash émet alors son éclair pour illuminer la scène photographiée. Le moment exact dépend de la sélection qui a été faite, au premier ou second rideau. La durée de l’impulsion est déterminée par le capteur OTF interne de l’appareil, exactement comme en TTL ;
- l’obturateur, quant à lui, reste ouvert pendant toute la durée d’exposition prévue ;
- puis l’obturateur se ferme et le miroir redescend en position de repos. Si le flash possède un voyant de confirmation d’exposition et si la mesure d’exposition a été jugée satisfaisante, le voyant s’allume.
Boîtiers avec support de l’A-TTL : tous les boîtiers EOS avec support du TTL (voir ci-dessus).
Flashs avec support de l’A-TTL : Speedlites 300EZ, 300TL (uniquement avec le T90), 420EZ, 430EZ, 540EZ.
Limitations du A-TTL.
Malheureusement, malgré son nom, l’A-TTL ne constitue pas une avancée significative par rapport au TTL simple. La raison est la suivante : en flash indirect, l’activation du A-TTL avec certains flashs comme le 420EZ ou le 430EZ a pour résultat d’envoyer des éclairs aveuglants à chaque fois que vous enfoncez à demi le déclencheur, ce qui peut s’avérer très gênant pour les personnes visées. Car bien que ces flashs utilisent une petite lampe infrarouge discrète pour générer les pré-éclairs lorsqu’ils sont orientés droit devant eux, c’est leur lampe principale (blanche) qu’ils utilisent pour cela lorsqu’on oriente leur tête vers le haut ou sur le côté.
Pour ne rien arranger, la plupart des appareils n’exploitent même pas ce pré-éclair lorsqu’ils sont en mode Av, Tv ou M, puisque contrairement au mode P ils ne calculent pas de pré-sélection d’ouverture pour l’exposition au flash. Et, contrairement à l’E-TTL, le pré-flash n’est jamais utilisé en A-TTL pour mesurer la puissance d’éclairement du flash. Le but initial du pré-éclair dans ces modes était de piloter le voyant « hors de portée du flash » sur les anciens boîtiers (EOS 630, EOS RT et EOS-1). Canon a dû abandonner ce système à la fin des années 1980 pour des raisons évidentes, mais le pré-éclair A-TTL dans les modes autres que P reste comme une sorte de « machin » inutile dans la plupart des flashs A-TTL.
Il est intéressant de noter que le flash 540EZ contourne ce problème en inhibant simplement l’A-TTL lorsque sa tête est pivotée, se contentant alors du simple TTL. En fait, le 540EZ n’utilise pas non plus l’A-TTL dans les modes Av et Tv, contrairement à ses prédécesseurs. Les ingénieurs Canon ont probablement décidé que les acheteurs de 540EZ n’achéteraient plus d’EOS 630, EOS RT ou EOS-1…
Le capteur A-TTL se trouve sur la face avant du flash (derrière une lentille plastique en léger retrait) et non pas dans l’appareil, ce qui lui permettrait de mesurer ce qui traverse effectivement l’objectif. On conçoit donc que l’usage d’un filtre obscurcissant puisse provoquer des problèmes de mesure d’exposition puisqu’il ne peut pas être pris en compte par le capteur. Autre cause d’erreur : le masquage de ce même capteur par la main de l’obturateur ou tout autre objet qui viendrait s’interposer. Et dans le même ordre d"idées, l’emploi d’un diffuseur risque de renvoyer sur le capteur A-TTL une lumière parasite, par phénomène de rétrodiffusion.
Finalement, en dépit d’une complexité accrue due à la circuiterie du pré-éclair, l’A-TTL n’avait pour effet la plupart du temps que de réduire l’ouverture pour augmenter la profondeur de champ, ce qui n’est pas forcément l’effet recherché par le photographe.
En résumé, l’A-TTL ne fait guère plus que garantir une exposition au flash correcte et une bande passante suffisante en mode P, comme un appareil tout-automatique de bas de gamme. Il ne présente guère d’utilité pour des techniques d’éclairages plus subtiles ou complexes, et se révèle totalement inutile dans les modes Av, Tv et M.
E-TTL (evaluative TTL, pour appareils argentiques et numériques).
Avec l’Elan II/50 en 1995, Canon a introduit une nouvelle forme de mesure au flash : la technologie E-TTL (evaluative through the lens). Bien qu’elle utilise elle aussi une mesure à travers l’objectif, l’E-TTL est totalement incompatible avec les méthodes précédentes et se base sur une technique différente. Cela consiste à faire émettre au flash un pré-éclair faible d’intensité connue pour déterminer l’exposition correcte. Le boîtier mesure la lumière réfléchie due au pré-éclair, puis en déduit la puissance du flash qui sera nécessaire pour obtenir une exposition moyenne du sujet. Cette technique utilise un pré-éclair comme le A-TTL mais ne souffre pas des mêmes inconvénients, et ce pour deux raisons.
D’abord, le pré-éclair E-TTL est émis juste avant l’ouverture de l’obturateur, et non pas quand le déclencheur est pressé à mi-course. Donc contrairement au pré-éclair du A-TTL, celui-ci est utilisé au moment de la prise de vue et non pas avant, pendant la mesure de lumière ambiante. Certains utilisateurs sont même surpris d’apprendre que leur flash E-TTL envoie un pré-éclair avant l’éclair principal. Ce processus est généralement si rapide qu’il est difficile de distinguer le pré-flash, à peine peut-on l’apercevoir brièvement avant que le miroir se relève (sauf dans le cas d’une synchro au second rideau).
Ensuite, la lumière du pré-éclair est analysée de la même façon que la lumière ambiante. La mesure se fait à travers l’objectif, elle est donc moins sensible aux interférences que celle faite par un capteur extérieur. Elle n’est pas faussée par des lumières réfléchies et ne dépend pas d’une réflexion sur la surface de la pellicule. De plus, contrairement au TTL, le capteur E-TTL est à l’abri des curieux : il est caché au sommet du pentaprisme (ou du miroir supérieur dans les boîtiers EOS bas de gamme).
L’E-TTL est également supérieur au TTL et à l’A-TTL lorsqu’on utilise le flash en fill-in. Les algorithmes E-TTL sont généralement meilleurs pour doser le flash de façon subtile et naturelle sur des photos prises en lumière du jour. Par ailleurs, la mesure E-TTL se fait autour du point d’autofocus, ce qui donne théoriquement une meilleure évaluation que la plupart des systèmes TTL à zones multiples. L’E-TTL a été implanté dans tous les boîtiers EOS argentiques récents et tous les EOS numériques depuis le D30.
Voici le déroulement habituel d’une mesure E-TTL, en dehors des cas particuliers de mémorisation d’exposition (FEL) ou de synchro sans fil :
- lorsque le déclencheur est enfoncè à mi-course, le boîtier mesure de façon habituelle le niveau de lumière ambiant. La vitesse d’obturation et l’ouverture sont réglées par l’utilisateur ou l’automatisme du boîtier en fonction du mode choisi, PIC (icônes) P, Av, Tv ou M ;
- quand le déclencheur est appuyé à fond, la lampe du flash émet immédiatement un pré-éclair de faible intensité (en lumière blanche, donc) ;
- la lumière de ce pré-éclair renvoyée par la scène est analysée par le même système de mesure que pour la lumière ambiante. Ce système détermine alors la puissance lumineuse appropriée pour le flash (ou plus exactement la durée de l’éclair) et la mémorise. Toute la lumière reçue par la surface du capteur est prise en compte, avec une prédominance de la zone située autour du point d’autofocus utilisé. En mise au point manuelle, soit la prédominance se fait au centre de l’image, soit on effectue une mesure moyenne de toute l’image ;
- si la photo est prise sous un fort éclairage ambiant (10 EV ou plus), une réduction automatique de fill-in est appliquée (à moins qu’elle ait été inhibée par l’utilisateur, ce qui est possible sur certains boîtiers) et l’intensité de l’éclair est alors abaissée entre 0,5 et 2 stops. Cependant, autant que je sache, l’algorithme E-TTL de réduction automatique en fill-in n’a jamais été publié, ce qui fait que personne en dehors de la firme Canon ne sait exactement comment cela fonctionne ;
- le miroir se relève et l’obturateur s’ouvre, exposant la pellicule (ou le capteur dans le cas d’un appareil numérique) ;
- le flash émet alors son éclair selon l’intensité prédéterminée pour illuminer la scène photographiée. Le moment exact dépend de la sélection qui a été faite, au premier ou second rideau. Si le boîtier comporte un capteur OTF interne, celui-ci n’est pas utilisé en mode E-TTL ;
- l’obturateur reste ouvert pendant toute la durée d’exposition prévue ;
- puis l’obturateur se ferme et le miroir redescend en position de repos. Si le flash possède un voyant de confirmation d’exposition et si la mesure d’exposition a été jugée satisfaisante, le voyant s’allume.
Boîtiers avec support de l’E-TTL : tous les boîtiers EOS de type A (voir plus bas), incluant tous les appareils numériques EOS série D.
