Photographie au flash avec les appareils Canon EOS (partie 3)

, par Petit Bugle

Cette page est la traduction de l’article de NK Guy Flash Photography with Canon EOS Cameras - Part III paru sur http://photonotes.org (version 1.8 du 12 décembre 2010). Lire à ce propos l’introduction de la première partie.

Fonctionnalités habituelles des flashs EOS.

Voici quelques fonctionnalités que l’on trouve sur divers flashs Canon EOS Speedlite. Notez que toutes ces fonctionnalités ne se trouvent pas forcément sur tous les flashs, et que certaines ne sont disponibles que si le flash est couplé à certains boîtiers.

Pour des détails complémentaires, veuillez vous référer à ma page Canon EOS Camera/Flash Compatibility Lookup, où vous aurez une vue d’ensemble des compatibilités entre boîtiers et flashs et des fonctionnalités disponibles. Des informations plus complètes se trouvent dans mon livre Mastering Canon EOS Flash Photography.

Tête pivotante et flash indirect.

De nombreux flashs externes Canon offrent la possibilité de faire basculer la tête par rapport au corps, et parfois aussi de la faire pivoter horizontalement. Sur le 430EZ, par exemple, on peut basculer la tête de 0° (droit devant) à 90° (vers le plafond). On peut également la faire pivoter vers la gauche de 0° à 180° (droit vers l’arrière !). Vers la droite, le pivotement ne va que de 0° à 90°. Des déclics marquent les principales positions et un bouton de déverrouillage doit être actionné pour quitter la position 0°. Le 580EX fait mieux : il peut pivoter de 180° à droite comme à gauche et comporte un bouton unique pour déverrouiller à la fois le basculement et le pivotement.

Ces deux mouvements d’orientation vous permettent de réfléchir l’éclair du flash sur un mur, un plafond, un réflecteur, etc. de façon à en adoucir la lumière. La lumière directe (non réfléchie) d’un flash est relativement dure, du fait qu’elle provient d’une surface émissive de petite taille. Il en résulte des portraits peu flatteurs, pour les raisons explicitées dans la section sur la qualité de la lumière.

La technique du flash indirect adoucit à souhait l’éclairage mais présente quelques désavantages. Tout d’abord, vous ne pouvez pas le pratiquer en terrain dégagé, à moins d’emporter avec vous un réflecteur ou quelque chose qui en tienne lieu ; c’est surtout en intérieur que cette technique est rapide à mettre en œuvre. Et certains intérieurs s’y prêtent mal, soit que les parois soient trop sombres ou le plafond trop haut. Une autre difficulté se présente avec les surfaces colorées (murs ou plafond peints) qui vont teinter la lumière de votre flash et provoquer une dominante colorée. Lorsque l’on envoie l’éclair au plafond, on obtient parfois des ombres disgracieuses sous les yeux ou le nez ; certains photographes y remédient en fixant une carte de crédit verticalement derrière la tête du flash, de façon à renvoyer un peu de lumière vers l’avant (le Speedlite 580EX intègre directement un mini-réflecteur extractible qui évite de s’encombrer avec une carte de visite et un élastique). Enfin, la réflexion-diffusion de l’éclair du flash lui fait perdre une partie de sa puissance lumineuse, il n’en reste que la moitié environ pour éclairer le sujet. Cela oblige à travailler à plus haute sensibilité ou utiliser de plus grandes ouvertures de diaphragme.

Un flash bas de gamme, dont la tête n’est pas mobile, peut également être utilisé en flash indirect : il suffit de le relier au boîtier par un cordon adéquat et de le pointer dans la direction souhaitée. Notez cependant que cette technique fonctionne mal avec les flashs comme les A-TTL dont l’intensité est pilotée par un capteur intégré, car ce capteur va mesurer directement la lumière renvoyée par le diffuseur et non celle renvoyée par le sujet.

Flashs à tête fixe : Speedlites 160E, 200E, 220EX, 300EZ, ML-3, MR-14EX, MT-24EX(*).

Flashs avec tête uniquement basculante : Speedlite 380EX, 270EX.

Flashs avec tête basculante et pivotante : Speedlites 300TL, 420EZ, 430EZ, 540EZ, 420EX, 430EX, 430EX II, 550EX, 580EX, 580EX II, 480EG.

Flashs pivotant de 180° de part et d’autre, avec un bouton de déverrouillage dans les deux directions : Speedlite 580EX, 580EX II, 430EX, 430EX II.

Flashs avec bascukement vers le bas pour les prises de vue macro : Speedlites 540EZ, 550EX, 580EX, 580EX II.

Flashs avec mini-réflecteur extractible : Speedlite 580EX, 580EX II.

(*) Le flash macro MT-24EX comporte deux bras pivotants avec des têtes détachables. Il est donc mobile stricto sensu, mais ces mouvements ne sont pas comparables à ceux des flashs Cobra. En tant que flash macro, il n’est pas conçu pour éclairer toute une pièce en lumière indirecte mais il est utilisable dans des espaces réduits.

Zoom.

Les flashs Canon de milieu et haut de gamme intègrent des petits moteurs qui peuvent déplacer la lampe à éclats plus ou moins loin de la fenêtre d’émission. Cela permet au flash de modifier la zone éclairée : plus la lampe est près de la fenêtre, plus l’angle d’éclairement est grand, et vice-versa. Une conséquence est que l’intensité lumineuse peut être concentrée pour éclairer plus loin, d’où une meilleure efficacité (si on shoote au télé-objectif, on ne gaspille pas de la lumière à éclairer les zones périphériques qui n’entrent pas dans le champ).

Les zooms motorisés couvrent généralement la gamme des focales de 24 à 80 mm, voire 24 à 105 mm, avec plusieurs valeurs intermédiaires correspondant aux focales les plus courantes, comme 24-28-35-50-70-80 mm (il n’est pas possible de choisir n’importe quelle valeur comme on le ferait avec un zoom continu). Gardez en mémoire que quel que soit le zoom maximum d’un flash, rien n’empêche de photographier avec des focales plus longues. La seule conséquence est que le flash ne pourra pas concentrer davantage sa lumière pour s’adapter à votre focale, ce qui limite son efficacité — du moins, si l’on n’utilise pas une bonnette d’extension. Par contre, l’inverse (en grand angle) n’est pas vrai. Si par exemple votre flash est limité à 24 mm et que vous avez un objectif de 17 mm, vous aurez un effet de vignettage marqué (bords sombres) car le flash ne sera pas capable d’éclairer toute la zone couverte par votre grand-angle.

Certains flashs avec zoom disposent d’un contrôle manuel, qui vous permet de prendre la main sur le réglage automatique de zoom en pressant un bouton. D’autres ne fonctionne qu’en automatique : quand vous enfoncez le déclencheur à mi-course, le zoom du flash s’adapte automatiquement à la focale de l’objectif. En flash indirect (tête basculée ou pivotée), les flashs Canon fixent généralement leur zoom sur 50 mm, et sur 35 mm si l’on utilise un objectif non-compatible EF.

La plupart des boîtiers dont la taille d’image est inférieure à celle d’un film 35 mm (soit les boîtiers APS et la plupart des EOS numériques) ne compensent pas le facteur de réduction de taille (crop factor). Par conséquent, si vous utilisez un flash à zoom automatique sur un tel boîtier, vous perdez un peu d’efficacité d’éclairement du fait que le flash éclaire une zone plus large que la scène photographiée. Ce problème a été corrigé sur les derniers modèles de boîtiers et de flashs, comme indiqué ci-dessous. Quand ces flashs sont connectés à un boîtier compatible, une petite icône de rectangle imbriqué apparaît sur l’afficheur LCD du flash. Noter qu’un bug se produit lorsqu’un 580EX est utilisé sur un EOS 20D, ce qui limite l’utilité de cette correction : à la focale de 24 mm ou moins, le flash n’arrive pas à dézoomer suffisamment, ce qui provoque du vignettage.

Ayez en mémoire que le zoom d’un flash se réglera à la focale la plus proche qui soit inférieure ou égale à celle de l’objectif. Donc si vous avez un télé-objectif de 100 mm et que votre flash peut zoomer soit à 80 mm, soit à 105 mm, il se fixera automatiquement sur 80 mm. Il n’ira pas jsqu’à 105 mm car avec le rétrécissement du faisceau qui en résulterait, vous risqueriez d’obtenir un manque de luminosité sur les bords de l’image.

Les flashs avec zoom pilotables à distance se mettront par défaut à 24 mm s’ils sont mis en mode wireless. S’ils ne disposent pas de contrôle manuel, ils resteront systématiquement à cette focale minimale. Par contre, les flashs esclaves avec contrôle manuel s’avérent très utiles en wireless car on peut les disposer à volonté et paramétrer leurs zooms de façon à ajuster l’angle d’éclairement de chacun individellement.

Cette faculté est peu utilisée en dehors d’un contexte wireless mais elle peut permettre, par exemple, d’obtenir une sorte d’effet spot (vignettage) en concentrant l’éclair sur une zone plus étroite que le champ couvert par l’objectif (ce qui était décrit plus haut comme un problème est ici commis intentionnellement). On peut aussi contrôler manuellement le zoom du flash pour l’adapter à un objectif tout-manuel, qui ne transmettrait pas sa longueur focale au boîtier.

Tous les flashs Canon dont le nom se termine par Z, comme le 540EZ, ont un zoom motorisé. Il ne sont cependant pas les seuls puisque les flashs cobra E-TTL de milieu et haut de gamme (420EX, 430EX, 550EX et 550EX) disposent aussi d’une tête avec zoom.

Deux boîtiers EOS, l’Elan/100 et le A2/5, ont un flash intégré équipé d’un zoom à trois positions. C’est cette particularité qui explique que le flash de l’Elan/100 affiche un nombre-guide de 17 à 80 mm. Quand le flash est à sa focale minimale, le NG n’est plus que de 12, ce qui est habituel pour un flash intégré. Cependant, Canon a renoncé par la suite à appliquer cette fonctionnalité sur d’autres appareils. L’encombrement et le coût du mécanisme de zoom ont probablement été jugés excessifs par rapport au gain obtenu sur le nombre-guide.

Les principaux inconvénients d’un flash avec zoom sont d’une part le bruit de bourdonnement produit par le moteur du zoom pendant les réglages et d’autre part le volume plus important de la tête de flash, nécessaire pour intégrer le moteur.

Flashs avec zoom motorisé :
Speedlites 300EZ, 420EZ, 430EZ, 540EZ, 380EX, 420EX, 430EX, 430EX II, 550EX, 580EX, 580EX II.

Gammes de « focales » :

Flashs externes.

Flash à focale fixe 28 mm (sans zoom) : Speedlite 220EX.

Flashs à focale fixe 35 mm (sans zoom) : Speedlites 160E, 200E(*), 480EG(**).

Flashs macro (sans zoom) : Speedlites ML-3, MR-14EX, MT-24EX.

Flash à focale manuelle deux positions 28 mm et 50 mm (non motorisé) : Speedlite 270EX.

Flash à focale manuelle quatre positions 24-35-50-85 mm (non motorisé) : Speedlite 300TL.

Flash avec zoom automatique non débrayable à quatre positions 28-35-50-70 mm : Speedlite 300EZ.

Flashs avec zoom automatique et manuel à six positions 24-28-35-50-70-80 mm : Speedlites 420EZ, 430EZ.

Flash avec zoom automatique non débrayable à six positions 24-28-35-50-70-105 mm : Speedlites 380EX, 420EX.

Flashs avec zoom automatique et manuel à sept positions 24-28-35-50-70-80-105 mm : Speedlites 540EZ, 430EX, 430EX II, 550EX, 580EX, 580EX II.

Flash wireless à zoom automatique non débrayable : Speedlite 420EX.

Flash wireless avec zoom automatique et manuel : Speedlites 430EX, 430EX II, 550EX, 580EX, 580EX II.

Flashs capables d’exploiter la taille du capteur transmise par le boîtier : Speedlites 430EX, 430EX II, 580EX and 580EX II.

(*) L’angle de champ du 200E peut être augmenté par un adaptateur optionnel clipsable (Wide Adapter 200E) qui fait passer la focale de 35 mm à 28 mm.

(**) Le 480EG est vendu avec deux lentilles accessoires clipsables qui permettent de modifier la focale de base (35 mm). Le Wide Panel 480EG-20 la fait passer à 20 mm et le Tele Panel 480EG-135 la fait passer à 135 mm.

Boîtiers avec flashs intégrés

Boîtiers avec flash fixe 35 mm, NG 12 : EOS 750 (le premier EOS à avoir eu un flash intégré), 700, 10/10s, Rebel S/1000F, EOS 5000/888.

Boîtiers avec flash fixe 35 mm, NG 14 : EOS Rebel II S/1000FN(*).

Boîtiers avec flash fixe 28 mm, NG 12 : Rebel X/EOS 500/Kiss, Rebel 2000/EOS 300/Kiss III, EOS Kiss III L, EOS 300V/Rebel Ti/Kiss 5 (expert), Rebel G/EOS 500N/New Kiss, EOS 3000/88, 3000N/66.