Flashs avec support de l’E-TTL : tous les Speedlites de la série EX (220EX, 270EX, 380EX, 420EX, 430EX, 430EX II, 550EX, 580EX, 580EX II, MR-14EX, MT-24EX).
Limitations du E-TTL.
Le principal inconvénient du E-TTL est le clignement d’yeux provoqué par le pré-éclair : les personnes qui y sont les plus réactives risquent d’être photographiées pendant ce clignement. L’intervalle de temps entre le pré-éclair et l’éclair effectif est très bref, mais il existe des gens qui y réagissent très rapidement. Ce problème est accentué dans le cas d’une synchronisation au second rideau, avec une vitesse d’obturation lente. Il n’est pas rare, dans une photo de groupe, d’avoir plusieurs personnes avec les yeux clos ou mis-clos. Les photographes naturalistes sont confrontés à un problème similaire lorsqu’ils photographient des oiseaux agités. Le seul remède fiable dans ce cas est de provoquer manuellement le pré-éclair en utilisant le bouton FEL, puis de prendre la photo après un court instant d’attente. Il est préférable dans ce cas d’avertir vos sujets qu’il faut attendre le second flash, sinon ils risquent de relâcher leur attention après le pré-éclair, pensant que la photo est prise.
Un autre problème se pose lorsque vous utilisez des flashs esclaves qui se déclenchent par détection du flash principal situé sur le boîtier. Le pré-éclair risque de les déclencher trop tôt et l’exposition finale sera déplorable. Le pré-éclair peut aussi induire en erreur un flashmètre, ce qui complique singulièrement le réglage de flashs manuels.
Sur un plan théorique, l’E-TTL est un système très automatisé mais très mal documenté pour l’utilisateur. Par exemple, comme il a été dit plus haut, Canon n’a jamais publié d’informations détaillées sur son algorithme de réduction automatique de fill-in. Il est nécessaire de procéder à une série d’essais pour comprendre comment le système réagit selon les cas de figures. Et l’utilisateur dispose de très peu d’options pour personnaliser son mode opératoire. Par exemple, sur la plupart des flashs, il n’est pas possible de sélectionner à volonté le mode TTL, A-TTL ou E-TTL.
L’E-TTL a aussi été problématique pour beaucoup d’utiisateurs des premiers EOS numériques (voir plus bas « TTL et E-TTL sur les appareils EOS numériques » à cause de la façon dont est effectuée la mesure E-TTL. Certains de ces inconvénients ont été corrigés par l’E-TTL II, décrit ci-dessous.
Au final, toutes les fonctionnalités E-TTL ne sont pas forcément disponibles sur tous les boîtiers de type A ni tous les flashs E-TTL. Certaines fonctions de télécommande sans fil ou d’autres comme la lampe pilote, par exemple, ne se trouvent que sur les derniers boîtiers comme l’EOS 3 ou l’EOS 30, et des flashs comme le 580EX ou le 420EX. La troisième partie de ce document décrit quelles fonctions sont disponibles selon la combinaison boîtier-flash considérée.
E-TTL II.
Introduit en 2004 avec l’appareil numérique EOS 1D mark II et le boîtier argentique EOS Elan 7N/EOS 30V/7S, l’E-TTL II est une version améliorée de l’E-TTL qui apporte deux innovations majeures.
Algorithmes de mesure améliorés.
Première innovation, l’E-TTL II examine toutes les zones qu’il est capable de mesurer, à la fois avant et pendant le pré-éclair. Ce sont les zones sur lesquelles il détecte de petits changements de luminosité qui sont ensuite pondérées pour la mesure d’exposition. Ce choix a pour but d’éviter le défaut habituel de l’E-TTL dans le cas de matériaux très réfléchissants qui, sous l’effet du pré-flash, provoquent un éblouissement qui parasite la mesure d’exposition. Normalement, l’E-TTL II met en œuvre des algorithmes évaluatifs, mais l’EOS 1D martk II dispose d’une nouvelle fonction de personnalisation (CF 14-1) qui permet de choisir une mesure centrale pondérée plutôt qu’une mesure évaluative si on le souhaite.
Prise en compte de la distance dans certains calculs.
Seconde innovation, l’E-TTL II peut exploiter des mesures de distance si celles-ci sont disponibles. De nombreux objectifs EF (voir la liste dans la prochaine section) comportent un encodeur rotatif qui peut évaluer la distance de mise au point. Par exemple, si votre boîtier a fait la mise au point sur un objet situé à 4 mètres, l’objectif lui renverra approximativement cette valeur de distance.
Sous certaines conditions, la distance est prise en compte dans les calculs pour déterminer l’intensité adéquate du flash. C’est particulièrement utile si vous utilisez la méthode « mettre au point puis recadrer » sans mémoriser l’exposition au flash : dans ces conditions, ce nouveau système aide à minimiser les erreurs de mesure. Canon décrit cela comme une mesure d’exposition flash sur une surface plane plutôt qu’en un point.
Jusqu’à présent, on ne peut pas dire que la mesure de distance ait été beaucoup utilisée par les boîtiers EOS. Il semble que certains modes PIC (icônes) introduisent les données de distance dans leurs calculs d’exposition mais c’est à peu près tout ce qu’on peut affirmer. L’E-TTL II est la première application vraiment utile de cette mesure que Canon ait réalisée. À l’évidence, c’est très similaire à la façon dont Nikon utilise depuis longtemps la mesure de distance sur son procédé de mesure d’exposition au flash.
Cas dans lesquels les données de distance ne sont pas utilisées.
La mesure de distance n’est pas toujours exploitée par l’E-TTL II. Si l’on excepte le cas où cette mesure n’est simplement pas disponible parce que l’objectif n’en fournit pas, il existe trois circonstances particulières dans lesquelles la mesure de distance n’est pas utilisée. Il s’agit du flash indirect, de la macro et du flash E-TTL télécommandé à distance.
En flash indirect (c’est-à-dire quand la tête du flash se trouve dans toute autre position que « droit devant » ou lorsque, sur les flashs qui le permettent, elle est pivotée de 7° vers le bas), l’appareil n’a aucun moyen de connaître la distance parcourue par la lumière, depuis le flash jusqu’au sujet. La lumière rebondit sur les murs, le plafond ou tout autre réflecteur au lieu de se diriger directement vers le sujet. Bien que le flash indirect soit une technique courante pour améliorer la qualité d’éclairage d’une scène éclairée au flash, l’avantage de l’E-TTL II se limite ici à une meilleure mesure évaluative de l’exposition.
Les deux autres cas sont similaires. En macro, on se trouve trop près du sujet pour que l’objectif puisse déterminer une information de distance pertinente. En flash E-TTL télécommandé (sans cordon), l’appareil n’a aucun moyen de savoir où se trouve positionné le flash par rapport au sujet. Notez que l’E-TTL II peut quand même exploiter la mesure de distance si le flash est connecté au boîtier par un cordon pour sabot (il y a eu quelques indécisions à ce sujet, mais cela a été confirmé par Chuck Westfall de Canon USA). Ceux qui fixent leur flash au boîtier par une barrette ne sont donc pas oubliés. Par contre, il en résulte que si le flash est positionné plus près ou plus loin que l’appareil par rapport au sujet, la mesure d’exposition pourrait s’en trouver un peu perturbée. On ne peut malheureusement pas désactiver la mesure de distance si l’objectif l’effectue, mais il suffit alors de faire pivoter légèrement la tête du flash pour l’écarter de sa position standard, ce qui a pour effet de désactiver la mesure de la distance sans que le champ couvert par le flash soit modifié de façon significative.
En résumé, il y a deux points importants à garder en tête. Le premier est que le passage de l’E-TTL à l’E-TTL II ne modifie en rien les flashs ou les objectifs ; les seules différences se trouvent à l’intérieur des boîtiers. Le second point concerne la mesure de distance : même si l’E-TTL II utilise cette mesure lorsqu’elle est disponible (et appropriée, par exemple si l’on n’est pas en flash indirect), cela n’empêche aucunement d’utiliser d’anciens objectifs sans mesure de distance.
Boîtiers avec support de l’E-TTL II : EOS 1D mark II, EOS 30V/33V/7S/Elan 7N/Elan 7EN, EOS 20D/20Da, EOS 350D/Rebel X Digital/Kiss N Digital, EOS 400D/Rebel XTi Digital/Kiss X Digital, EOS 450D/Digital Rebel XSi/Kiss X2, EOS 500D/Digital Rebel T1i/Kiss X3, EOS 550D/Digital Rebel T2i/Kiss X4, EOS 1000D/Digital Rebel XS/Kiss F, 1D mark IIN, 1Ds mark II, 1D mark III, 1Ds mark III, 1D mark IV, 5D, 5D mark II, 30D, 40D, 50D, 7D.
Flashs avec support de l’E-TTL II : tous les Speedlites de la série EX (220EX, 270EX, 380EX, 420EX, 430EX, 430EX II, 550EX, 580EX, 580EX II, MR-14EX, MT-24EX).
Objectifs Canon EF fournissant des données de distance pour l’E-TTL II.
Les objectifs suivants peuvent fournir des données de distance aux boîtiers capables de les exploiter. Cette liste a été publiée par Chuck Westfall de Canon USA en mars 2004 et est relativement complète, malgré quelques omissions.
Notez que la plupart des objectifs fournissant des données de distance sont dotées d’un AF à moteur annulaire USM. En fait, les trois premiers objectifs à encodeurs de distance ont été introduits en 1990 en même temps que l’EOS 10/10S : ce sont les 35-135mm 4-5.6 USM, 70-210mm 3.5-4.5 USM et 100-300mm 4.5-5.6 USM. On ne connaît pas clairement la résolution d’un décodeur typique de distance de MAP. Les photos de bagues de décodeur que j’ai pu voir laissent penser que la distance mesurée est obtenue de façon très approximative, par combinaison de contacts.
En ce qui concerne les objectifs d’autres fabricants en monture EF, je n’ai pas d’informations sur leurs capacités à renvoyer des données de distance.
- EF 14 mm 2.8L USM
- EF 20 mm 2.8 USM
- EF 24 mm 1.4L USM
- EF 28 mm 1.8 USM
- EF 35 mm 1.4L USM
- MP-E 65 mm 2.8 1-5x Macro
- EF 85 mm 1.2 II L
- EF 85 mm 1.8 USM
- EF 100 mm 2 USM
- EF 100 mm 2.8 Macro USM
- EF 100 mm 2.8 Macro (n’est plus fabriqué)
- EF 135 mm 2L USM
- EF 180 mm 3.5L Macro USM
- EF 200 mm 2.8L II USM
- EF 200 mm 2.8L USM (n’est plus fabriqué)
- EF 300 mm 2.8L IS USM
- EF 300 mm 4L IS USM
- EF 300 mm 4L USM (n’est plus fabriqué)
- EF 400 mm 2.8L IS USM
- EF 400 mm 4 DO IS USM
- EF 400 mm 5.6L USM
- EF 500 mm 4L IS USM
- EF 600 mm 4L IS USM
- EF 1200 mm 5.6L USM
- EF 16-35 mm 2.8L USM
- EF 16-35 mm 2.8L II USM
- EF 17-35 mm 2.8L USM (n’est plus fabriqué)
- EF 17-40 mm 4L USM
- EF 20-35 mm 3.5-4.5 USM
- EF 24-70 mm 2.8L USM
- EF 24-85 mm 3.5-4.5 USM
- EF 24-105 mm 4L IS USM
- EF 28-70 mm 2.8L USM (n’est plus fabriqué)
- EF 28-80 mm 3.5-5.6 USM (n’est plus fabriqué)
- EF 28-105 mm 3.5-4.5 USM (n’est plus fabriqué)
- EF 28-105 mm 3.5-4.5 II USM
- EF 28-105 mm 4-5.6 USM
- EF 28-105 mm 4-5.6
- EF 28-135 mm 3.5-5.6 IS USM
- EF 28-200 mm 3.5-5.6 USM
- EF 28-200 mm 3.5-5.6 (n’est plus fabriqué)
- EF 28-300 mm 3.5-5.6L IS USM
- EF 35-135 mm 4-5.6 USM (n’est plus fabriqué)
- EF 70-200 mm 2.8L IS USM
- EF 70-200 mm 2.8L USM
- EF 70-200 mm 4L USM
- EF 70-200 mm 4L IS USM
- EF 70-210 mm 3.5-4.5 USM (n’est plus fabriqué)
- EF 70-300 mm 4.5-5.6 DO IS USM
- EF 90-300 mm 4.5-5.6 USM
- EF 90-300 mm 4.5-5.6
- EF 100-300 mm 4.5-5.6 USM
- EF 100-400 mm 4.5-5.6L IS USM
- EF-S 18-55 mm 3.5-5.6 USM (uniquement au Japon)
- EF-S 18-55 mm 3.5-5.6
- EF-S 18-55 mm 3.5-5.6 II
- EF-S 60 mm 2.8 USM macro
- EF-S 17-55 mm 2.8 IS USM
- EF-S 17-85 mm 4-5.6 IS USM
- EF-S 10-22 mm 3.5-4.5 USM
Si votre objectif n’apparaît pas dans la liste ci-dessus, il est difficile d’affirmer s’il peut ou non fournir des données de distance. Cependant voici un certain nombre d’objectifs EF (certains ne sont plus fabriqués) dont on sait à coup sûr qu’ils n’en fournissent pas. Notez que le 50 mm 1.4 USM et le 85 mm 1.2L USM mark I (pas le mark II) figurent dans cette liste.
- EF 15 mm 2.8 fisheye
- EF 24 mm 2.8
- EF 28 mm 2.8
- EF 35 mm 2.0
- EF 50 mm 1.4 USM
- EF 50 mm 1.8 II
- EF 85 mm 1.2L USM
- EF 135 mm 2.8 SF
- EF 28-80 mm 3.5-5.6 II
- EF 28-90 mm 4-5.6 II USM
- EF 28-90 mm 4-5.6 II
- EF 35-80 mm 4-5.6 III
- EF 55-200 mm 4.5-5.6 II USM
- EF 75-300 mm 4-5.6 IS USM
- EF 75-300 mm 4-5.6 III USM
- EF 75-300 mm 4-5.6 II
- EF 80-200 mm 4.5-5.6 II
Synchronisation haute vitesse HSS (high speed sync dite aussi mode FP pour focal plane).
La synchronisation de l’éclair de flash avec les rideaux d’un obturateur « plan focal » était autant un problème à l’époque des flashs à ampoules magnésium que ça l’est aujourd’hui avec les flashs électroniques. Pour cette raison, on a fabriqué des ampoules spéciales adaptées aux obturateurs à rideaux. Ces ampoules s’allumaient rapidement et maintenaient leur illumination pendant la durée d’ouverture des rideaux. On les appelait « ampoules FP » pour focal plane (NdT : l’abréviation FP, qui respecte le texte original, fait référence à la situation de l’obturateur à proximité du plan focal. Si en français, la désignation complète est « obturateur focal à rideaux », le langage courant fait plus souvent référence aux rideaux qu’au plan focal).
Avec l’introduction de l’E-TTL, Canon a également mis en œuvre un mode « flash FP » qui permet de contourner dans certains cas la limitation de la vitesse X-sync, sur la base d"une technologie introduite par Olympus. Ce mode permet de prendre des photos au flash à n’importe quelle vitesse. Il fonctionne en activant la lampe flash par des impulsions extrêmement rapides (50 kHz), ce qui simule un éclairage continu. Le sigle FP peut être compris comme focal plane (plan focal), ou encore fast pulse (impulsion rapide) en référence au fonctionnement mis en œuvre. Ce mode est également connu sous l’appellation « synchronisation haute vitesse », ou HSS (high speed sync). C’est cette dernière dénomination que j’utiliserai le plus souvent, plutôt que « FP » qui est un peu anachronique.
L’HSS est utile pour faire du fill-in en éxtérieur avec de grandes ouvertures de diaphragme. Normalement, à cause de la vitesse limite X-sync, il faudrait fermer le diaphragme ou utiliser une sensiblilté (de pellicule ou de capteur) très basse. L’inconvénient d’une petite ouverture est que cela augmente la profondeur de champ. Si vous faites par exemple un portrait, vous allez probablement vouloir laisser l’arrière-plan flou, ce qui n’est possible qu’à grande ouverture. Qui dit plus grande ouverture dit plus de lumière dans l’appareil, il faut donc augmenter la vitesse mais avec un flash vous êtes limité par la vitesse X-sync.
Ce problème est résolu avec un flash HSS : la vitesse d’obturation peut dépasser la limite de X-sync et même atteindre la vitesse maxi de votre appareil (généralement 1/2000 ou 1/4000 s). L’inconvénient principal est que le fonctionnement par impulsions réduit l’intensité lumineuse du flash, donc la distance maxi que vous pourrez couvrir.
En mode HSS, la distance maxi flash-sujet est environ le tiers de ce qu’elle serait en mode flash normal. Avec un flash puissant comme le 580EX, ça ne devrait pas être un gros inconvénient, surtout si votre sujet est relativement proche. Mais cela peut devenir un sérieux handicap si vous utilisez un petit flash comme le modeste 220EX, si votre sujet est éloigné, ou si vous avez opté pour une faible sensibilité. Bien sûr, si vous utilisez le HSS en fill-in plutôt que comme éclairage principal, cette perte de puissance ne devrait pas vous gêner beaucoup.