Boîtiers avec flash fixe 28 mm, NG 13 : EOS Elan II(E)/50/55, Elan 7(E)/30/33, Elan 7N(EN)/30V/7S.

Boîtiers avec flash à zoom automatique non débrayable à trois positions (28-50-80 mm), NG 12 ou 13 à 17 : EOS Elan/100 (NG 12-17), A2(E)/5 (NG 13-17).

Boîtiers avec flash fixe 22 mm(**), NG 11 ou 10 : EOS IX/IX E (NG 11), IX Lite/50/7 (NG 10).

Boîtier expert avec flash fixe 15 mm(**), NG 12 : EOS 7D.

Boîtier expert avec flash fixe 17 mm(**), NG 13 : EOS 60D.

Boîtiers avec flash fixe 18 mm(**), NG 12 : EOS D30, D60.

Boîtier avec flash fixe 18 mm(**), NG 13 : EOS 10D.

Boîtiers expert avec flash fixe 18 mm(**), NG 13 : 300D/Digital Rebel/Kiss Digital, EOS 350D/Rebel XT Digital/Kiss N Digital, EOS 400D/Rebel XTi Digital/Kiss X Digital, EOS 450D/Digital Rebel XSi/Kiss X2, EOS 500D/Digital Rebel T1i/Kiss X3, EOS 550D/Digital Rebel T2i/Kiss X4, EOS 1000D/Digital Rebel XS/Kiss F, 20D, 30D, 40D, 50D.

Boîtiers sans flash intégré : EOS 650, 620, 850, 600/630, 1, RT, Rebel/1000, Rebel II/1000N, Rebel X, 1N, 1NRS, 3, 1V, 1D, 1Ds, 1D mark II, 1D mark IIN, 1D mark III, 1Ds mark II, 1D mark III, 1Ds mark III, 1D mark IV, 5D, 5D mark II.

Boîtiers capables de transmettre la taille du capteur aux flashs compatibles : EOS 20D, 20Da, 30D, 40D, 50D, 350D/Rebel XT/Kiss N Digital, 1D mark II, 1D mark IIN, 400D/Rebel XTi Digital/Kiss X Digital, EOS 450D/Digital Rebel XSi/Kiss X2, EOS 500D/Digital Rebel T1i/Kiss X3, EOS 550D/Digital Rebel T2i/Kiss X4, EOS 1000D/Digital Rebel XS/Kiss F, 1D mark III, 1D mark IV, EOS 7D, EOS 60D.

(*) Il semblerait pourtant que le flash intégré de ce boîtier bas de gamme ait un nombre-guide plus élevé que ceux de tous les autres EOS, mais c’est la valeur fournie par Canon dans son « musée ».

(**) Notez que ces champs d’éclairement sont adaptés à la dimensions de la zone image : film APS pour les boîtiers IX et taille du capteur pour les numériques D30, D60, 10D, 20D, 1D, 1D mark II, 1D mark IIN et 1D mark III. Tous ces boîtiers ont une zone image plus petite que celle d’un film 35 mm. Pour les boîtiers numériques avec un rapport de taille 1,6x, par exemple, la focale du flash correspond à 28 mm sur un boîtier 35 mm.

Faisceau d’assistance AF.

Les boîtiers disposant d’un mécanisme d’autofocus passif (tous les EOS, sauf l’EF-M à mise au point manuelle), ont beaucoup de difficulté à faire la mise au point sous un éclairage faible, dans la mesure où l’AF repose sur une mesure de contraste entre zones claires et zones sombres. Pour cette raison, la plupart des boîtiers EOS sont équipés d’une lampe intégrée qui s’allume automatiquement lorsque l’éclairage d’ambiance est trop faible, afin de venir en aide à l’autofocus. Sur certains appareils, c’est une LED (ou DEL = diode électroluminescente) rouge puissante qui envoie un fin faisceau peu gênant, sur d’autres une ampoule à incandescence dont la lumière blanche plutôt déplaisante, sur d’autres enfin une série d’éclairs émis par le flash intégré, encore plus désagréables (voir la prochaine section pour une liste détaillée de ces boîtiers).

Tous les flashs Canon Speedlite intègrent des lampes rouges d’assistance AF — parfois nommés lampes auxiliaires d’AF dans les anciens manuels. Derrière un cache rouge transparent se trouvent une ou deux LED à haute intensité qui projettent des cercles de lumière rouge rayés de lignes sombres, de façon à créer des zones à fort contraste pour faciliter la mise au point. La couleur rouge a été choisie d’abord parce que les LED rouge de puissance sont de fabrication courante, mais aussi parce que la lumière rouge ne fait pas dilater la pupille aussi fort que le ferait une lumière blanche. Cette lumière rouge est parfois désignée comme « proche infrarouge » bien qu’il s’agisse de lumière visible.

Il est important de savoir que le faisceau d’assistance AF ne fonctionne que si l’appareil est réglé en mode One-shot ; il ne fonctionnera pas en AI Servo, ni dans aucun des modes scènes (automatiques) qui emploient l’AI Servo, comme le mode Sports. Ceci parce qu’en AI Servo, le boîtier fait et refait en permanence sa mise au point, pour suivre le mouvement du sujet.

Par ailleurs, dans le cas où votre appareil dispose de plusieurs collimateurs, si votre faisceau d’assistance AF ne s’allume pas lorsque l’éclairage est faible, c’est probablement que vous avez sélectionné un collimateur éloigné du centre et donc situé hors de la zone couverte par le faisceau. Sur de nombreux flashs en effet, le faisceau d’assistance AF ne peut éclairer que la zone centrale de l’image. Sélectionnez le collimateur central et le faisceau AF devrait s’allumer. Il existe deux exceptions, précisées dans la prochaine section : le A2(E)/5 et le 10/10s.

La zone couverte par le faisceau d’assistance AF, qui a son importance dans le cas de collimateurs multiples, varie d’un flash à l’autre et dépend en fait de l’époque où le flash a été conçu. Par exemple, le 430EZ a été lancé alors que tous les boîtiers Canon ne disposaient que d’un collimateur ; son faisceau AF ne peut donc pas couvrir tous les collimateurs d’un boîtier comme l’Elan 7/EOS 30. Par contre, celui du 420EX peut couvrir les 7 collimateurs des boîtiers argentiques les plus récents. On trouvera une liste détaillée ci-dessous.

La portée maximale du faisceau d’assistance AF varie d’un modèle à l’autre mais elle est généralement de 5 à 10 mètres du flash au sujet. Les flashs dont le faisceau est assez large pour couvrir plus d’un collimateur ont une portée plus courte près des bords du faisceau. Les flashs macro MR-14EX et MT-24EX ont de petites ampoules incandescentes qui servent à la fois de lampe pilote et d’assistance AF, et non des LED rouges. Le Twin Lite MT-24EX peut être configuré de façon que ces lampes s’allument en actionnant deux fois le déclencheur à mi-course. Sur le MR-14EX, il faut appuyer sur le bouton « lampe » du contrôleur pour activer ces lampes.

Flashs dont le faisceau AF couvre 1 collimateur (central) : Speedlites 160E, 200E, 220EX, 300EZ, 380EX, 420EZ, 430EZ.

Flash dont le faisceau AF couvre 5 collimateurs : Speedlite 540EZ.

Flash dont le faisceau AF couvre 7 collimateurs : Speedlite 420EX.

Flashs dont le faisceau AF couvre 9 collimateurs : Speedlite 430EX, 430EX II.

Flashs dont le faisceau AF couvre 45 collimateurs (zone) : Speedlites 550EX, 580EX, 580EX II, ST-E2 (voir plus bas la note concernant l’EOS Elan 7/30/33/7).

Flashs avec faisceau AF par ampoules incandescentes : Speedlites Macro MR-14EX et MT-24EX.

Flashs sans faisceau AF : Speedlites 480EG, 300TL, 270EX (ce dernier peut faire clignoter sa lampe flash en remplacement du faisceau AF).

Spécificités des boîtiers quant à l’assistance AF.

De façon générale, seuls les premiers boîtiers EOS argentiques intègrent un faisceau d’assistance AF. Les argentiques récents et tous les numériques se contentent de faire clignoter leur flash intégré — s’ils en ont un — en guise de faisceau AF.

EOS 3000, 888, 500/Rebel XS, 5/A2/A2E et 10/10s : ces anciens boîtiers n’activent jamais le faisceau d’assistance AF des flashs externes, ils n’utilisent que leur faisceau intégré. Dans le cas des EOS 5/A2/A2E et 10/10s, la raison de cette limitation est que le boîtier dispose de plusieurs collimateurs et que les flashs disponibles à cette époque ne pouvaient pas couvrir tous ces points. Le 10/10s a ausi la particularité que ses deux collimateurs externes ne sont sensibles qu’aux lignes horizontales, alors que beaucoup de flashs ne projettent que des lignes verticales. Cette restriction décidée sans perspective d’avenir est regrettable, car des flashs Speedlite sortis ultérieurement couvrent sans problème toute la zone des collimateurs des boîtiers récents, mais ces vieux boîtiers s’acharnent à ne se fier qu’à leur faisceau AF intégré (même quand seul le collimateur central est sélectionné). Faisceau intégré qui peut se retrouver masqué par un gros objectif ou un pare-soleil. Heureusement, ce faisceau intégré a une portée correcte (à peine moins que la plupart des flashs externes).

EOS 300/Rebel 2000, EOS 30/Elan 7, et les autres EOS dépourvus d’un faisceau AF rouge intégré : vous pouvez toujours utiliser le faisceau d’assistance d’un flash si vous voulez éviter que le boîtier déclenche le pénible clignotement de la lampe flash. Certains modèles de petits flashs sont très compacts et se trouvent facilement place dans un sac photo ; cependant les plus petits ne couvrent pas les collimateurs multiples, ce qui vous oblige à faire la mise au point au centre. Le transmetteur ST-E2 couvre les 45 collimateurs de l’EOS 3, tous ceux des D30/D60, et 5 des 7 collimateurs de l’Elan 7/EOS 30/33/, c’est donc un bon investissement pour la plupart des boîtiers récents si votre objectif principal est un bon faisceau d’assistance AF. Voilà un moyen, certes peu pratique (et coûteux dans le cas du ST-E2) de compenser ce défaut d’équipement du boîtier, maintenant c’est vous qui voyez. L’EOS 30/33/Elan 7/EOS 7 est mieux adapté à l’utilisation du faisceau AF d’un flash externe car cet appareil dispose d’une fonction qui désactive l’éclair du flash externe tout en conservant l’usage du faisceau d’assistance AF.

EOS D30/60 : la principale faiblesse de cet appareil numérique, excellent par ailleurs, tient dans les médiocres capacités de son autofocus, particulièrement en basse lumière. De nombreux utilisateurs de D30/60 avouent lui adjoindre un transmetteur sans-fil ST-E2 dont ils utilisent le faisceau AF pour aider à la mise au point en situations de faible éclairement. D’autres ont opté pour un 550EX configuré en mode TTL. Dans ce mode, le 550EX ne flashe pas mais le faisceau AF reste opérationnel. Ce sont des solutions plutôt coûteuses. Une alternative est d’utiliser un petit flash économique comme le 160E ou le 200E, mais leur faisceau AF ne couvre que le collimateur central.

Elan 7/EOS 30/33/7 : ce boîtier a sept collimateurs, à savoir cinq alignés horizontalement, un au-dessus et un au-dessous. Cependant, le flash Speedlite 550EX et le transmetteur ST-E2 ont été conçus avant lui. De ce fait, bien qu’ils couvrent les 45 collimateurs des boîtiers pro, ils ne conviennent pas pour les collimateurs supérieur et inférieur de l’Elan 7/EOS 30/33/7. La raison en est qu’ils projettent des zébrures horizontales sur la zone couverte par ces collimateurs, alors que ceux-ci ne sont sensibles qu’aux motifs verticaux. Les 420EX, 580EX et 580EX II, eux, éclairent correctement ces collimateurs verticaux.

Boîtiers avec faisceau d’assistance AF rouge (LED) intégré : EOS 10/10s, A2/A2E/5, Elan/100, Elan II/IIE/50/50E/55.

Boîtiers avec faisceau d’assistance AF blanc brillant (incandescent) intégré : EOS Rebel XS/500/Kiss, EOS 3000/88, EOS 3000N/66/Rebel XS N, D30, D60.

Boîtiers avec pseudo-faisceau d’assistance AF par clignotement du flash intégré : EOS Rebel 2000/EOS 300/Kiss III, Kiss IIIL, EOS Elan 7/30/33/7, EOS Rebel Ti/300V/Kiss 5, EOS 10D, 20D, 30D, 40D, 50D, EOS 300D/Digital Rebel/Kiss Digital, EOS 350D/Rebel XT Digital/Kiss N Digital, EOS 400D/Rebel XTi Digital/Kiss X Digital, EOS 500D/Digital Rebel T1i/Kiss X3, EOS 550D/Digital Rebel T2i/Kiss X4, EOS 1000D/Digital Rebel XS/Kiss F, 7D.

Boîtiers sans faisceau d’assistance AF : EOS 650, 620, 700, 750, 850, RT, 1, Rebel/EOS 1000, Rebel S II/1000FN/1000S, Rebel X, EOS 5000/888, Rebel G/500N/New Kiss, IX, IX Lite, 1N, 1N HS, 3, 1V, 1D, 1Ds, 1D mark II, 1Ds mark II, 1D mark IIN, 1D mark III, 5D, 5D mark II.

Compensation d’exposition au flash (FEC).

Il y a des cas où vous pouvez vouloir ajuster la puissance totale du flash au-dessus ou au-dessous de ce que le boîtier aura calculé en fonction de la tonalité moyenne de la scène. Par exemple, une scène globalement très claire ou très sombre aboutira à un calcul d’exposition complètement tordu, que vous voulez pouvoir corriger. C’est ce qu’on appelle la compensation d’exposition au flash, ou FEC (flash exposure compensation) ; on trouve aussi les dénominations « contrôle du ratio de fill-in » ou « contrôle du niveau de flash » pour les anciens équipements Canon.

Comme il a été dit dans la section sur le fill-in, une application usuelle du flash est d’éclairer les ombres et d’atténuer les forts contrastes dus à la lumière solaire directe. Une autre est d’ajouter un reflet subtil dans les yeux du ou des sujets. Dans de tels cas, vous pouvez souhaiter diminuer d’un stop ou deux la puissance du flash par rapport à l’exposition calculée automatiquement, pour ne pas balancer un gros éclair bien lumineux qui va blanchir les visages de vos personnages ou projeter des ombres supplémentaires. Ou au contraire vous souhaitez forcer la puissance pour simuler les photos des anciens paparazzi du temps des flashs magnésiques. Vous devez alors appliquer une compensation additionnelle de l’exposition au flash. Une autre situation fréquente est de vouloir prendre le pas sur l’automatisme dans des cas qui mettent en défaut le calcul d’exposition. Des photos de mariage, comme un marié en smoking noir dans une vaste salle ou une mariée en robe blanche près d’une pièce montée au glaçage immaculé en sont des exemples typiques.

La FEC est ajustable par moitié ou tiers de stop, en fonction du boîtier et du flash. On peut appliquer une compensation positive (plus de flash) ou négative, généralement jusqu’à 3 stops. Gardez en mémoire que, sur les boîtiers qui en disposent, la FEC est complètement indépendante de la mesure d’exposition ambiante (sur les boîtiers sans FEC, il n’y a qu’un réglage de compensation, qui agit à la fois sur l’exposition ambiante et sur l’exposition au flash). Par exemple, on peut parfaitement régler en même temps la FEC à +1 stop et l’exposition d’ambiance à -2 stops. Un stop de FEC représente un doublement (ou une réduction de moitié) de la lumière émise, tout comme pour la mesure d’exposition habituelle. Les réglages de la FEC n’agissent que sur la puissance de sortie du flash, pas sur la distance (pour plus d’informations, voir la section sur les nombres-guides).

Comme il a été dit précédemment, les boîtiers EOS appliquent par défaut une réduction automatique du fill-inn si l’éclairage ambiant est intense. Il n’est donc pas forcément nécessaire d’activer la FEC dans ce cas, surtout si vous travaillez en E-TTL plutôt qu’en TTL. L’E-TTL est généralement apprécié pour apporter un dosage subtil du flash en conditions d’ambiance lumineuse. Vous voudrez probablement expérimenter par vous-même ce que vous pouvez attendre de votre ensemble boîtier-flash. Gardez à l’esprit que toute correction manuelle que vous appliquerez viendra en complément de la réduction automatique appliquée par le boîtier.

Quoi qu’il en soit, les boîtiers pro et semi-pro disposent d’une fonction de personnalisation pour désactiver la réduction automatique de fill-in, si on le souhaite. Cela peut s’avérer pratique pour une prise de vue à contre-jour, où vous ne souhaitez pas que le flash soit atténué.

Boîtiers où la réduction automatique de fill-in est inhibée par la C.Fn 10 : EOS D30, D60.

Boîtiers où la réduction automatique de fill-in est inhibée par la C.Fn 14 : EOS 1N, 1NRS, 3, 1V, 1D, 1Ds, 10D, 1D mark II, 1Ds mark II.

Boîtier où la réduction automatique de fill-in est inhibée par la C.Fn 16 : EOS 5/A2(E).

Quels boîtiers et quels flashs disposent de FEC ?

Il est possible que vous disposiez (ou pas) de la compensation d’exposition au flash, en fonction du boîtier et du flash que vous utilisez. La plupart des EOS de milieu de gamme disposent de la FEC pour leur flash intégré mais ce n’est pas le cas de la plupart des EOS de début de gamme. Rappelez-vous aussi que la FEC ne fonctionne pas dans les modes élémentaires (PIC), mais uniquement dans les modes P, Tv, Av et M.

Pour bénéficier de la FEC avec un flash externe, il faut répondre à un des deux critères ci-dessous :

  • soit disposer d’un boîtier qui peut appliquer la FEC à un flash externe et un flash capable de recevoir les commandes FEC ;
  • soit vous avez n’importe quel boîtier à l’exception des 620, 650, 750 ou 850 et un flash externe avec une commutation FEC intégrée, à savoir les Speedlites 430EZ, 540EZ, 550EX, 580EX, 580EX II, MR-14EX ou MT-24EX.

La prochaine section fournit une liste complète des boîtiers et flash qui offrent cette fonctionnalité.

Supposons par exemple que vous ayez un Elan 7/EOS 30 avec un flash externe Speedlite 420EX. Vous pouvez alors utiliser le contrôle de FEC intégré au boîtier pour piloter le niveau d’exposition de votre flash.

Supposons maintenant que vous ayez un vénérable Elan/EOS 100 avec un flash externe Speedlite 540EZ. Vous ne pouvez pas utiliser le contrôleur de FEC intégré au boîtier car l’Elan/100 est le seul boîtier EOS dont le contrôleur de FEC ne peut pas communiquer avec les flashs externes. Heureusement, il se trouve que le 540EZ permet de contrôler la FEC directement à partir du flash, donc tout va bien pour vous.

Si par contre vous avez, disons un Canon Rebel G et un Speedlite 380EX, là vous n’avez pas de chance. Le Rebel G ne sait pas envoyer de commandes FEC à un flash, et le 380EX ne dispose pas de contrôles FEC. Vous ne pouvez pas ajuster directement l’exposition du flash indépendamment de la mesure globale. Tout ce que vous pouvez faire, c’est tromper la mesure d’exposition en décalant le paramètre de sensibilité ISO.

Certains boîtiers affichent la valeur de FEC dans le viseur, d’autres uniquement sur l’afficheur LCD. Si votre flash dispose de ses propres contrôles FEC, vous pourrez visualiser les paramètres FEC sur l’afficheur LCD au dos du flash. Rappelez-vous aussi que si votre flash dispose de ses propres contrôles FEC, ceux-ci sont prioritaires sur les réglages du boîtier (si le boîtier en dispose).

Liste des boîtiers et flashs avec FEC.

Boîtiers sans FEC d’aucune sorte, même couplés à un flash externe sur lequel on peut contrôler la FEC : EOS EF-M, 650, 620, 750 ou 850.

Boîtiers où la FEC ne fonctionne que s’ils sont couplés à un flash externe sur lequel on peut contrôler la FEC : EOS 600/630, RT, 700, 1, 10/10s, tous les boîtiers des séries EOS 1000, EOS Rebel et EOS Kiss, 300, 300V, 500, 500N, 5000/888, 3000/88, 3000N, IX Lite/IX 50/IX 7, EOS 300D/Digital Rebel/Kiss Digital(*).

Boîtier où la FEC fonctionne sur le flash intégré mais pas sur un flash externe, à moins que celui-ci ne dispose de ses propres contrôles de FEC : EOS Elan/100.

Boîtiers où la FEC fonctionne sur le flash intégré et sur n’importe quel flash externe Speedlite : EOS 5/A2(E), Elan II(E), 50(E)/55, IX, Elan 7(E), 30/33/7, D30, D60, 10D, 20D/20Da, 30D, 40D, 50D, EOS 350D/Digital Rebel X/Kiss Digital N, EOS 400D/Rebel XTi Digital/Kiss X Digital, Canon EOS 450D/Digital Rebel XSi/Kiss Digital X2, Canon EOS 500D/Digital Rebel T1i/Kiss Digital X3,Canon EOS 550D/Digital Rebel T2i/Kiss Digital X4, 60D, 7D.

Boîtiers sans flash intégré mais pouvant contrôler la FEC sur n’importe quel flash externe Speedlite : EOS 1N, 1NRS, DCS 1/3/5, D2000, D6000, 3, 1V, 1D, 1Ds, 1D mark II, 1Ds mark II, 1D mark III, 1Ds mark III, 1D mark IV, 5D, 5D mark II.

Boîtiers disposant d’une échelle d’exposition au flash sur le côté droit du viseur : EOS 1N, 1V, 1D, 1Ds, 1D mark II, 1Ds mark II, 1D mark III, 1Ds mark III, 1D mark IV.

Flashs sur lesquels on peut directement contrôler la FEC : Speedlites 430EZ, 430EX, 430EX II, 540EZ, 550EX, 580EX (cadran), 580EX II (cadran), MR-14EX, MT-24EX.

(*) Sorti d’usine, l’EOS 300D/Digital Rebel/Kiss Digital does ne gère pas la FEC. Cependant, des utilisateurs entreprenants ont trouvé le moyen d’activer des fonctionnalités cachées de ce boîtier en reprogrammant le logiciel interne. Si vous optez pour cette option, vous pourrez activer la FEC.

Tromper la FEC (appareils argentiques).

Il est possible de tromper la correction d’exposition au flash (FEC) même si votre combinaison boîtier + flash n’en offre pas la possibilité. La base de ce procédé est de modifier le réglage manuel des ISO du boîtier, ce qui est plus indiqué pour les utilisateurs de film argentique. On ne peut pas simplement jouer sur la compensation d’exposition car cela modifie l’exposition à l’éclairage ambiant en même temps que l’exposition au flash.

L’astuce consiste à effectuer d’abord une mesure de l’exposition pour la lumière ambiante et de figer ce réglage en passant en mode manuel. Vous contrôlez ainsi directement la vitesse et le diaphragme. Il ne vous reste plus qu’à modifier manuellement le réglage ISO du boîtier (si celui-ci le permet, ce qui est le cas de la plupart des EOS).

Si vous baissez la valeur ISO, vous trompez le boîtier pour qu’il commande un éclair plus puissant : en divisant par 2 les ISO, vous augmentez d’un stop la puissance de l’éclair de flash. À l’inverse, augmenter la valeur ISO fera baisser la puissance du flash : en doublant les ISO, on baisse d’un stop l’intensité de l’éclair.

Les inconvénients de cette technique sont évidents, et au nombre de trois. Premièrement, ça n’est pas très pratique : la modification des ISO n’est pas une manœuvre très fréquente et elle n’est pas conçue pour être des plus faciles. Deuxièmement, il ne faut pas oublier de remettre la bonne valeur d’ISO une fois que vous avez terminé, sinon vous risquez de fausser vos réglages d’exposition sur tout le reste de la pellicule. Et troisièmement, vous ne pouvez bien sûr pas appliquer cette technique si votre boîtier ne dispose pas d’un contrôle manuel de la sensibilité.

Verrouillage de l’exposition au flash (FEL - Flash exposure lock).

Les boîtiers (type A) qui disposent de l’E-TTL disposent aussi du verrouillage de l’exposition au flash lorsqu’ils sont couplés à un flash EX. On peut ainsi figer les réglages du flash, puis recadrer à volonté l’image avant de prendre la photo. Cela permet aussi d’ajuster ces réglages dans certains cas où la mesure d’exposition se révèle difficile. Canon a introduit la FEL pour la première fois en 1986 avec le T90 et le flash 300TL, mais l’a abandonnée sur les premiers boîtiers EOS. Ce n’est qu’en 1995 que la FEL a fait son retour, avec l’apparition de l’Elan II(E)/50/55 et de l’E-TTL.

La FEL fonctionne en déclenchant un pré-flash lorsqu’on active le bouton de verrouillage AE-lock ou, si le boîtier en dispose, le bouton FEL (sur la plupart des boîtiers, le verrouillage AE et celui de l’exposition au flash sont couplés, mais les EOS de haut de gamme ont un bouton FEL qui peut être activé indépendamment de l’AE-lock). Le boîtier enregistre alors les paramètres d’exposition au flash, calculés en fonction du collimateur sélectionné ou du collimateur central, pour une durée de 16 secondes ou aussi longtemps que vous maintiendrez le déclencheur enfoncé à mi-course. Pendant ce laps de temps, vous pouvez recadrer votre photo ou ajuster manuellement l’ouverture et la vitesse si vous le souhaitez (vous prenez ainsi la priorité sur le verrouillage AE). Si le symbole du flash clignote dans le viseur, c’est que vous êtes trop loin de votre sujet.