Point important à noter : ne vous laisser pas induire en erreur par l’expression « haute vitesse », la synchro haute vitesse n’a pas été conçue pour vous permettre de figer un mouvement rapide. Pour cela, une photo normale au flash est plus adaptée car un éclair de flash a une durée extrêmement brève. Une scène illuminée principalement par un flash apparaîtra figée et ne présentera aucun flou de mouvement. C’est à peu près comme si vous utilisez un obturateur ultra-rapide, de l’ordre du millième de seconde. Par contre, en synchro haute vitesse, l’éclair du flash est maintenu actif pendant une durée plus longue, simulant un éclairage continu. Du fait de cette durée, vous ne pourrez pas aussi bien figer un mouvement, même avec une vitesse d’obturation rapide. « Synchro haute vitesse » signifie que vous synchronisez votre flash même avec une vitesse d’obturation rapide, pas que vous pouvez prendre des photos ultra-rapides.
La synchro haute vitesse de Canon est associée à la mesure E-TTL, elle n’est disponible que si l’on utilise un flash de série EX couplé à un boîtier de type A. Il y a deux exceptions à cette règle. Premièrement, l’EOS1N qui est un boîtier de type B peut être reprogrammé (à grand frais) par Canon pour travailler en HSS, mais même dans ce cas il ne pourra pas accéder aux autres fonctionnalités du E-TTL. Deuxièmement, les réflex numériques avec un flash intégré (10D, 300D, etc.) peuvent travailler en HSS avec un flash externe mais leur flash interne, quoique compatible E-TTL, ne peut pas faire de HSS.
La synchro HSS est indiquée sur les boîtiers de type A et sur les flashs par un petit symbole d’éclair avec la lettre H.
Boîtiers avec synchro haute vitesse : tous les EOS de type A, plus l’EOS 1N s’il est reprogrammé comme indiqué ci-dessus.
Flashs avec synchro haute vitesse : tous les Speedlites de la série EX (220EX, 270EX, 380EX, 420EX, 430EX, 430EX II, 550EX, 580EX, 580EX II, MR-14EX, MT-24EX).
TTL et E-TTL sur les appareils EOS argentiques.
La plupart des appareils EOS argentiques permettent la mesure TTL d’exposition au flash. Les exceptions se trouvent dans les derniers boîtiers grand public et le cas très particulier du Canon EF-M (l’EF-M était un appareil à mise au point manuel ; il acceptait les objectifs à monture EF mais sans la fonction d’autofocus, et sans circuiterie TTL par mesure d’économie ; pour photographier au flash avec un EF-M, il fallait acheter un flash optionnel avec son propre capteur externe, le Speedlite 200M). ces boîtiers argentiques avec flash intégré et TTL se fiaient uniquement à la mesure TTL pour piloter leurs flashs intégrés.
Les appareils conçus avant l’Elan II/EOS 50 de 1995 ne disposent pas de l’E-TTL. Avec l’arrivée de ces boîtiers, Canon a divisé sa gamme en deux types, A et B. Les boîtiers de type A disposent des technologies E-TTL, FEL et FP. Les boîtiers de type B n’en disposent pas.
Avec les flashs, c’est facile : si le nom du flash se termine par la lettre X (comme 550EX ou MT-24EX), il peut travailler en E-TTL. Dans les autres cas (430EZ, 480EG…), il ne peut pas.
Attention, il y a trois points à noter ici. D’abord, Canon a continué à fabriquer et vendre des boîtiers de type B plusieurs années après l’introductoin de l’Elan II/EOS 50, par exemple l’EOS 3000 et le vénérable EOS 5/A2, donc la date d’achat d’un appareil ne détermine pas s’il est de type A ou B. Ensuite, bien que Canon ait établi en 1995 les dénominations de type A ou B, il reste que les appareils plus anciens ne mentionnaient pas dans leur notice qu’ils étaient de type B. Enfin, « type A » signifie simplement que l’appareil dispose d’E-TTL, de FEL et de HSS. Cela ne précise rien quant à d’autres fonctionnalités récentes comme les ratios de flashs sans fil ou l’éclairage pilote.
Bilan de tout cela :
- TTL (ou A-TTL) d’une part et E-TTL d’autre part sont des systèmes qui ne peuvent pas se combiner. Certains appareils argentiques disposent des deux techniques mais elles ne peuvent pas être mises en œuvre simultanément ;
- tous les flashs de la série EX (donc E-TTL) peuvent aussi fonctionner en TTL, et basculent automatiquement dans ce mode s’ils sont couplés à un ancien boîtier de type B. Par contre, aucun flash EX ne peut fonctionner en A-TTL ;
- à peu près tous les EOS argentiques (tous ceux de type B et presque tous ceux de type A) peuvent fonctionner à la fois en TTL et A-TTL. Ils peuvent donc utiliser les flashs de série E en TTL et ceux de série EZ en A-TTL. Tous les EOS numériques fonctionnent soit en E-TTL, soit en E-TTL II, selon la date où ils ont été conçus (voir plus bas) ;
- si le boîtier et le flash sont tous les deux E-TTL (par exemple un boîtier de type A et un flash EX), ils se mettront systématiquement en E-TTL, à moins qu’un autre fonctionnement n’ait été spécifiquement configuré (voir plus bas « désactivation du E-TTL »).
TTL et E-TTL sur les appareils EOS numériques.
Tous les appareils photo numériques Canon disposant d’un sabot pour flash — aussi bien les réflex à objectifs interchangeables que les compacts numériques — disposent uniquement d’une mesure d’expo E-TTL (et éventuellement E-TTL II). Ils ne peuvent pas faire de mesure TTL ou A-TTL. Même les appareils Canon à flash intégré escamotable sont uniquement E-TTL (si vous souhaitez utiliser un flash avec un appareil non-EOS, vous devriez lire cette page de Kevin Bjorke qui en explique les limites. Canon a également écrit une lettre d’info aux utilisateurs de D30 sur le bon usage des flashs EX).
Puisque les appareils numériques n’utilisent pas de pellicule, ils n’incorporent aucun capteur qui mesurerait la lumière réfléchie par
Les appareils numériques ne peuvent pas incorporer un capteur qui mesurerait la lumière réfléchie par la pellicule, puisque par nature ils n’utilisent pas de pellicule. On ne peut pas non plus appliquer ce procédé à la lumière réfléchie par la surface d’un capteur CMOS ou CCD car ses propriétés de réflexion sont très différentes de celles d’une émulsion argentique. Par ailleurs, Canon ne met plus en œuvre maintenant que du E-TTL, le TTL n’étant plus maintenu que pour assurer la compatibilité des flashs avec les anciens boîtiers.
Cela signifie que seuls les flashs Canon EX ou les flashs d’autres marques compatibles E-TTL peuvent fonctionner automatiquement avec les appareils numériques. Avec les anciens flashs E et EZ, aucune mesure d’exposition à travers l’objectif n’est possible. Les flashs EZ disposant de réglages manuels peuvent être utilisés en mode manuel, mais cela nécessite de pouvoir évaluer l’intensité de l’éclair, ce qui n’en fait pas une option très pratique pour la plupart des photographes débutants ou amateurs.
En résumé, si le nom de votre flash finit par E ou EZ, aucun de ses automatismes ne fonctionnera avec un EOS numérique. Si vous avez un flash d’une autre marque, consultez son manuel pour savoir s’il fonctionne juste en TTL (dommage…) ou s’il est compatible E-TTL (là, c’est tout bon).
Problèmes affectant la mesure E-TTL sur les appareils numériques
Malheureusement, l’E-TTL ne fonctionnait pas très bien avec les premiers EOS numériques. De nombreux utilisateurs ont fait état de fortes variations d’exposition lors de l’utilisation de flashs E-TTL sur d’anciens réflex numériques, particulièrement le D30 (ne pas confondre avec le 30D, plus récent) et le D60. Certains de ces problèmes étaient dus au fait qu’ils recadraient après avoir mis au point sur le sujet, sans utiliser le verrouillage d’exposition au flash (FEL), ce qui fait que l’exposition n’était pas mesurée sur la bonne zone de l’image. Mais dans bien des cas, la cause du problème était ailleurs. Elle résidait surtout dans le fait que ces boîtiers mesuraient l’exposition dans une zone relativement restreinte autour du point d’AF. Pour plus de détails, consultez la section qui traite de la mesure d’exposition du sujet avec flash. À cause de ce défaut, certains des premiers utilisateurs d’EOS numériques ont laissé tomber l’E-TTL et sont retournés aux bons vieux flashs autonomes qui règlent eux-mêmes leur intensité. D’autres ont pris l’habitude de basculer leur objectif en focus manuel une fois la mise au point effectuée, ce qui force l’appareil à effectuer une mesure moyenne à pondération centrale.
Ce défaut de jeunesse a depuis été corrigé. L’EOS 10D a apporté de nouveaux algorithmes E-TTL basés davantage sur une mesure moyenne à pondération centrale, y compris en mode autofocus. Et l’E-TTL II, introduit avec l’EOS 1D mark II, analyse toutes les zones de mesure avant et pendant le pré-éclair pour améliorer l’estimation d’exposition. Ces derniers boîtiers semblent bien moins vulnérables aux erreurs de mesure provoquées par des surfaces très réfléchissantes. Certains, comme l’EOS 5D, vous laissent même choisir entre une mesure moyenne à prépondérance centrale et une mesure évaluative, via une fonction de personnalisation.