La FEL trouve son utilité dans les cas où le sujet n’est pas situé sur un des collimateurs, ou lorsque la scène comporte des surfaces réfléchissantes qui risquent de perturber la mesure, ou encore certains cas où le sujet est en mouvement. C’est intéressant aussi pour des scènes où vous souhaitez faire la mesure d’exposition ailleurs que sur le point de focus. Un inconvénient majeur de la FEL est l’émission d’un pré-flash lorsque le bouton AE-lock ou FEL est pressé, ce qui peut tromper les personnes photographiées en leur faisant croire que la photo est déjà prise.

Si vous utilisez le procédé consistant à faire la mise au point avant de recadrer, vous risquez d’avoir une mesure d’exposition flash erronée, car l’E-TTL va recalculer la puissance de l’éclair en fonction de la nouvelle position du collimateur adopté. Il vaut mieux utiliser la FEL pour éviter ce souci.

Certains boîtiers disposent d’une fonction personnalisable (CF8 sur l’Elan II(E)/EOS 50/55 et l’Elan 7(E)/EOS 30/33/7) qui vous permet de choisir entre une mesure partielle et la FEL sur le collimateur central (par défaut) ou sur le collimateur sélectionné pour la mise au point. Enfin, si votre flash peut aussi fonctionner en mode TTL simple, rappelez-vous qu’il doit être mis en E-TTL pour que la FEL puisse fonctionner.

Boîtiers autorisant la FEL : tous les boîtiers de type A.

Boïtiers avec un bouton FEL distinct de l’AE-lock : EOS 3, 1V, 1D, 1Ds, 1D mark II, 1Ds mark II, 1D mark II, 1D mark IIN, 1D mark III, 1Ds mark III, 1D mark IV.

Boîtiers avec un bouton auquel on peut affecter la fonction FEL : EOS 10D, 7D.

Flashs compatibles avec la FEL si placés sur un boîtier de type A : Tous les flashs de la série EX.

Le T90 et le flash 300TL disposent de la FEL, mais uniquement s’ils sont utilisés ensemble. Leur protocole FEL n’est pas compatible avec l’E-TTL, donc vous n’obtiendrez rien en mettant un flash EX sur un T90.

Bracketing d’exposition au flash (FEB - Flash exposure bracketing).

Les flashs EOS récents les plus perfectionnés — les 550EX, 580EX, 580EX II, MR-14EX et MT-24EX — autorisent le bracketing. C’est une fonctionnalité propre au flash : la brochure Canon « Travail au flash » (NdT : titre original « Flash Work ») dit que ces flashs peuvent faire du bracketing sur tous les boîtiers EOS, excepté les 650, 620, 750, 850 et EF-M.

Ce concept est similaire au bracketing d’exposition (AEB - auto-exposure bracketing), à part qu’au lieu de changer les réglages d’exposition, on prend une série de trois photographies avec une exposition flash normale, puis avec une compensation positive et une compensation négative. On peut appliquer des écarts d’exposition par demi, tiers ou valeurs entières de stop. Le FEB s’annule de lui-même une fois prises la séquence de trois photos et revient ensuite au mode configuré sur le boîtier. Ce bracketing (FEB) peut s’utiliser conjointement avec le verrouillage d’expostion au flash (FEL) et la compensation d’exposition au flash (FEC).

Activation de la synchro deuxième rideau.

Cette fonction dépend beaucoup du boîtier et du flash que vous utilisez. Initialement, Canon avait placé le contrôle de cette fonctionnalité sur le flash. Plus tard, ils ont transféré ce contrôle sur le boîtier. Donc le fait de disposer ou non de la synchro au second rideau résulte d’une combinaison de paramètres un peu compliquée.

Plusieurs flashs Canon de milieu ou haut de gamme, listés ci-dessous, disposent d’un bouton ou d’un commutateur qui vous permet de passer en synchro second rideau. Il est généralement repéré par un symbole en triple chevron (>>>) ou par l’abréviation SYNC. Par exemple, sur le 430EZ et le 540EZ, il faut appuyer en même temps sur les boutons + et -. Cela fait apparaître le symbole >>> sur l’afficheur LCD. Sur le 300EZ et le 300TL, c’est un petit commutateur à glissière : à gauche pour le premier rideau, à droite pour le second.

La plupart des boîtiers EOS experts ou professionnels à partir du A2(E)/5 disposent d’une fonction de personnalisation qui vous permet de choisir une synchro sur le premier ou le second rideau. L’Elan/100 constitue une exception car sa fonction de personnalisation ne permet de contrôler que le flash intégré, et pas les flashs externes. Si votre boîtier a cette fonction de personnalisation et que votre flash dispose d’un commutateur, vous utiliserez ce commutateur pour commander cette fonction.

Les caméras bas de gamme comme les séries 1000 ou Rebel n’ont pas de fonctions de personnalisation et ne peuvent donc pas passer directement en synchro second rideau. Pour y accéder, il vous faudra donc un flash externe qui dispose de la commande adéquate.

Quel que soit le boîtier EOS, on ne peut pas forcer la synchro second rideau lorsqu’on utilise un des modes PIC (icônes) ; il faut être dans l’un des modes P, Av, Tv ou M. Vous ne pouvez pas non plus synchroniser sur le second rideau en mode stroboscopic ou HSS, cela n’aurait aucun sens. Enfin, cette fonctionnalité nécessite un flash Speedlite dédié : impossible de la mettre en œuvre sur des flashs reliés par connecteur PC (voir plus bas la section « cordon PC »).

Liste des boîtiers et flashs avec synchro deuxième rideau

Nota : vérifier ces informations s’est révélé difficile, dans la mesure où ce n’est pas précisé dans toutes les fiches de spécifications, et je n’ai pas accès à tous les modèles de boîtiers et de flashs que Canon ait pu construire. Il me semble que cette liste est correcte, mais si vous y trouvez des erreurs, n’hésitez pas à me le signaler.

Flashs incompatibles avec la synchro second rideau : Speedlites 160E, 200E, 480EG, ML-3.

Flashs avec bouton de contrôle de la synchro second rideau : Speedlites 300EZ, 420EZ, 430EZ, 540EZ, 540EZ, 430EX, 550EX, 580EX, 580EX II, MR-14EX, MT-24EX.

Flashs compatibles avec la synchro second rideau si utilisés avec un boîtier où cette fonction est disponible (excepté Elan/100) : Speedlites 220EX, 270EX, 380EX, 420EX, 430EX, 430EX II, 550EX, 580EX, 580EX II, MR-14EX, MT-24EX.

Boîtiers incompatibles avec la synchro second rideau : EOS EF-M, 750, 850.

Boîtiers dépourvus de fonctions de personnalisation, nécessitant que le flash associé soit pourvu d’une commande de synchro second rideau : EOS 650, 620, 700, toute la série EOS 1000, tous les argentiques EOS Rebel, toute la série EOS Kiss, 300, 300V, 500, 500N, 5000/888, 3000/88, 3000N, les IX Lite/IX 50/IX 7[i], IX[ii], EOS 300D/Digital Rebel/Kiss Digital[iii].

Boîtiers disposant de fonctions de personnalisation, mais sans fonction de synchro second rideau : EOS 600, 630, 1, 1N, 1NRS, RT, 10/10S.

Boîtier dont la fonction de second rideau ne commande que le flash intégré et pas les flashs externes : EOS Elan/100.

Boîtiers avec une fonction de synchro second rideau, active aussi bien sur le flash intégré que sur un flash externe : EOS A2(E)/5, Elan II(E)/50(E)/55, Elan 7(E)/30/33/7, D30, D60, 10D, EOS 350D/Digital Rebel X/Kiss Digital N, 20D/20Da, 30D, 40D, 50D, 400D/Digital Rebel Xti/Kiss X Digital, Canon EOS 450D/Digital Rebel XSi/Kiss Digital X2, Canon EOS 500D/Digital Rebel T1i/Kiss Digital X3,Canon EOS 550D/Digital Rebel T2i/Kiss Digital X4, 60D, 7D.

Boîtiers avec une fonction de synchro second rideau pour commander un flash externe, mais dépourvus de flash intégré : EOS 3, 1V, 1D, 1Ds, 1D mark II, 1Ds mark II, 1D mark IIN, 1D mark III, 1Ds mark III, 1D mark IV, 5D, 5D mark II.

Le boîtier T90 et le flash 300TL autorisent la synchro second rideau, mais uniquement l’un avec l’autre.

[i] Je n’ai pas pu déterminer si le IX Lite/50/7 autorise la synchro second rideau avec les flashs disposant d’une commande ad-hoc, mais du fait que sa technologie est proche de celle des Rebel, il est probable que cette fonctionnalité manque.

[ii] La FAQ Westfall/Overton indique que le IX peut utiliser la synchro second rideau avec des flashs 380EX, qui ne disposent pas d’une telle commande. Cependant, la brochure Canon Flash Work n’est pas explicite sur ce point.

[iii] D’origine, ce boîtier ne dispose d’aucune fonction de personnalisation et ne peut donc pas commander la synchro second rideau. Cependant, des utilisateurs entreprenants ont trouvé le moyen d’activer des fonctionnalités cachées de ce boîtier en reprogrammant le logiciel interne. Si vous optez pour cette option, vous pourrez activer la synchro second rideau sur ce boîtier.

Alarme « hors-limites ».

Le premier type d’alarme de dépassement n’est disponible que sur les boîtiers 630, 1 et RT. Tous les autres boîtiers EOS en sont dépourvus,pour des raisons de brevet. Si le sujet principal est trop près ou trop loin du flash pour être correctement éclairé, il est dit « hors limite ». S’il est trop éloigné, les valeurs de vitesse et d’ouverture clignotent dans le viseur. S’il est trop proche, c’est l’affichage de la distance qui clignote.

Le second type d’alarme de dépassement est associé à la fonctionnalité FEL dans les boîtiers de type A. Si l’icône en forme d’éclair clignote dans le viseur quand vous verrouillez l’exposition au flash, cela vous informe que vous manquez de puissance pour éclairer correctement le sujet.

Flash manuel.

Les flashs Canon de haut de gamme peuvent aussi fonctionner en mode entièrement manuel, ce qui vous permet de paramétrer vous-même la puissance de l’éclair plutôt que de vous en remettre à un système automatique comme le TTL ou l’E-TTL. Notez que le mode « flash manuel » n’est pas la même chose que le mode d’exposition manuelle (M) du boîtier, qui se rapporte à la mesure d’exposition ambiante (sans flash). Ceci étant dit, vous passerez généralement le boîtier en mode M quand vous utiliserez un flash en mode manuel, ce qui est un facteur de confusion.

Traditionnellement, l’utilisation des flashs en mode manuel obligeait l’opérateur à effectuer quelques calculs pour trouver le bon réglage. Cependant, les flashs Speedlite à contrôle manuel qui disposent d’un afficheur LCD peuvent effecuer ces calculs pour vous. Voici comment faire.

Configurez le boîtier en mode Av (priorité à l’ouverture) ou M (exposition manuelle). Vous pouvez aussi choisir un autre des modes « créatifs » si vous le souhaitez mais l’affichage d’ouverture risque de clignoter pour signaler un problème et l’exposition au flash risque d’être hors des clous.

Configurez le flash en mode manuel. Sur le 430EZ et le 550EX, par exemple, il faut presser le bouton « mode » du flash. Le mode affiché (TTL ou A-TTL) bascule alors sur M.

Utilisez les boutons « plus » et « moins » pour régler l’intensité correcte du flash. 1/1 correspond à la pleine puissance, 1/2 la demi-puissance, etc. La liste des puissances disponibles varie en fonction des modèles de flashs (liste complète ci-dessous).

Appuyez à demi sur le déclencheur. Le flash va afficher l’ouverture choisie et une valeur de distance. Sur le 430EZ, cette distance s’affiche en mètres ou en pieds, selon que vous avez acheté votre flash aux USA ou ailleurs dans le monde. Sur les 540EZ, 550EX et 580EX, l’information de distance apparaît sous forme d’échelle et l’unité de mesure peut être modifiée par un petit commutateur dans le compartiment des piles. Le 580EX II dispose d’une fonction interne pour choisir l’unité de mesure.

Si vous êtes en mode Av, la vitesse d’obturation va se fixer sur la vitesse X-sync et vous pouvez régler manuellement l’ouverture. En mode M, vous pouvez choisir comme vitesse n’importe quelle valeur entre 30 secondes et X-sync, et comme ouverture n’importe laquelle des valeurs autorisées par l’objectif.

Ajustez votre réglage de façon que la distance affichée sur le flash corresponde à celle lue sur l’échelle de distance de l’objectif. Si celui-ci en est dépourvu, c’est à vous de l’estimer ou la mesurer.

Une fois que tout est correctement réglé, vous pouvez appuyer à fond sur le déclencheur pour prendre votre photo, en supposant que le voyant « flash prêt » s’affiche bien dans le viseur.

Le flash ne vous aidera pas en mode indirect : vous devez faire le calcul vous même en mesurant la distance flash-sujet. Rappelez vous que dans ce cas, l’important n’est pas la distance directe entre le flash et le sujet mais la distance que la lumière doit parcourir pour aller du flash à la surface réfléchissante, puis de cette surface jusqu’au sujet. Il faut aussi tenir compte de la perte de lumière due à la réflexion sur cette surface, ce qui ne peut être évalué correctement qu’avec de l’expérience, ou l’usage judicieux d’un flashmètre. Rappelez-vous aussi que le nombre-guide du flash est donné pour une distance en mètres et une sensibilité de 100 ISO. Si vous mesurez en pieds ou si vous êtes à une sensibilité différente, il faudra faire un peu d’arithmétique suppplémentaire.

Flashs avec contrôle manuel : Speedlites 270EX (uniquement avec les boîtiers numériques équipés d’un processeur DIGIC III ou plus), 420EZ, 430EZ, 540EZ, 430EX, 430EX II, 550EX, 580EX, 580EX II, 480EG, MR-14EX, MT-24EX, 300TL.

Deux niveaux de puissance, MHi (pleine puissance) et MLo (1/16) : Speedlite 300TL.

Deux niveaux de puissance, de la pleine puissance à1/16 : Speedlite 480EG.

Six niveaux de puissance, de la pleine puissance à1/32 : Speedlites 420EZ, 430EZ.

Sept niveaux de puissance, de la pleine puissance à1/64 : Speedlites 270EX, 430EX, 430EX II, MR-14EX, MT-24EX.

Sept niveaux de puissance, de la pleine puissance à1/128 : Speedlites 540EZ, 550EX, 580EX, 580EX II.

Affichage du niveau d’exposition au flash.

Les boîtiers haut de gamme récents de Canon sont capables d’afficher le niveau d’exposition au flash dans le viseur. Quand vous pressez le bouton FEL, près du déclencheur, une échelle mobile verticale apparaît sur la droite du viseur. On effectue typiquement ce réglage avec une carte de gris 18 % placée de façon à remplir le cercle de mesure spot.

Le niveau d’exposition au flash s’affiche sur la droite de cette échelle. On peut alors ajuster manuellement le niveau de sortie du flash jusqu’à ce qu’il coïncide avec le niveau d’exposition standard.

Boïtiers avec une échelle d’exposition au flash dans le viseur : EOS 3, 1V, 1D, 1Ds, 1D mark II, 1Ds mark II, 1Ds mark III, 1D mark IIN, 1D mark III, 1D mark IV.

Succession rapide d’éclairs.

Les flashs électroniques fonctionnent en chargeant d’électricité un condensateur, puis en déchargeant en une fraction de seconde sous forme d’un éclair lumineux toute cette énergie accumulée. Le processus de charge, dit aussi « temps de recyclage » peut nécessiter quelques secondes sur les plus gros modèles, ce qu peut être un problème si vous avez besoin de prendre une succession rapide de photos au flash, comme par exemple lors d’un mariage.

Plusieurs flashs EOS offrent la possibilité d’être déclenchés même s’ils ne sont pas entièrement rechargés, suivant le principe qu’il vaut mieux prendre une photo avec un flash plus faible (c’est-à-dire avec un NG réduit) que pas de flash du tout.Les flashs qui le permettent ont un voyant témoin de charge bicolore. Si ce voyant est rouge, le flash est chargé à fond. S’il est vert, le flash n’est pas complètement chargé mais il sera quand même déclenché si vous prenez une photo.

Utiliser un flash qui ne peut pas tirer rapidement plusieurs éclairs peut s’avérer véritablement frustrant. De fait, il arrive trop souvent que l’on prenne deux photos en succession rapide, et qu’on s’aperçoive que la seconde se retrouve totalement sous-exposée parce que le flash ne s’est pas déclenché.

Le mode de succession rapide d’éclairs ne fonctionnera pas si le boîtier est en mode continu, si le flash est en mode manuel à demi-puissance ou plus, ou si le boîtier est en mode « flash stroboscopique » à cadence trop élevée. Le 430EZ ne fonctionne pas en succession rapide si on l’alimente par un pack-batterie externe.

Flashs pouvant tirer une succession rapide d’éclairs : Speedlites 160E, 300EZ, 420EZ, 430EZ, 540EZ, 550EX, 580EX, 580EX II, 480EG.

Flashs incapables de tirer une succession rapide d’éclairs : Speedlites 200E, 220EX, 270EX, 380EX, 420EX, 430EX II, ML-3, MR-14EX, MT-24EX, 300TL.

Flash stroboscopique.

En photographie au flash, le terme « stroboscopique » se réfère à une technique consistant à émettre plusieurs brèves impulsions lumineuses pendant la durée d’exposition d’une photo. On peut ainsi superposer, par exemple, une demi-douzaine de postures d’un danseur en mouvement. Toutes ces postures sont imprimées sur une photo unique, comme dans le cas d’expositions multiples.

Pour prendre une photo stroboscopique, il faut avoir un fond très sombre, qui ne réfléchit pas beaucoup de lumière. Si votre fond est brillant, les multiples éclairs émis par le flash vont cumuler leurs reflets et voiler le sujet principal. Vous devrez aussi probablement faire quelques essais préalables pour déterminer le nombre idéal d’éclairs permettant d’arriver au résultat que vous souhaitez, et les réglages de puissance nécessaires pour exposer correctement votre sujet. Si vous faites de l’argentique, vous utiliserez de préférence un film négatif, qui offre plus de latitude d’exposition qu’une pellicule diapositive.

Activation du mode stroboscopique (MULTI).

Les flashs cobra Canon de haut de gamme disposent d’un mode stroboscopique, qui s’active en pressant le bouton de mode jusqu’à ce que l’indication MULTI apparaissent sur l’afficheur LCD.

Vous pouvez fixer la cadence d’émission en Hertz (nombre de flashs par seconde) et la valeur de puissance émise. Les flashs 5xx permettent aussi de définir un nombre d’éclairs. Ce n’est pas le cas sur les 4xx, il vous faut donc calculer ce nombre à partir de la durée d’ouverture de l’obturateur et de la cadence que vous avez fixée. La cadence maximale varie selon le modèle de flash, cela va de 5 à 199 Hz. Les réglages de puissance varient également : par exemple, le 430EZ et le 540EZ ne peuvent pas faire de stroboscopie à pleine ou demi-puissance, uniquement à 1/4 ou moins. Il n’est pas possible de faire de stroboscopie en synchro deuxième rideau.

Ces réglages sont bien sûr interdépendants : on ne peut pas envoyer beaucoup d’éclairs si la puissance demandée est élevée et la cadence rapide, car le flash a besoin de temps pour se recharger. La notice du flash inclut un tableau qui indique le nombre maximum d’éclairs que l’on peut obtenir en fonction des réglages de puissance et cadence. Il y a un risque de surchauffe, voire de détérioration du tube à décharge s’il est trop sollicité, mais le flash intègre un dispositif de coupure automatique pour éviter d’en arriver là.

Une fois le flash configuré, vous pouvez mettre votre boîtier en mode M (exposition manuelle) et déterminer combien de temps l’obturateur doit être maintenu ouvert pour couvrir le champ d’action de votre photo. Vous sélectionnerez aussi l’ouverture convenable. Le flash affichera alors la plage de réglage sur son afficheur LCD (s’il n’affiche rien, enfoncez le déclencheur à demi). Ajustez la puissance d’éclairs et l’ouverture pour que la plage de réglage corresponde à la distance du sujet.

Les flashs stroboscopiques ne fonctionnent pas avec les boîtiers EOS EF-M, 700, 750 et 850.

Flashs avec fonction stroboscope : Speedlites 420EZ, 430EZ, 540EZ, 550EX, 580EX, 580EX II.

Gammes de cadence d’émission.

  • Speedlite 420EZ : 1-5 Hz.
  • Speedlite 430EZ : 1-10 Hz.
  • Speedlite 540EZ : 1-100 Hz.
  • Speedlite 550EX, 580EX, 580EX II : 1-199 Hz.

Confirmation d’exposition au flash.

À ne pas confondre avec la compensation d’exposition au flash. Certains appareils Nikon ont une fonctionnalité très pratique : une petite LED qui s’allume dans le viseur pour indiquer que le flash estime qu’il a envoyé assez de lumière pour exposer correctement votre sujet. Malheureusement, pour des questions de brevet, aucun boîtier Canon ne peut en faire autant.

Ce qui s’en rapproche le plus dans le monde Canon se trouve sur les flashs et non sur les boîtiers. La plupart des flashs Speedlite ont une petite LED qui s’allume pendant 2 ou 3 secondes après l’éclair pour confirmer que celui-ci était assez puissant pour exposer correctement votre sujet. Cela oblige à lever la tête et regarder l’arrière du flash, mais au moins ça existe.

Gardez à l’esprit une limitation importante de cette fonction : la LED s’allumera même si l’image est surexposée. Elle ne détecte que la sous-exposition, lorsque la distance est supérieure à la plage de réglage. Donc cette LED qui s’allume ne garantit pas que le flash ait parfaitement exposé votre photo.

Flashs avec confirmation d’exposition : Speedlites 480EG, 540EZ, transmetteur sans fil ST-E2,flash annulaire ML-3 et toute la série EX excepté le 270EX.

Télécommande sans fil.

Comme il a été dit dans la 2e partie, de même qu’il existe chez d’autres fabricants des dispositifs de télécommande radio pour flashs, la plupart des flashs E-TTL Canon peuvent aussi être déclenchés à distance sans liaison filaire, de façon similaire au système de télécommande novateur de Minolta. Ces flashs E-TTL sans fil fonctionnent en maître ou en esclave mais n’utilisent pas de transmissions radio.

Certes, il n’est pas très heureux d’employer les termes « maître » et « esclave » dans ce contexte. Malgré la déplorable connotation politico-sociale de ces mots, c’est malheureusement une terminologie courante dans le domaine de la conception électronique pour désigner un équipement qui en commande un autre. Pour minimiser les confusions possibles, j’emploierai quand même ces termes puisque ce sont ceux que Canon utilise.

Comment fonctionne l’E-TTL sans fil.

Le système E-TTL sans fil de Canon utilise de brèves impulsions lumineuses codées numériquement (visibles ou infrarouges, selon le modèle de maître) pour transmettre des commandes depuis un équipement maître vers un ou plusieurs flashs esclaves. Du fait que le système se base sur des messages codés spécifiques, il est insensible au problème habituel des flahs ordinaires, à savoir être déclenchés accidentellement par les éclairs d’autres flashs (sauf si bien sûr vous êtes proches d’autres photographes qui utilisent aussi des flashs Canon sans fil)

L’E-TTL sans fil n’utilise pas de signaux radio, contrairement à des systèmes concurrents. Vous ne pouvez donc pas déclencher vos flashs à de grandes distances, comme par exemple de l’autre côté d’une salle de sport. Et les signaux infrarouges sont interceptés par les murs, les tables et autres barrières opaques. Mais c’est idéal pour la mise en place rapide et légère de flashs dans des espaces réduits. Canon a opté pour une transmission lumineuse plutôt que radio, d’une part parce que c’était moins coûteux à fabriquer et d’autre part pour éviter les problèmes de réglementations : pas besoin d’acquérir une licence radio, quel que soit le pays où Canon vend son matériel photo.

Pour fonctionner, le système Canon nécessite au moins deux flashs compatibles. Un équipement maître est connecté au sabot de l’apppareil (soit directement, soit par un cordon de raccordement) et le ou les flashs esclaves sont paramétrés pour éclairer la scéne comme on le souhaite. À l’heure où j’écris ces lignes, un seul boîtier EOS (l’EOS 7D) peut utiliser son flash intégré pour piloter des esclaves E-TTL. Tous les EOS précédents équipés d’un flash interne nécessitent d’utiliser un équipement maître externe.

Comme dit plus haut, le maître envoie aux esclaves des signaux de commande constitués d’impulsions lumineuses, visibles ou infrarouges, donc chaque esclave doit être positionné de façon que le capteur situé à l’avant puisse voir ces impulsions. Pour une prise de vue à l’intérieur, avec de nombreuses surfaces réfléchissantes (murs, plafondsn etc.), l’esclave doit pouvoir détecter les signaux de commande du maître même si ces deux flashs ne sont pas en vue directe l’un de l’autre. Mais en éxtérieur ou dans une pièce sans réflexions (grande salle de bal, night-club aux murs peints en noir, mine de charbon, etc.), il est nécessaire que le capteur avant du flash esclave soit en vue directe de l’avant du maître, ce qui peut constituer un inconvénient. Il peut être utile de se rappeler que de nombreux flashs Canon, comme les 420EX et 550EX, ont des têtes rotatives, ce qui permet de faire pointer la tête dans une autre direction que le corps. Vous pouvez aussi, au lieu de connecter le maître directement sur l’appareil, le relier par un cordon si vous avez besoin qu’il pointe dans une certaine direction.

En mode esclave, certains flashs feront clignoter leur faisceau d’assistance AF pour indiquer qu’ils sont dans ce mode. Cela peut être agaçant si cette lumière est un peu forte, mais comme le faisceau AF n’a pas d’intérêt en mode esclave vous pouvez le masquer avec un bout de ruban adhésif ou n’importe quoi d’autre. Cela ne perturbera pas la transmission sans fil, à condition bien sûr de ne pas masquer le capteur de réception. Notez aussi que la plupart des flashs EX utilisables en esclaves ont un simple commutateur à l’arrière pour les mettre ou non en mode esclave, mais sur le 580EX II il faut passer par un menu ce qui s’avère plus laborieux. Cette géniale mesure d’économie peut s’avérer un gros inconvénient dans des situations où l’on a besoin de réactivité, par exemple dans les mariages.