Notez que cela s’applique à tous les réflex numériques intégralement conçus par Canon, à partir du D30. La première génération de réflex numériques Canon (conçue en collaboration avec Kodak), les EOS DCS1, DCS3 et D2000 qui ne sont plus fabriqués depuis longtemps, géraient différemment les flashs. Les DCS utilisaient un TTL plutôt médiocre, alors que les D2000 et D6000 suportaient l’E-TTL.
Boîtiers de type A et de type B.
Comme il est dit plus haut, les boîtiers Canon construits avant 1995 ne disposent pas de l’E-TTL. Avec l’introduction de l’E-TTL, Canon a scindé ses appareils photo en deux groupes : les types A (avec E-TTL) et B (TTL uniquement).
Le type A comporte lui-même des sous-groupes. La première génération de type A ne gère pas, en télécommande sans fil, les ratios d’éclairement et la lampe pilote ; les deuxième et troisième générations le font. La troisième génération a ajouté l’E-TTL II. Pour compliquer encore les choses, la plupart des appareils de type A savent gérer les anciens flashs uniquement TTL mais les appareils plus récents (dont tous les numériques modernes) ne le peuvent pas. Et pour clore le tout, il existe d’un appareil à un autre de subtiles variations dans les fonctionnalités E-TTL… mais là on sort du cadre des simples catégories A et B.
Ceci dit, l’E-TTL étant devenu la norme depuis plusieurs années maintenant, les dénominations « type A » et « type B » ne sont plus très utilisées.
Boîtiers de type A
Fonctions de base E-TTL, FEL et HSS :
- EOS Elan II(E), EOS 50(E)/55
- EOS D2000, D6000 (numérique)
- EOS IX, IX 7, IX Lite, IX 50 (APS)
- EOS Rebel G/500N/New EOS Kiss, Rebel G II
- EOS Rebel 2000/EOS 300/Kiss III, Kiss IIIL
- EOS 300V/Rebel Ti/Kiss 5
- EOS 3000N/Rebel XS N/EOS 66
- EOS 3000V/Rebel K2/Kiss Lite
- EOS EOS 300X/Rebel T2/EOS Kiss 7 (sans support du TTL)
Comme ci-dessus, plus support des ratios E-TTL et fonction lampe pilote (sans fil) :
- EOS 3
- EOS Elan 7(E)/EOS 30/33/7
- EOS 1V
- EOS D30, D60, 10D (numérique, sans support du TTL)
- EOS 1D, 1Ds (numérique, sans support du TTL)
- EOS 300D/Digital Rebel/Kiss Digital (numérique, sans support du TTL)
Comme ci-dessus, plus support de l’E-TTL II :
- EOS 1D mark II, EOS 1Ds mark II, EOS 1D mark IIN, EOS 1D mark III, EOS 1Ds mark III, EOS 1D mark IV
- EOS 20D, EOS 20Da, EOS 30D, EOS 40D, EOS 50D
- EOS 350D/Rebel XT Digital/Kiss N Digital
- EOS 5D, 5D mark II
- EOS 400D/Rebel XTi Digital/Kiss X Digital
- EOS 450D/Rebel XSi Digital/Kiss X2 Digital
- EOS 500D/Rebel T1i Digital/Kiss X3 Digital
- EOS 550D/Rebel T2i Digital/Kiss X4 Digital
- EOS 7D
- EOS 60D
- EOS Elan 7N/Elan 7EN/EOS 30V/33V/7S (argentique, avec support du TTL)
Note : les boîtiers numériques ci-dessus sont uniquement E-TTL. Ils n’ont aucun support du TTL.
Boîtiers de type B
Supportent uniquement le TTL et l’A-TTL :
- série EOS 600 - 600, 620, 630, 650, RT
- EOS 700, 750, 800
- EOS 1
- EOS 10/10S/10QD
- série Rebel de première génération - Rebel, Rebel S, EOS 1000 et toutes les variantes de 1000, Rebel II, Rebel X, XS/EOS 500/Kiss
- EOS Elan/100
- EOS A2(E)/5
- EOS 1N, 1NRS
- EOS 3000/88, 5000/888
- EOS DCS3, DCS1 (première génération numérique).
Ni type A, ni type B
- Canon EF-M
Désactivation du E-TTL (pour appareils argentiques).
Il y a des cas où une mesure TTL serait préférable à de l’E-TTL. L’exemple habituel est celui d’un studio photo où les flashs esclaves risquent d’être perturbés par le pré-éclair du E-TTL. Les 550EX, 580EX, 580EX II, MR-14EX et MT-24EX permettent de désactiver l’E-TTL grâce à une fonction de personnalisation, mais ce sont les seuls flashs Canon qui le puissent. Tous les autres flashs EX ((220EX, 270EX, 380EX, 420EX, 430EX, 430EX II) fonctionnent systématiquement en E-TTL s’ils sont montés sur un boîtier E-TTL, même si ce boîtier peut également mesurer en TTL, et même s’ils peuvent faire du TTL lorsqu’ils sont montés sur un boîtier de type B (le 430EX peut également ếtre basculé en manuel).
Un moyen de contourner ce problème est d’acheter un cordon adaptateur Canon prévu pour connecter plusieurs flashs via le sabot (HSA = Hot Shoe Adapter). Cet adaptateur ne fonctionne qu’en TTL, donc si l’on y connecte un flash E-TTL, celui-ci basculera automatiquement en TTL. Par contre, cette méthode a un coût non négligeable. Une autre option est d’intercaler un bout de ruban adhésif sur un des contacts du sabot. Toutes les fonctionnalités E-TTL sont en effet désactivés si l’on empêche la connexion du contact arrière-gauche. L’inconvénient est que cela désactive aussi la synchro au second rideau, ainsi que les fonctionnalités HSS et FEL. Pour plus de détails, consultez cet article d’EOSDoc.
Notez que si un flash est forcé en mode TTL, certains EOS numériques refuseront de le déclencher et que d’autres le déclencheront à pleine puissance. Les EOS numériques ne sont prévus que pour fonctionner en E-TTL ou E-TTL II, il ne gèrent ni le TTL ni l’A-TTL, mais ils peuvent déclencher des flashs configurés en mode de réglage manuel.
Flashs compatibles avec le système EOS.
Le présent document s’intéresse avant tout aux deux types de flashs construits par Canon pour être utilisés sur leurs appareils EOS : le flash escamotable intégré à certains boîtiers de bas et de milieu de gamme, et les flashs externes Speedlite qui peuvent être montés sur la prise sabot de tous les boîtiers.
Je ne discuterai pas ici des flashs de studio (de grand flashs puissants pour les studios photo, généralement alimenté par le courant secteur plutôt que par des piles ou accus, et dénommés studio strobes en Amérique du nord).Cependant, mon nouveau livre comprend tout un chapitre sur le matériel de studio et son utilisation avec les appareils photo Canon.
Flash intégré.
La plupart des EOS de bas ou milieu de gamme possèdent un flash intégré disposé à la partie supérieure du boîtier, sur l’emplacement où se situe le prisme (ou miroir) de visée. Certains sont mécanisés et se déploient immédiatement dans tous les modes basiques (icônes, excepté sport et paysage) si l’appareil détecte que vous avez besoin d’un flash, ou par appui sur un bouton spécifique dans les modes de la zone créative. Pour d’autres, c’est l’utilisateur qui doit lui-même relever le flash à la main. Pour l’anecdote, sachez que quelques anciens modèles (les 750, 700 et 10/10s) disposent d’un flash motorisé, qui se déploie et se rétracte mécaniquement.
Ces flashs intégrés sont pratiques pour tirer de rapides photos-souvenirs ou autres clichés vite-fait mais ils ne donneront généralement pas des photos de qualité, et ce pour plusieurs raisons. Prémièrement, ils sont très petits et peu puissants (leur nombre guide est de l’ordre de 11 à 13). Deuxièmement, ils sont placés très près de l’axe optique, ce qui les prédispose à provoquer le fameux effet « yeux rouges » si l’on photographie des personnes. Troisièmement, comme ils ne montent pas très haut au-dessus de l’appareil, leur lumière pourra être partiellement masquée par des objectifs de grande taille ou par des pare-soleil de grandes dimensions. Et quatrièmement, ils n’offrent aucune possibilité de pivotement ou de basculement et le champ qu’ils couvrent se limite généralement à celui d’un 28 mm ou d’un 35 mm.
Sur le plan des avantages, comme ils sont intégrés à l’appareil, ils sont éminemment portables et toujours à disposition en cas de besoin. Ils seront très appréciés pour apporter un peu de fill-in en extérieur. Et ils se rechargent très rapidement puisqu’ils sont alimentés par la batterie (ou pile) au lithium de l’appareil lui-même. Ce dernier avantage peut cependant se révéler coûteux car l’usage du flash interne risque de provoquer une décharge prématurée de ladite batterie ou pile.