La portée de la transmission dépend de l’angle entre l’axe d’émission du maître et les position des esclaves, et selon que vous travaillez en intérieur ou dehors. En outre, le 550EX, qui utilise la lumière blanche de son tube à éclats pour envoyer les signaux, a plus de portée que le ST-E2 qui utilise un petit tube recouvert d’un filtre en plastique et qui n’émet donc que de l’énergie infrarouge invisible.

La portée officielle du 550EX est de 8 à 10 mètres (25 à 30 pieds) en extérieur, avec une couverture d’environ 80° à l’horizontale et 60° en vertical, si le zoom est réglé à 24 mm. On peut bien sûr ajuster manuellement le zoom du flash si l’on souhaite une couverture plus serrée, ou au contraire utiliser le diffuseur 17mm pour une couverture plus large aux dépens de la portée. En ce qui concerne le ST-2, les informations sont contradictoires. La documentation de Canon USA prétend que le ST-E2 a la même portée que le 550EX, ce qui est manifestement incorrect. D’après Chuck Westfall de Canon USA, la portée actuelle du ST-2 serait d’environ 3,50 m à 5 m (12 à 15 pieds) en extérieur, avec une couverture de 40° en horizontal et 30° en vertical.

Les impulsions de commande sont envoyées par l’équipement maître vers le ou les esclaves en plusieurs étapes depuis l’appui sur le déclencheur jusqu’à l’ouverture de l’obturateur. La séquence complète est décrite ci-après.

  • Le photographe enfonce à demi le déclencheur.
  • La mesure de luminosité ambiante est effectuée.
  • Le photographe enfonce le déclencheur à fond.
  • Le maître envoie un signal de télécommande aux flashs esclaves du groupe A, leur demandant d’émettre un pré-flash à puissance réduite.
  • Tous les flashs esclaves du groupe A émettent leur pré-flash et le boîtier effectue la mesure de l’exposition obtenue.
  • Le maître envoie un signal aux flashs esclaves du groupe B, pour qu’ils déclenchent leur pré-flash.
  • Tous les flashs esclaves du groupe B émettent leur pré-flash et le boîtier mesure l’exposition obtenue.
  • Le maître envoie un signal aux flashs esclaves du groupe C, pour qu’ils déclenchent leur pré-flash.
  • Tous les flashs esclaves du groupe C émettent leur pré-flash et le boîtier mesure l’exposition obtenue.
  • Le boîtier calcule les puissances d’émission nécessaires pour éclairer correctement la scène, en se basant sur les mesures effectuées pour chaque groupe ayant répondu et sur les paramètres de ratios entre flashs définis par l’utilisateur.
  • Le boîtier relève son miroir et ouvre l’obturateur.
  • Le maître commande à tous les flashs esclaves de tirer simultanément.
  • Tous les flashs esclaves tirent selon le niveau de puissance qui leur est imposé par le maître. Bien entendu, si le maître est lui-même un flash (donc pas un émetteur ST-E2) configuré pour tirer, il enverra lui aussi un éclair.
  • Le boîtier ferme l’obturateur et laisse retomber le miroir.

Il y a bien sûr des variations d’intervalles de temps entre ces différentes étapes si l’on met en œuvre le verrouillage d’AE, celui d’exposition au flash (FEL) ou la synchro second rideau, mais le déroulement de base reste le même. Comme on s’en doute, ces impulsions de commande et ces pré-flashs se déroulent en un laps de temps extrêmement court. Un observateur humain peut les voir passer mais sera bien incapables de les interpréter car ils se déroulent bien trop rapidement. Par ailleurs, ils sont suffisamment faibles pour ne pas affecter l’exposition de l’image.

Utilisation du wireless E-TTL

Vous pouvez spécifier un canal parmi quatre pour le contrôle des flashs, et chaque flash peut être affecté à un groupe parmi trois. L’utilité des quatre canaux est que quatre boîtiers peuvent utiliser le E-TTL sans fil dans le même endroit sans interférer l’un avec l’autre, et les trois groupes permettent de fixer indépendamment les ratios de puissance (uniquement sur certains boîtiers, toutefois ; voir plus bas). En utilisant le mode sans fil avec n’importe quel boîtier de type A, vous bénéficiez de la mesure E-TTL intégrale, de la synchro haute vitesse, de la FEL et des autres fonctionnalités E-TTL.

Il n’y a pas de limite imposée au nombre de flashs esclaves dans chaque groupe. Ceci parce que la communication entre maître et esclaves se fait à sens unique : chaque esclave, une fois en place, se contente d’attendre les commandes et pour le maître, la seule influence qu’a le nombre de flashs esclaves est l’intensité lumineuse globale émise lors du pré-éclair. Vous pouvez donc configurer tous les flashs esclaves que vous souhaitez, dans les limites de l’espace disponible et de votre budget. Le seul problème qui puisse se poser est lié à la fonction d’économie d’énergie (SE comme save energy), qui va faire basculer vos flashs en mode de veille au bout d’un certain temps (voir la section SE pour plus de détails).

Vous pouvez vérifier que vos flashs esclaves soient à portée de transmission en actionnant le bouton de test (« pilot ») sur l’équipement maître. Le boîtier enverra alors à tous les esclaves l’ordre d’émettre un éclair. Le groupe A tirera en premier, puis le B, puis le C. Vous pouvez aussi utiliser la fonction de contrôle des lampes pilotes des flashs si votre boîtier en dispose (voir la liste dans la prochaine section), ce qui vous donnera un aperçu de la scène finale.

Lorsqu’ils sont utilisés en flash maître, les 550EX, 580EX et 580EX II peuvent avoir leur propre lampe à éclat désactivée, ce qui leur permet de contrôler les esclaves sans ajouter un éclairage provenant du boîtier. Par ailleurs, les flashs avec tête zoom (les 550EX, 580EX, 580EX II, 430EX et 420EX) prennent automatiquement la position 24 mm lorsqu’ils sont configurés en esclaves, réglage qu’il est possible d’outrepasser manuellement dans le cas des 430EX, 550EX, 580EX et 580EX II.

On peut utiliser des flashs en télécommande sans fil avec d’anciens boîtiers de type B, à condition de paramétrer manuellement la puissance d’émission (quand c’est possible, car le 420EX n’a pas de bouton de réglage pour ça et ne peut donc tirer qu’à pleine puissance), ce qui n’est pas particulièrement pratique. Autrement dit, la télécommande sans fil de Canon ne fonctionne pleinement qu’en E-TTL et ne donne rien en mesure d’exposition TTL ou A-TTL.

Ratios.

Parmi les boîtiers récents de type A de milieu ou haut de gamme, un bon nombre (liste complète dans la prochaine section) peuvent gérer des ratios d’éclairement entre les groupes de flash (ce qui est différent des ratios de fill-in avec un flash unique). Chaque flash esclave peut être affecté à l’un des trois groupes A, B ou C. Si votre boîtier le permet, vous pouvez spécifier le rapport entre les éclairements produits par les flashs des groupes A et B respectivement. Ce ratio A:B peut être fixé par pas d’un demi-incrément entre 1:8 et 8:1 en passant par 1:1, soit un total de 13 valeurs couvrant un intervalle de 6 stops (1:8 correspond à -3 stops et 8:1 à +3 stops). Avec les 550EX, 580EX et 580EX II, on peut aussi spécifier une compensation supplémentaire pour un 3e groupe totalement indépendant (groupe C). Cette dernière compensation est ajustable de -3 stops à +3 stops relativement au ratio A:B, par tiers d’incrément.

Notez que si vous utilisez un 550EX, 580EX ou 580EX II comme flash maître (soit directement sur l’appareil, soit relié par un cordon de sabot), il sera automatiquement affecté au groupe A. Pour contrôler le ratio entre les flashs esclaves et le maître, assurez-vous d’affecter tous vos esclaves au groupe B.

Les deux flashs macro Canon EX (les MR-14EX et MT-24EX) peuvent aussi fonctionner en wireless. Ils peuvent être configurés en maître, mais selon un mode un peu particulier. Un des deux tubes flashs est affecté au groupe A et l’autre au groupe B (les tuibes sont repérés sur le flash) et si votre boîtier le permet, vous pouvez utiliser le contrôleur de flash macro pour fixer le ratio d’éclairement entre les deux tubes. Vous pouvez ensuite affecter d’autres flashs au groupe C et ajuster leur compensation par rapport aux deux tubes du flash macro. Vous pouvez aussi utiliser une fonction de personnalisation du flash pour contrôler d’autres flashs esclaves dans les groupes A et B, mais ils seront liés aux tubes du flash macro.

Malheureusement, la première génération de boîtiers de type A (compatibles E-TTL) peut gérer le sans-fil mais ne permet pas de contrôler les ratios : tous les flashs connectés au même canal tireront avec la même puissance sur ce type de boîtier. Cependant, si vous utilisez un 550EX, 580EX ou 580EX II comme esclave, il y a un moyen de contourner cet inconvénient : vous pouvez spécifier manuellement une compensation du flash grâce à ses commandes intégrées.

Un avantage annexe de cette possibilité qu’offre le wireless E-TTL de piloter de multiples flashs, est de simplifier la prise de vue à haute vitesse. Si vous comptez utiliser le flash pour figer des mouvements rapides (chute de gouttes d’eau, insectes, oiseaux-mouches, etc.), vous risquez d’avoir des problèmes d’éclairement du fait que les éclairs les plus brefs sont aussi les moins puissants. Si vous n’avez qu’un flash à votre disposition, cela limite la gamme de distances possibles entre votre appareil photo et la source lumineuse. Avec l’E-TTL par contre, vous pouvez disposer une battery de flashs esclaves, tous à la même distance du sujet, et les faire tirer simultanément à faible puissance. C’est certes une solution coûteuse , mais qui apporte un grand champ de possibilités.

Transmetteur sans fil ST-E2.

Un composant intéressant pour le système de flash sans fil de Canon est le transmetteur ST-E2. Ce petit appareil se place sur le sabot de flash et permet de contrôler des flashs externes sans fil sans émettre aucune lumière blanche qui éclairerait la scène. Le ST-E2 contient une petite lampe à éclats qu’il utilise pour envoyer les signaux de commande aux autres flashs mais cette lampe est masquée par un filtre, qui ne laisse pratiquement passer que de la lumière infrarouge (IR) invisible. Du fait que l’œil humain ne détecte pas l’infrarouge, le ST-E2 est plus discret que les 550EX, 580EX ou 580EX II pour contrôler des flashs esclaves.

Tout en étant relativement petit et léger, le ST-E2 a une portée plus réduite et un angle de couverture plus étroit que les 550EX, 580EX et 580EX II. Sa portée n’est que la moitié environ de celle des 550EX/580EX/580EX II, en pratique de l’ordre de 3 à 5 mètres (voir les détails ci-dessus). Cela limite son utilité à des prises de vue en intérieur, dans des pièces ou des studios de petite taille. Contrairement aux 550EX/580EX/580EX II, le ST-E2 ne peut gérer que les groupes A et B et le ratio A:B, il ne peut malheureusement pas contrôler le groupe C. Il ne peut pas non plus piloter le bracketing d’exposition au flash (FEB), et il nécessite de coûteuses piles au lithium plutôt que des éléments AA bon marché et faciles à se procurer.

Parmi les points positifs, le ST-E2 contient aussi un faisceau rouge d’assistance AF, ce qui en fait un accessoire apprécié des propriétaires de boîtiers EOS dépourvus d’un vrai faisceau d’assistance AF (notamment les Elan 7/EOS 30/33/EOS 7, D30 et D60)

Inconvénients du sans fil E-TTL.

Globalement, le wireless E-TTL est un système souple et pratique, avec toutefois quelques inconvénients.

  1. Les impulsions lumineuses de commande peuvent déclencher par inadvertance des flashs esclaves ou des flashmètres ; c’est un problème général du E-TTL. Les impulsions de lumière blanche émises par un flash maître (les signaux de télécommande sont émis comme des pré-flashs par le tube à éclats) tout comme les impulsions infrarouges d’un transmetteur ST-E2 ont suffisamment d’intensité pour causer ce genre de problèmes.
  2. Une autre conséquence de cette commande par impulsions lumineuses est que vous devez vérifier le bon positionnement des différents éléments pour vous assurez que les esclaves soient en vue du maître, et que le capteur situé sur l’avant de chaque flash esclave ne soit pas masqué par quoi que ce soit. Cela limite aussi la portée de travail, comparativement à un système de télécommande radio.
  3. Les flashs portatifs sur piles ou batteries sont bien moins puissants que leurs homologues de studio. Ils ne conviennent donc pas à des éclairages complexes ou des scènes de grandes dimensions.
  4. Le transmetteur ST-E2 ne peut pas contrôler le groupe d’esclaves C.
  5. Les flashs maîtres 550EX, 580EX et 580EX II utilisent des impulsions de lumière visible pour envoyer leurs commandes, ce qui peut déranger certaines personnes (ce problème peut cependant se résoudre à peu de frais, il suffit de fixer sur la tête de flash un filtre infrarouge qui bloque la lumière visible, ce qui reproduit l’effet du ST-E2 en contrepartie d’une portée plus réduite).
  6. Le wireless E-TTL est incompatible avec la grande majorité des autres systèmes de transmission sans fil, comme les déclencheurs radio d’autres fabriquants. De fait, la plupart des systèmes de transmission ne peuvent pas se combiner.
  7. À l’exception des EOS 7D et 60D, aucun boîtier EOS ne peut utiliser son flash intégré pour contrôler des flashs esclaves. Il faut acquérir un équipement maître à installer sur l’appareil.