Aucun boîtier EOS ne vous laissera utiliser le flash intégré si un flash externe est monté sur le sabot. En fait, le flash externe empêche physiquement le flash interne de se déployer. De plus, les boîtiers avec un flash mécanisé ont sur leur sabot de petits contacts électriques qui détectent la présence d’un accessoire et désactivent le flash intégré. Celui-ci restera donc escamoté s’il y a quoi que ce soit dans le sabot, même s’il s’agit d’un accessoire non électrique comme par exemple un niveau à bulle. Il arrive d’ailleurs que ces contacts restent « collés » et qu’on ne puisse alors plus utiliser le flash intégré.
Aucun des boîtiers EOS professionnels (1, 1v, 3, etc.) ne dispose d’un flash intégré, pour les raisons exposées ci-dessus et probablement aussi à cause de la difficulté qu’il y aurait à imperméabiliser un tel mécanisme. Tous les EOS argentiques utilisent le TTL pour le contrôle du flash intégré. À la date où ce document est écrit, les seuls EOS dont le flash intégré fonctionne en E-TTL sont les numériques qui en disposent, mais ce flash ne fonctionne pas en HSS. Le flash de l’EOS 7D peut également être utilisé en flash maître pour piloter à distance des flashs E-TTL. C’est le premier EOS à pouvoir le faire.
Boîtiers avec flash intégré : consulter la liste des focales couvertes.
Modes automatiques (PIC) et flashs externes.
De très anciens EOS argentiques, comme les 10/10s ou l’Elan/100, ont des modes PIC (programmed image control, modes automatisés représentés par des icônes) qui ne gèrent pas correctement le flash externe. Les modes PIC qui utilisent le flash quand c’est nécessaire (ceux autres que sport et paysage) sont conçus pour utiliser le flash intégré et optimisés en fonction de ses caractéristiques. Contrôlez sur votre manuel si votre boîtier entre dans cette catégorie (avant 1995 environ).
Les nouveaux EOS argentiques, comme l’Elan II/EOS 50 ou l’Elan 7/EOS 30, et tous les numériques savent utiliser un flash externe avec les modes PIC. Mais aucun de ces modes ne vous procurera un aussi bon contrôle que ceux de la zone « créative », P, Tv, Av ou M. Rappelez-vous qu’il y a des différences significatives entre ces différents modes quant à la façon dont ils gèrent l’exposition au flash.
Les modes « tout auto » (rectangle vert) et PIC autorisent très peu de contrôles sur le fonctionnement de l’appareil, aussi je discuterai essentiellement de la façon dont fonctionne le flash dans les modes de la zone « créative ».
Catégories de flashs externes Canon.
Ce document traite de trois types de flashs externes : les flashs standards de sabot, les flashs à poignée et les flashs macro. Comme il est précisé plus haut, les flashs de studio, qui nécessitent une alimentation secteur, ne sont pas traités ici.
Pour une liste complète des flashs Canon pour EOS à travers les âges, je vous renvoie à la page détaillée que Dave Herzstein a consacrée à ce sujet.
Dénomination des flashs externes Canon.
Canon a conçu un grand nombre de flashs compatibles avec les boîtiers OES. Les dénominations (par exemple Speedlite 550EX) sont choisies selon un système relativement cohérent. Voici comment en décoder les différents éléments :
- Speedlite est le nom générique de tous les flashs Canon (Speedlight chez Nikon) ;
- 550 est le nombre-guide maximum (en mètres) multiplié par 10 pour faire joli (je doute réellement que les gens du marketing Canon mesurent les NG en décimètres…) ;
- E signifie qu’il fonctionne avec tous les boîtiers EOS ;
- X signifie qu’il intègre la technologie de mesure E-TTL. À l’heure où j’écris ces lignes, seuls les flashs dont le nom se termine en X intègrent l’E-TTL.
Les flashs dont le nom se termine en « Z », comme le 430EZ, comportent un zoom motorisé et intègrent l’A-TTL mais pas l’E-TTL. Le 480EG est construit avec une poignée (grip) de fixation. Ceux qui se terminent uniquement en « E », comme le 200E, sont des modèles de base sans zoom ni E-TTL.
Bien que cette convention soit plutôt claire, elle peut amener à confondre des modèles différents qui auraient des NG identiques. Par exemple, le 430EZ et le 430EX sont très différents l’un de l’autre. Le premier a été un haut de gamme en son temps mais il n’intègre que le TTL et l’A-TTL et se trouve maintenant dépassé. Le second, bien qu’il soit beaucoup plus sophistiqué que le précédent (il intègre l’E-TTL et une télécommande sans fil en mode esclave), est considéré comme un flash de milieu de gamme dans la ligne de produits actuelle car il n’a pas de mode stroboscopique et ne peut pas fonctionner en flash maître pour l’E-TTL. De même, on risque de confondre facilement les 420EZ et 420EX.
Anciens flashs Canon Speedlite.
Les plus anciens flashs Canon Speedlite, dont le nom ne contient pas la lettre E, n’ont pas été conçus pour des appareils EOS. Il s’agit des Speedlite modèle A (comme le 199A) pour les boîtiers de série A comme l’A1 et l’AE-1, et modèle T (comme le 277T) pour les boîtiers de série T comme le T50 (mais pas le T90), et divers autres modèles généralistes.
Vous pouvez monter un de ces flashs sur votre EOS, il déclenchera sans problème lorsque vous prendrez une photo mais ils ne pourra pas utiliser les automatismes modernes de mesure d’exposition. Vous devez donc soit l’utiliser en mode auto s’il en dispose (ne pas dépasser la vitesse X-sync de votre boîtier), soit passer en mode de contrôle manuel et calculer vous-même la distance au sujet en fonction de son réglage ou encore, s’il ne dispose d’aucun réglage, supposer qu’il tire à pleine puissance.
Je ne sais pas si tous les anciens Speedlite ont une tension de déclenchement modérée. La liste tenue par Kevin Bjorke sur son site web donne à penser que ceux de série T sont OK et que la plupart des série A et des plus anciens sont indéterminés, mais vous devrez probablement contrôler vous-même.
La seule exception est le flash 300TL. Il a été conçu pour l’ancien Canon T90 et ses fonctions les plus avancées (comme ses versions de FEL ou de synchro second-rideau) ne sont pas exploitables par les EOS. On peut cependant l’utiliser comme un flash TTL de base, même si son nom ne contient pas la lettre E.
Flashs sur sabot.
Canon vend ou a vendu un bon nombre de flashs sabot de différentes sortes, qui peuvent se répartir en 3 catégories principales. Vous trouverez sur cette page une brève comparaison des flashs E et EZ (non EX).
Flashs basiques - 160E*, 200E*, 220EX*, 270EX.
Ces petits flashs ont une puissance très limitée, on les utilisera par exemple pour remplacer le flash intégré sur un boîtier qui en est dépourvu. Le 160E et le 200E sont uniquement TTL, mais le 220EX est aussi bien TTL que E-TTL. Ils n’offrent ni zoom, ni pivotement, ni bascule mais sont extrêmement légers et compacts. Le minuscule 160E est le seul flash Canon à ne pas être alimenté par 4 piles AA mais par une pile lithium 2CR5. Il est de ce fait très petit et très léger, mais nécessite un budget de fonctionnement important à cause du coût des piles lithium. La tête du 270EX bascule mais ne pivote pas, et il ne fonctionne pas en TTL.
Flashs moyens - 300EZ*, 380EX*, 420EX*, 430EX*, 430EX II.
Ces flashs sont déjà plus puissants et équipés d’un zoom, mais seuls les 430EX et 430EX II permettent des contrôles manuels. Le 300EZ est TTL et A-TTL, les EX sont TTL et E-TTL. En ce qui concerne l’orientation de la tête, le 300EZ est fixe, le 380EX bascule sans pivoter, les 420EX et 430EX/430EX II basculent et pivotent. Ces trois derniers peuvent aussi être utilisés en flash esclaves E-TTL sans fil. Les 430EX et 430EX II ont un écran LCD au dos.
Flashs perfectionnés - 420EZ*, 430EZ*, 540EZ*, 550EX*, 580EX*, 580EX II.
Ce sont bien sûr les plus grands et les plus puissants parmi les flashs standards. Ils intègrent les technologies Canon qui étaient les plus avancées à l’époque où ils sont sortis : TTL et A-TTL pour les EZ, TTL et E-TTL pour les 550EX, 580EX et 580EX II. Ils disposent de contrôles manuels et d’une tête basculante et pivotante. Parmi eux, le 420EZ est le plus limité ; par exemple, il n’a pas de compensation d’exposition.
* Ces produits n’étaient plus fabriqués quand ce document a été rédigé.
Flash à poignée (grip).
Canon n’a vendu qu’un seul flash de ce type, le 480EG. C’était en fait une barrette-support de flash avec un flash robuste fixé d’un côté. Le boîtier vient se fixer sur la barrette, maintenu par son écrou de pied. Ce type de flash à poignée est surnommé familièrement « presse-purée » (potato masher).
Le 480EG était un flash puissant destiné aux photographes de presse ou de mariage, mais uniquement TTL (ni A-TTL, ni E-TTL). De nos jours, pour ce genre d’application, on se contente d’acheter une barrette-support et d’y fixer un simple 580EX ; cette disposition permet d’ailleurs de monter le flash à la verticale, au-dessus de l’objectif, au lieu d’être limité à une position latérale comme le 480EG. Mais si vous recherchez une belle lumière diffuse, il sera difficile de faire mieux que le 480EG (ou des flashs similaires proposés par d’autres fabricants comme Metz).
Le 480EG est également le flash le plus puissant que Canon ait jamais construit, même si son nombre-guide officiel n’était que de 48, donc apparemment plus faible qu’un 540EZ ou 550EX. En fait, la tête du 480EG n’a pas de zoom et ne peut donc pas concentrer le faisceau si on l’utilise avec une longue focale. Il se contente donc de produire toujours le même éclairement quel que soit l’angle de prise de vue. Voir les sections sur les nombres-guides et les zooms de flash pour des explications plus détaillées.
Ce flash était cependant livré avec des accessoires « grand-angle » et « télé » qui pouvaient se fixer dessus pour diffuser ou au contraire concentrer l’éclair émis (l’accessoire « télé » donnait au flash un NG de 68 à 135 mm, ce qui explique que l’on puisse trouver certaines descriptions du 480EG qui lui attribuent abusivement ce NG de 68). Le 480EG était équipé de deux lampes à éclat, d’un connecteur esclave et d’une tête entièrement pivotante et basculante, mais il ne permettait pas la synchro au second rideau ni des fonctionnalités un peu spéciales comme des salves stroboscopiques.
Il présente aussi l’intérêt d’avoir un capteur intégré permettant un fonctionnement automatique autonome, à l’ancienne mode. Si donc vous avez un ancien boîtier pré-EOS qui ne permet pas le TTL, ou si tout simplement, pour une raison quelconque, vous ne souhaitez pas utiliser le TTL, vous pouvez exploiter ce mode autonome. Il vous faudra pour cela un cordon Synchro Cord 480 optionnel afin de relier le flash au boîtier via la prise synchro-PC.
Flash pour macro.
Canon sell three flash units for macro (closeup) photography. Two, the TTL-only ML-3 flash and the E-TTL MR-14EX flash, are ring-shaped flashes designed to fit directly around the end of a macro lens. The other, the luxurious and hugely expensive E-TTL MT-24EX “macro twin lite,” contains two small flash heads on the end of a pair of short swivelling arms which can be adjusted independently and which can also be clipped to a ring that fits macro lenses. The MT-24EX flash heads can even be detached and mounted separately on other mounts, since each head includes a shoe mount and a standard 1/4-20 tripod mount. Both the MR-14EX and the MT-24EX can control slave flash units in wireless E-TTL mode, which is very handy - you use the macro flash units (the two tubes are assigned to groups A and B) to illuminate the foreground and then use slaved Speedlites (assigned to group C) to illuminate the background. Note that the older and long-discontinued ML-2 macro ring lite flash supports TTL, but only with the T90 camera - Canon states that it cannot meter TTL reliably with EOS cameras.
Macro flashes are specifically designed for closeup photography, and let you take shadowless photos of small objects. Additionally, since each macro flash has two independent flash tubes you can adjust the lighting ratio between them, for more directional lighting. Unfortunately, only newer-model mid to high end type A cameras support ratio control.
It was trendy for a while in the 1990s to take fashion photos with large ring flashes to get a flat shadowless look to the models, but macro flashes aren’t really powerful enough to do this sort of thing well. (though the MT-24EX is bright enough to be used for this in closeup portrait setups if you really want to)
For some bizarre reason people consistently mistype “macro” as “marco,” as if the flash unit type were of Italian provenance. Please note that it’s not.
Flashs d’autres fabriquants.
Un certain nombre de fabricants autres que Canon construisent des flashs qui peuvent être utilisés sur les boîtiers EOS. Voici quelques informations à ce sujet.
Notez d’abord qu’un problème avec ces flashs est que Canon n’a pas publié les protocoles utilisés par ses boîtiers, objectifs ou flashs. De ce fait, tout flash conçu pour être compatible avec un des automatisme EOS TTL, A-TTL ou E-TTL l’a été par rétro-ingénierie à partir des produits Canon existants. Il est tout à fait possible que Canon introduise des modifications de protocole dans un de ses futurs appareils, ce qui rendrait votre flash incompatible.
Ce n’est peut-être pas un souci pour vous, mais gardez à l’esprit que cela s’est déjà produit par le passé. Par exemple, l’EOS 30/Elan 7 ne fonctionne pas avec certains adaptateurs Metz et l’EOS 300V/Rebel Ti/Kiss 5 ne fonctionne avec aucun des adaptateurs Metz (voir ci-dessous).
Un autre problème courant concerne l’éclairage d’assistance AF. Autant que je sache, aucun flash non-Canon n’est capable d’envoyer un faisceau AF quand on sélectionne un autre point d’AF que le point central, sur les boîtiers à plusieurs collimateurs.
Metz.
Metz, fabricant allemand réputé, vend des flashs « Mecablitz » dont certains fonctionnent avec les boîtiers EOS via un système d’adaptation. Photozone en liste un certain nombre (les 54MZ-3, 50MZ-5, 40MZ-3, 40MZ-1, 40MZ-3i, 40MZ-1i, 40MZ-2, 40AF-4 et 32MZ-3) et décrit leurs caractéristiques. La gamme Metz est cependant beaucoup plus large et Metz propose des fonctionnalités qu’on ne trouve pas sur les flashs Canon, comme la mémorisation de paramètres, des réflecteurs secondaires intégrés, des filtres colorés clipsables et des signaux sonores d’avertissement.
Le site web Metz décrit très bien quelles fonctionnalités sont disponibles avec les boîtiers Canon et quels adaptateurs sont nécessaires, bien que certains termes aient été traduits de l’allemand au lieu de reprendre les dénominations originales de Canon [2]. Par exemple, l’« affichage du contrôle de l’exposition » correspond au « voyant de confirmation d’exposition » et la « lumière de réglage » n’est autre que la lampe pilote, ou « éclairage pilote ». Note du traducteur : ces exemples, piochés dans les versions françaises des documents, diffèrent légèrement de ceux choisis par l’auteur, mais le problème est similaire dans les deux langues.
Remarque : certains utilisateurs de produits Metz ont signalé que l’adaptateur SCA3101, qui fonctionne en TTL avec d’anciens boîtiers Canon, n’est pas compatible avec l’Elan 7/EOS 30. Bien que ce dernier puisse fonctionner en TTL avec des flashs Canon, il vaut mieux utiliser l’adaptateur SCA3102. De façon générale, il vaut donc mieux consulter le site Metz et, si possible, faire des essais sur votre matériel avant d’acheter un de leurs équipements. Notez aussi que Metz propose un dispositif de télécommande sans fil mais que celui-ci n’est pas compatible avec le système Canon.
Finalement, à ce que j’ai compris, Metz a admis qu’aucun de leur flash associé à l’adpatateur SCA3102 ne fonctionne correctement avec le nouveau boîtier EOS 300V/Rebel Ti/Kiss 5, du fait de modifications dans la conception de l’électronique du sabot.
Sigma.
Sigma, fabriquant japonais d’objectifs photographiques, construit un certain nombre de flashs compatibles avec les Canon EOS. L’EF-430 ST (apparemment plus fabriqué) et l’EF-500 ST ne fonctionnaient qu’en TTL, mais les nouveaux modèles sont compatibles E-TTL. L’EF-430 Super et l’EF-500 Super ont été les premiers modèles E-TTL et les derniers sont l’EF-500 DG et l’EF-500 DG ST. Les modèles DG sont conçus pour être compatibles avec les EOS numériques. Certains de ces flashs sont répertoriés sur Photozone.
L’EF-500 DG Super et l’EF-500 DG ST sont particulièrement appréciés par de nombreux utilisateurs d’EOS car leurs fonctionnalités sont quasi-identiques à celles du 550EX Canon, pour moitié moins cher. La robustesse des flashs Sigma n’atteint pas le niveau du Canon, mais à ce prix-là on est moins regardant. Ils sont même compatible avec la télécommande sans fil Canon peuvent opérer en flashs esclaves. Pour en savoir plus sur l’EF-500 Super et ses différences d’avec le 550EX, vous pouvez consulter le court article que j’ai co-signé avec Jim Strutz à ce sujet. Sigma vend aussi l’EM-140 DG, un flash annulaire conçu pour la macro-photographie.
Soligor.
Vendeur allemand d’accessoires photo, Soligor vend quelques flashs compatibles Canon, apparemment des produits génériques reconditionnés. On trouvera quelques informations sur leur site. Il semble qu’il n’y ait que des flashs TTL.
(Note du traducteur : le site Soligor n’existe apparemment plus…)
Sunpak.