Enfin, et c’est l’inconvénient principal, l’achat d’un lot de flashs Canon revient relativement cher.

Liste des flashs et boîtiers avec télécommande

Flashs pouvant fonctionner en maître : les Speedlites 550EX, 580EX, 580EX II et le transmetteur ST-E2 peuvent tous fonctionner en tant qu’équipement maître. Les flashs macro MR-14EX et MT-24EX peuvent aussi être utilisés en maître, mais uniquement avec des esclaves dans le groupe C, ou avec des esclaves dans les groupes A et B liés aux tubes des flashs macro et les autres esclaves dans le groupe C (voir plus haut).

Flashs pouvant fonctionner en esclaves : les Speedlites 420EX, 430EX, 430EX II, 550EX, 580EX, et 580EX II peuvent tous fonctionner en esclaves d’un dispositif E-TTL sans fil.

Flashs ne pouvant pas fonctionner en E-TTL sans fil : les anciens flashs EX —220EX et 380EX— ne peuvent pas opérer selon le système sans fil Canon. Même chose pour tous les flashs uniquement TTL ou A-TTL (autrement dit les séries E et EZ) et pour le 270EX .

Flashs autres que Canon utilisables sans fil : Metz a lui aussi conçu un système sans fil, mais il n’est pas compatible avec celui de Canon. Des flashs Metz récents dédiés aux appareils Canon peuvent fonctionner en E-TTL sans fil (consulter les fiches techniques). Sigma, de son côté, a construit un certain nombre de flashs (comme l’EF 500 DG Super) conçus pour être compatibles avec le protocole wireless de Canon. Et le Qflash de Quantum fonctionne indifféremment avec le protocole wireless Nikon ou Canon.

Boîtiers avec les contrôles élémentaires du wireless E-TTL : tous les boîtiers de type A, ce qui inclut tous les appareils numériques.

Boîtiers avec contrôles complémentaires des ratios de flashs et lampes pilotes : EOS 3, 1V, Elan 7/7E/EOS 30/33/EOS 7, D30, D60, 1D, 1Ds, 10D, 20D/20Da, 1D mark II, 1Ds mark II, EOS 20D/20Da, EOS 350D/Digital Rebel X/Digital Kiss N, EOS 400D/Rebel XTi Digital/Kiss X Digital, EOS 450D/Digital Rebel XSi/Kiss X2, EOS 500D/Digital Rebel T1i/Kiss X3, EOS 550D/Digital Rebel T2i/Kiss X4, EOS 1000D/Digital Rebel XS/Kiss F, EOS 30D, 40D, 50D, 5D, 5D mark II, 7D, 1D mark IIN, 1D mark III, 1Ds mark III, 1D mark IV, 60D.

Boîtiers dont le flash intégré peut piloter des flashs esclaves : EOS 7D (tous les groupes), 60D (groupes A et B uniquement).

Lampe pilote

Sur les grands flashs de studio, on trouve une ampoule incandescente au tungstène disposée le long de la ou des lampes-éclair. Cette source de lumière continue éclaire le sujet de la même façon que l’éclair du flash, mais avec une intensité beaucoup plus faible. On appelle cette ampoule une lampe pilote, car elle vous permet d’appréhender directement l’effet qu’aura le flash, ou du moins de visualiser les ombres et les réflexions qu’il provoquera.

La fonction « lampe pilote » sur les flashs Canon simule l’effet du flash avant la prise de vue, ce qui est particulièrement appréciable pour estimer les ratios entre flashs, en synchro E-TTL sans fil. Elle opère en activant un train d’impulsions à cadence élevée (70 Hz) pendant une seconde, un peu comme en synchro HSS. Cela présente le double inconvénient de décharger les batteries et de provoquer un échauffement du flash, il faut donc en user modérément. Un appui sur le bouton de profondeur de champ active la lampe pilote mais si on ne le souhaite pas, il est possible de l’inhiber grâce aux fonctions de personnalisation. Les 420EX et 430EX doivent être en mode esclave pour que la lampe pilote fonctionne.

Pour utiliser cette fonction, il faut bien sûr que le boîtier et le flash soient tous deux compatibles. Le boîtier doit être dans l’un des modes « créatifs » (la lampe pilote ne fonctionne pas dans les modes automatiques PIC). Notez par ailleurs que les flashs annulaires Canon comportent de petites lampes incandescentes, servant à la fois de faisceau d’assistance AF et de lampe pilote.

Boîtiers compatibles avec la fonction lampe pilote : EOS 3, Elan 7/EOS 30/EOS 7, 1V, 1D, 1Ds, D30 et D60, EOS 300V/Rebel Ti/Kiss 5, 10D, 1D mark II, 1Ds mark II, 20D/20Da, 350D/Digital Rebel X/Digital Kiss N, EOS 400D/Rebel XTi Digital/Kiss X Digital, EOS 450D/Digital Rebel XSi/Kiss X2, EOS 500D/Digital Rebel T1i/Kiss X3, EOS 550D/Digital Rebel T2i/Kiss X4, EOS 1000D/Digital Rebel XS/Kiss F, 30D, 40D, 50D, 5D, 5D mark II, 7D, 1D mark IIN, 1D mark III, 1Ds mark III, 1D mark IV, 60D.

Flashs avec fonction lampe pilote : Speedlites 420EX, 430EX, 430EX II, 550EX, 580EX, 580EX II, MR-14EX et MT-24EX.

Compensation automatique de la balance des blancs.

La température de couleur d’une lampe flash peut varier imperceptiblement, en fonction de sa tension d’alimentation. Les flashs Speedlite les plus récents peuvent surveiller leur niveau de charge et communiquer avec les boîtiers compatibles pour compenser automatiquement ces légères variations de température de couleur.

Boîtiers qui permettent la compensation automatique de la balance des blancs : EOS 20D, 20Da, 1D mark II, 1D mark IIN, 1D mark III, 350D/Digital Rebel XT/Kiss Digital N, 5D, 5D mark II, 30D, 40D, 50D, EOS 400D/Rebel XTi Digital/Kiss X Digital, EOS 450D/Digital Rebel XSi/Kiss X2, EOS 500D/Digital Rebel T1i/Kiss X3, EOS 550D/Digital Rebel T2i/Kiss X4, EOS 1000D/Digital Rebel XS/Kiss F, 7D, 1D mark IIN, 1D mark III, 1Ds mark III, 1D mark IV, 60D.

Flashs permettant la compensation automatique de la balance des blancs : Speedlite 430EX, 430EX II, 580EX, 580EX II.

Mode économie d’énergie (SE).

La plupart des flashs EOS se mettent en mode économie d’énergie ou SE (également appelé « Energy Conservation Control » sur certains matériels Canon) après un laps de temps prédéterminé —généralement 90 s ou 5 min— de façon à minimiser la décharge des piles ou batteries. Certains flashs se mettent systématiquement en mode SE lorsqu’on les allume. Cependant, pour éviter le désagrément de voir son flash se mettre en veille pendant la préparation d’une prise de vue, certains disposent d’un commutateur à 3 positions : marche, arrêt et SE. La possibilité d’inhiber le mode SE est très importante pour les applications où le flash est télécommandé.

Un appui à mi-course sur le déclencheur va provoquer la réactivation du flash et sa recharge.Si vous utilisez la fonction d’intervallomètre sur un EOS 10/10s, un boîtier de la série 600 avec dos dateur E, un EOS 1 ou 1N avec dos E1 ou un boîtier EOS option N3 avec le temporisateur-télécommande TC-80N3, le boîtier réactivera le flash environ une minute avant de prendre la photo pour lui donner le temps de se recharger à fond.

Notez que même en mode SE, la décharge n’est pas nulle. Si vous devez laisser votre flash inutilisé pendant une heure ou plus, il vaut mieux l’éteindre complètement. Certains flashs perfectionnés comme le 550EX ont des fonctions de personnalisation qui donnent le choix entre plusieurs délais avant le passage automatique en mode SE.

Aucun bouton de mise sous tension : Speedlite 160E (il se charge lorsque vous pressez le déclencheur à mi-course).

Aucune fonction SE : Speedlites 480EG, 200E.

Délai de 90 secondes avant le passage en SE : Speedlites 220EX, 270EX, 380EX, 420EX(*), 430EX, 430EZ, 540EZ, 550EX(*), 580EX(*), 580EX II(*), MR-14EX, MT-24EX.

Délai de 5 minutes avant le passage en SE : Speedlites ML-3, 300EZ, 420EZ, 300TL.

Possibilité d’inhiber le SE (comutateur à 3 positions) : Speedlites 540EZ, 550EX(*), 580EX(*), 580EX II(*), MR-14EX, MT-24EX, 300TL.

(*) Ces flashs se comportent différemment lorsqu’ils sont utilisés en mode esclave, déconnectés du boîtier. Le délai de mise en veille est prolongé à 10 minutes pour le 420EX et à 60 minutes pour les 550EX/580EX/580EX II (10 min si la CFn 4 est activée sur les 550EX/580EX, ou CFn 10 sur le 580EX II). Un appui sur le bouton de test de l’unité maître, ou l’activation de la FEL sur le boîtier a pour effet de réactiver un flash en veille.

Connecteur « haute tension ».

Les Speedlites 430EZ, 540EZ, 550EX, 580EX, 580EX II, MR-14EX, MT-24EX et 480EG ont un connecteur d’alimentation externe dit haute tension qui permet de connecter des packs-batteries externes à grande capacité. Voir la section « batteries externes » pour plus de détails.

Prise synchro PC.

De nombreux flashs (et la plupart des flashs de studio) disposent de prises synchro PC, qui sont de simples connecteurs électriques permettant de relier boîtier et flashs par un cordon adéquat. Il n’y passe que des impulsions de déclenchement : aucune donnée numérique ni aucun signal de mesure.

« PC » signifie ici « Prontor/Compur », des noms de deux constructeurs d’obturateurs à rideaux utilisés dans d’anciens appareils photo grand format. Il n’y a aucune relation, dans ce contexte, avec un ordinateur PC (personal computer) : un boîtier ne peut pas être connecté à un ordinateur via son connecteur PC. Certains équipements Canon le désignent en tant que connecteur « allemand » (German socket).

Tous les appareils EOS semi-pro et haut de gamme ont une prise PC. Les bas et milieu de gamme n’en ont généralement pas. Ce n’est cependant pas un gros inconvénient : on peut trouver à prix modéré de petits cordons adaptateurs qui se branchent dans le sabot de flash et fournissent une synchro PC à l’autre extrémité. Très peu de flashs Canon ont une prise PC, mais tous peuvent être déclenchés par cordon PC en installant un adaptateur sur l’embase sabot. On notera que ces flashs Canon sans prise PC ne fonctionnent pas toujours bien quand on les déclenche via un adaptateur PC-sabot : généralement, ils ne peuvent être déclenchés qu’une fois et il faut les éteindre puis les rallumer pour pouvoir s’en resservir. De fait, ils n’ont pas été conçus pour être déclenchés de cette façon.

Pour la plupart des utilisateurs, ces limitations propres à la synchro PC chez Canon ne constituent pas un réel problème : comme il a été dit, les prises PC ne permettent aucune sorte de mesure automatique d’exposition, elles se cantonnent au déclenchement de flashs manuels. De plus, les connexions PC sont connues pour être d’une conception mécanique peu fiable : la broche se déconnecte à la moindre sollicitation. Cependant le déclenchement de flashs manuels est devenue une technique photographique très populaire chez les photographes numériques, qui peuvent en voir immédiatement le rendu sur l’écran de visualisation sans devoir recourir à un flashmètre. Et la présence d’une prise PC sur un flash Canon est l’assurance que vous pourrez l’utiliser comme un flash ordinaire avec des appareils d’autres marques.

Dernière chose : méfiez-vous, de nombreux flahs de studio présentent des tensions de déclenchement élevées, qui peuvent endommager votre appareil. Canon recommande de ne pas dépasser une tension de 6 volts sur le sabot, pour la plupart de ses boîtiers. Sur certains modèles parmi les plus récents, la prise synchro PC est mieux protégée contre les tensions excessives grâce à une nouvelle conception de l’électronique de l’obturateur. Je n’ai pas l’information pour tous les modèles de boîtiers équipés d’une prise PC, donc en cas de doute il est préférable de consulter le manuel du vôtre. Ou jouez la sécurité et éliminez ce problème en n’utilisant que des connexions sécurisées ou par optique. Les informations ci-dessous ont été collectées sur des sources en ligne (par exemple des déclarations attribuées à Chuck Westfall, porte-parole de Canon USA), mais je ne garantis pas pour autant que vous puissiez sans risque connecter votre flash 250 V sur votre boîtier.