Sunpak, vendeur japonais de produits photo, vend les flashs AF4000 et AF5000 qui sont uniquement TTL. Les infos disponibles sur le site de leur distributeur US, Tocad America, sont relativement succinctes.
Vivitar.
Vivitar est un vendeur et designer d’accessoires photo et d’appareils photo grand public (ils ne construisent pas eux-mêmes). Il vend les flashs 283 et 285HV. Ce sont des flashs « autonomes », dans la mesure où leur automatisme est piloté par leur capteurs intégrés ; ils ne permettent aucun fonctionnement TTL. En fait, Vivitar semble avoir été un pionnier du concept de flash automatique avec le 283, qui est probablement le flash le plus vendu de tous les temps.
Les 283 et 285 sont relativement bon marché et couramment utilisés par les professionnels comme flashs esclaves, synchronisés à distance par transmission optique ou autre. Méfiez-vous cependant : les anciens modèles ont une tension de déclenchement très élevée, susceptible d’endommager un boîtier EOS. Cela ne concerne pas les modèles récents mais vérifiez quand même ce point avant de fixer un flash à votre appareil, mieux vaut être sûr…
Vivitar vend aussi quelques flashs compatibles EOS, dont certains seraient des flashs Sigma reconditionnés. On trouvera sur leur site web une liste de leurs flashs, dont plusieurs sont dits « compatibles Canon » mais uniquement en TTL. Leur site web contient relativement peu d’informations.
Autres flashs.
Au final, n’importe quel flash électronique qui se monte sur une griffe-sabot et dont la tension de déclenchement est inférieure à 6 volts peut être installé sur un boîtier EOS et se déclenchera à chaque prise de photo. Par contre, aucune forme de mesure TTL ne sera utilisable. Voir la section sur les anciens flashs Canon Speedlite pour plus de détails.
Je serai extrêmement réservé sur les flashs génériques qui se disent compatibles avec les boîtiers Canon EOS. Beaucoup de ces flashs premiers prix sont uniquement TTL, ce qui signifie qu’ils ne fonctionneront pas sur un EOS numérique. Certains ne disposent même que d’un simple automatisme basique, malgré un emballage trompeur. N’achetez qu’en connaissance de cause.
Quel flash dois-je acheter ?
Répondre à cette question, c’est répondre à vos besoins en matière de flash (quelle puissance ? quelles fonctionnalités ?), en fonction de vos contraintes de budget, de dimensions et de poids. Voici quelques notes pour vous aider à prendre votre décision. Si vous ne savez pas si votre boîtier est de type A ou B, consultez cette liste. Tous les flashs marqués avec une astérisque sont des modèles qui ne sont plus fabriqués.
J’ai un appareil numérique ou un argentique de type A, ou encore j’ai un argentique de type B mais je compte acheter bientôt un boîtier de type A
Avec un appareil capable de fonctionner en E-TTL, vous devriez prendre un flash de la série EX (compatible E-TTL). Tous les flashs EX fonctionnent aussi très bien en TTL avec les boîtiers de type B, la seule fonction qui leur manque étant l’A-TTL qui ne présente pas grand intérêt. Et si votre appareil est un numérique, vous n’avez pas le choix : il vous faut un flash EX car les modèles plus anciens ne permettront pas la mesure automatique.
Recommandés :
- le 270EX, mais seulement si vous ne recherchez qu’un petit modèle léger pour du fill-in occasionnel à petite distance. Il peut par exemple remplacer le flash intégré si votre boîtier n’en est pas équipé. Cependant, j’éviterais le 270EX si la taille et le poids ne sont pas critiques, car il ne fournit pas beaucoup de lumière et la tête ne peut pas s"orienter. il lui manque aussi le TTL pour l’usage en argentique ;
- les 430EX et 430EX II sont des flashs entièrement automatiques très polyvalents. Ils offrent de grandes possibilités, disposent d’un écran LCD au dos et permettent un contrôle manuel total. Ils peuvent aussi être utilisés en flash esclaves E-TTL sans fil. Le 420EX est un bon achat si vous le trouvez à petit prix mais il n’a ni contrôle manuel ni écran LCD, et il ne permet la compensation d’exposition (FEC) que sur les boîtiers EOS experts ou pro (ceux qui disposent de fonctions de personnalisation) ;
- le flash haut de gamme 580EX est puissant et peut faire tout ce qu’on peut attendre d’un flash portatif, mais il est grand (pas autant quand même que son prédécesseur 550EX) et est à la fois plus cher et plus lourd qu’un boîtier EOS bas de gamme récent. À son actif, on peut l’utiliser en flash maître (E-TTL sans fil), il dispose de contrôles manuels et peut fonctionner en mode stroboscopique.
Non recommandé :
- Le 380EX* peut pivoter verticalement mais pas horizontalement. Il ne peut pas non plus être utilisé en flash esclave. À moins que vous n’ayez de sérieuses contraintes budgétaires et que vous puissiez le trouver pour presque rien, il vaut mieux viser un 420EX ou 430EX qui sont assez proches au niveau prix.
J’ai des besoins spécifiques :
Macro-photographie avec un boîtier de type B : le ML-3*.
Macro-photographie avec un boîtier de type A : le MR-14EX.
Macro-photographie avec un boîtier de type A et un gros budget : le MT-24EX.
Photo de reportage ou de mariage, où l’on a besoin d’une forte puissance lumineuse plus que d’automatismes subtils : le 480EG. Cependant, Metz propose de nombreux modèles à poignée plus avantageux.
J’ai un appareil de type B et je ne compte pas en acheter un de type A ultérieurement.
Vous devriez trouver votre bonheur dans les séries E ou EZ, car si vous achetez un EX vous allez payer pour des fonctionnalités que vous ne pourrez pas utiliser. De plus, comme les EZ ne sont plus fabriqués, vous devriez pouvoir en trouver d’occasion à petit prix.
Recommandés :
- le 200E, mais seulement si vous ne recherchez qu’un petit modèle léger pour du fill-in occasionnel à petite distance. Il peut par exemple remplacer le flash intégré si votre boîtier n’en est pas équipé. Cependant, j’éviterais le 270EX si la taille et le poids ne sont pas critiques, car il est franchement peu puissant, la tête ne peut pas s"orienter et il lui manque les boutons de compensation d’exposition, s’il doit être utilisé avec d’anciens boîtiers sans contrôles FEC ;
- si vous recherchez un modèle de puissance correcte et riche en fonctionnalités pour un prix modéré, le 430EZ* sera le meilleur choix ;
- si vous recherchez ce qui se fait de mieux en terme de puissance et de fonctionnalités, alolrs le 540EZ est fait pour vous. Par rapport au 430EZ, vous disposerez d’un peu plus de puissance et d’un voyant de confirmation d’exposition. Et il n’agacera pas vos modèles en leur balançant des éclairs blancs à chaque demi-appui sur le déclencheur, dans les modes créatifs autres que P…
Non recommandés :
- le 160E* présente peu d’intérêt à moins d’être sérieusement limité en taille et en poids. Il nécessite une pile lithium 2CR5, ce qui est plutôt onéreux pour alimenter un flash. C’est d’ailleurs cette toute petite pile qui explique sa taille minuscule ;
- le 300EZ* est un flash fixe dont la tête ne peut pivoter dans aucune direction. Choisissez plutôt un 430EZ, il est plus grand et plus lourd mais plus polyvalent que le 300EZ ;
- le 420EZ* n’est pas mauvais mais il lui manque des boutons de compensation d’exposition. Le 430EZ en a, ainsi qu’une prise pour une alimentation externe, et ne coûte pas beaucoup plu cher.
Et les flashs d’autres marques ?
Un grand nombre de compagnies autres que Canon vendent des flashs compatibles EOS. Cependant, la grande majorité de ces flashs sont uniquement TTL. Il existe aussi un petit risque de compatibilité avec les boîtiers EOS récents et futurs.
Si le mode TTL vous convient (surtout si vous avez un boîtier de type B et que vous n’envisagez pas de passer à un type A), alors un flash bon marché d’une autre marque peut être une solution pour un budget serré, à condition de prendre soin de le tester pour vérifier qu’il fonctionne bien sur votre appareil. Mais pour ma part, il m’est impossible de formuler une quelconque recommandation sur ce genre de flash low cost car il y en a beaucoup trop sur le marché. Beaucoup ne sont que des avatars d’un même modèle de base, ré-étiquetés et vendus sous des marques de distributeurs. Donc si un flash bon marché vous intéresse, ce que je vous recommande est d’aller observer ce que l’on trouve dans la boutique photo la plus proche.
Il existe quand même quelques produits qui sortent du lot. Metz fabrique une grande gamme de flashs puissants et très fonctionnels avec des modules d’adaptation interchangeables (y compris un module E-TTL pour boîtiers de type A), et Sigma vend le populaire EF 500 Super qui fonctionne en E-TTL, y compris en télécommande sans fil.
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NK Guy, PhotoNotes.org.
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