Boîtiers EOS avec prise synchro PC : EOS 1, 1N, 1NRS, 5/A2/A2E, 3, 1V, 1D, 1Ds, D30, D60, 10D, 1D mark II, 1Ds mark II, 20D/20Da, 1D mark IIN, 1D mark III, 1Ds mark III, 1D mark IV, 5D, 5D mark II, 7D, 30D, 40D.

Boîtiers EOS pouvant être connectés à des flashs 250 V : EOS 1D, 1Ds mark II, 1D mark II, 20D, 20Da, 5D, 5D mark II, 7D, 350D/Digital Rebel XT/Kiss N Digital, 30D, 40D, 50D, EOS 400D/Rebel XTi Digital/Kiss X Digital, EOS 450D/Digital Rebel XSi/Kiss X2, EOS 500D/Digital Rebel T1i/Kiss X3, EOS 550D/Digital Rebel T2i/Kiss X4, EOS 1000D/Digital Rebel XS/Kiss F, 7D, 60D.

Flashs Speedlite avec prise synchro PC : 480EG (via le cordon optionnel Synchro Cord 480), 580EX II.

Autoflash.

L’autoflash est une forme de mesure d’exposition au flash antérieure à la mesure TTL (à travers l’objectif). Son principe est d’utiliser le capteur situé à l’avant du flash pour mesurer la quantité de lumière réfléchie par la scène que l’on photographie et d’utiliser cette information pour piloter la puissance d’émission du flash. Bien que cette technique paraisse assez primaire, sensible aux perturbations et incapable de faire la différence entre un objet proche éclairé normalement et un objet lointain très réfléchissant, l’autoflash peut quand même aboutir à des résultats assez corrects. Très peu de flashs Canon Speedlite disposent de l’autoflash. On remarquera que c’est le cas du récent flash haut de gamme 580EX II, ce qui témoigne d’un intérêt croissant pour l’usage de flashs à mesure manuelle parmi les tenants de la photographie numérique.

Flashs Speedlite avec mesure autoflash : 480EG, 580EX II.

Fonctions de personnalisation sur les flashs

Certains flashs Canon E-TTL parmi les plus récents disposent de fonctions de personnalisation, tout comme les boîtiers Canon de milieu et haut de gamme. Ces « fonctions » (en fait, des paramétres ou options de réglages) vous permettent de modifier le comportement par défaut de ces flashs, dans une certaine mesure. Par exemple, la fonction CFn 3 du 550EX et du MR-14EX vous permet de basculer de E-TTL à TTL.

Avec certaines combinaisons récentes boîtier-flash, vous pouvez aussi piloter ces fonctions de personnalisation du flash à partir du boîtier. Dans ce cas, les paramètres personnalisables du flash apparaissent dans le menu du boîtier. C’est ce qu’on appelle « contrôle externe Speedlite » (external Speedlite control) ou « contrôle du flash » (flash control).

Flashs avec fonctions de personnalisation : Speedlites 430EX, 430EX II, 550EX, 580EX, 580EX II, MR-14EX et MT-24EX.

Flashs avec fonctions de personnalisation pilotables depuis un boîtier compatible : Speedlite 430EX II, 580EX II.

Boîtiers capables de piloter les fonctions de personnalisation du flash (numériques avec processeurs Digic-III ou ultérieurs) : EOS 1D mark III, 1D mark IV, 1Ds mark IV, 5D mark II, 50D, 7D, EOS 500D/Digital Rebel T1i/Kiss X3, EOS 550D/Digital Rebel T2i/Kiss X4, EOS 1000D/Digital Rebel XS/Kiss F, 60D.

Bouton de test (déclenchement manuel).

Si vous voulez déclencher manuellement un flash, il suffit de presser le bouton « pilot » éclairé, sur la face arrière. Le flash enverra alors un éclair de test, qu’il soit ou non connecté à unboîtier. La plupart des flashs enverront un éclair à pleine puissance mais sur certains, une fonction de personnalisation permet de tirer à seulement 1/32 de la puissance.

Flashs sans bouton de test manuel : Speedlites 160, 200, 270EX.

Panneau de contrôle

Les Speedlites les plus récents ont un panneau d’affichage arrière qui peut être utilisé pour contrôler rapidement divers réglages, comme par exemple la compensation d’exposition.

Flashs avec panneau de contrôle arrière : Speedlite 580EX, 580EX II.

Tropicalisation.

Tous les appareils et objectifs Canon professionnels récents disposent de joints souples autour de toutes les trappes d’accès et jonctions d’éléments. Une telle « tropicalisation » ne rend pas les matériels aussi étanches que des équipements pour la plongée mais évite d’y laisser entrer toutes sortes de moisissures, poussières ou boue auquelles un photographe peut être confronté en extérieur, dans des conditions d’environnement difficile. Cette tropicalisation a été étendue à la gamme des flashs. Notez bien que si vous voulez garantir une bonne protection de la jonction appareil-flash, il faut à la fois que le flash et le boîtier soient tropicalisés.

Flash tropicalisés : Speedlite 580EX II.

Boîtiers tropicalisés compatibles avec des flashs tropicalisés : EOS 1D mark III, 1Ds mark III, 1D mark IV.

Déclenchement manuel pour light painting.

Un moyen amusant pour prendre des photos intéressantes dans le noir est de déclencher le flash manuellement pendant que l’obturateur est maintenu ouvert, ce qui est parfois nommé open flash (NdT : anglicisme couramment utilisé en français). Par exemple, vous placez votre appareil sur un trépied, vous ouvrez l’obturateur après avoir sélectionné le mode bulb (B) et vous parcourez ensuite la scène avec votre flash, comme pour la peindre avec de la lumière. Vous pouvez fixer des gélatines colorées sur la tête de flash, pour éclairer la scène de différentes couleurs.

Les Canon Speedlites avec contrôle manuel ou les flashs anciens à exposition manuelle sont l’idéal pour ça : vous ôtez le flash de la griffe du boîtier, vous le réglez à votre convenance (à pleine puissance, par exemple, ou encore 1/2, 1/16, etc.) et vous déclenchez ensuite le flash à la main. Cela se fait sur la plupart des flashs Speedlite en pressant le voyant lumineux « pilot » qui se trouve à l’arrière (on trouvera généralement un bouton équivalent sur les autres flashs). Si vous portez des vêtements sombres et dirigez le flash à l’opposé de vous, vous ne devriez pas apparaître sur la photo. On ne peut pas se fier à la mesure d’exposition de l’appareil pour estimer l’éclairement de la scène, il faut donc procéder empiriquement par essais successifs. Il est préférable de maintenir le flash, à chaque essai, à la même distance de la zone à éclairer.

Si vous avez un boîtier E-TTL (type A) avec un flash EX, vous pouvez même utiliser la FEL pour doser l’éclairement.

Bien entendu, il n’est pas nécessaire d’avoir un flash pour appliquer cette méthode. On prend couramment des vues nocturnes en extérieur en utilisant des spots puissants, ou en intérieur avec de petites torches électriques ou de simples jouets lumineux. Ce n’est pas non plus limité au domaine des photos amusantes ou bizarres. Voici par exemple une photo qui n’avait pour éclairage initial que la pleine lune et de petites lampes à pétrole. J’ai utilisé une simple lampe de poche que j’avais sur moi pour éclairer les zones sombres. Une sorte de fill in à très petite vitesse.

Enfin, avec une méthode assez similaire, il est possible de prendre des photographies à très haute vitesse avec un flash ordinaire, par exemple un ballon que l’on fait éclater avec une épingle. Il faut pour cela fabriquer ou se procurer un déclencheur acoustique, disposer le sujet dans une pièce totalement noire, ouvrir l’obturateur de l’appareil et laisser le son de l’explosion déclencher le flash. Les flashs sont capables d’émettre des éclairs extrêmement brefs, notamment s’ils sont réglés à faible puissance (rappelez-vous que la puissance d’un flash portatif est réglée par la durée de l’éclair). Il y a plein d’informations utiles à ce sujet sur http://www.hiviz.com/.

Bruit.

On peut classer cela parmi les fonctionnalités, bien que ce ne soit pas vraiment souhaité. Les flashs émettent toujours diverses sortes de bruits audibles. En premier lieu, on entend habituellement un sifflement suraigu dont la fréquence augmente à mesure que le flash se charge. C’est dû au circuit oscillateur du convertisseur DC-AC qui engendre la haute tension nécessaire pour charger le condensateur. En outre certains flashs, comme le 540EZ et le 550EX, ont des circuits de multiplexage qui émettent un bourdonnement notable à la mise sous tension. Le 580EX II constitue une exception, ayant été conçu pour être silencieux pendant la recharge. Par ailleurs, tous les flashs font entendre un « pop » discret lors de l’émission de l’éclair.

Sur les flashs avec zoom, on peut entendre un autre bruit : le ronronnement du petit moteur électrique utilisé pour déplacer la lampe à éclair à l’intérieur de la tête du flash. Ce bruit est lui aussi parfaitement normal.

Sécurité.

En dernier lieu — ce n’est pas réellement une fonctionnalité, mais il était difficile d’en parler ailleurs — je souhaite attirer votre attention sur les contraintes de sécurité à respecter avec les flashs.

La technologie des flashs électroniques met en œuvre de très hautes tensions, qui atteignent des milliers de volts. Bien que les courants utilisés soient relativement faibles, dans n’importe quel flash électronique certains composants internes peuvent présenter des hautes tensions dangereuses s’ils ont été chargés récemment. Et il faut attendre longtemps pour que la tension du condensateur se décharge d’elle-même. Même les petits appareils jetables avec flash intégré peuvent provoquer un choc électrique si on les démonte.

Donc n’exposez pas votre flash à la pluie ou à d’autres liquides, tant que vous pouvez l’éviter. Ne l’ouvrez pas non plus et ne vous amusez pas à tripoter l’intérieur à moins de savoir exactement ce que vous faites et d’avoir déchargé le condensateur en le metttant à la masse. Vous pourriez prendre un très gros choc, qui pourrait même être mortel si vous n’avez pas le cœur assez solide.

Rassurez-vous, tant que vous ne démontez pas votre flash et que vous ne versez rien dessus, vous ne devriez pas avoir de problème.

Accessoires.

Comme dans n’importe quel domaine de la photographie, vous pouvez adjoindre à votre flash toutes sortes d’accessoires complémentaires.

Cordons d’extension.

Il existe deux sortes de cordons d’extension, qui permettent d’éloigner le flash de l’appareil pour des schémas d’éclairage plus élaborés.

L’adaptateur OCSC 2

L’OCSC 2 (Off-Camera Shoe-Cord) est un simple cordon spirale avec un connecteur à chaque extrémité, qui vous permet de relier un flash au sabot de votre appareil et de déplacer le flash indépendamment de l’appareil jusqu’à une distance d’environ 60 cm (2 pieds). Ce cordon coûte cher mais il préserve toutes les fonctionnalités du flash y compris l’E-TTL, et s’avère pratique pour fixer le flash à l’appareil par une barette.

Certes, il est relativement court. Vous pouvez en raccorder deux bout à bout pour gagner en distance, mais Canon déconseille cette pratique car cela modifie l’impédance électrique (la résistance interne). Certains utilisateurs m’ont affirmé que cela fonctionnait très bien pour eux, donc vous pouvez tester si dans votre cas cela marche de façon fiable. Notez aussi qu’il a existé un premier adaptateur OCSC (sans numéro), qui ne comportait pas de têton de verrouillage. Bien qu’on trouve sur Internet des avis contraires, il apparaît que les deux cordons sont entièrement compatibles avec les boîtiers EOS, en dehors des exceptions citées ci-dessous.

L’OCSC 2 a des problèmes avec certains EOS anciens. D’une part, il n’est pas entièrement compatible avec les EOS 600, 630 et RT, sur lesquels il peut avoir un comportement imprévisible. Autre bizarrerie : si on l’utilise sur un boîtier 10/10s, ce cordon peut provoquer des interférences radio supérieures à ce qui est toléré par les normes des USA, du Canada et de l’Allemagne. L’utilisation d’un OCSC 2 sur ce type de boîtier dans un de ces pays fait de vous un hors-la-loi des radio-fréquences !

L’adaptateur OC-E3

L’OC-E3 est pratiquement identique à l’OCSC 2, si ce n’est qu’on lui a ajouté une tropicalisation compatible avec celle du 580EX II. Utilisé conjointement avec un appareil et un flash tropicalisés, il évite l’entrée de moisissures et de poussières. Il dispose aussi du nouveau pied métallique avec mécanisme de bloquage.

Flashs TTL multiples

Il y a aussi l’adaptateur TTL sur sabot HSA-3 Hot Shoe Adapter 3, qui fonctionne avec une petite pile lithium CR-2025. Il se connecte au moyen de divers accessoires (hélas affreusement chers) : des cordons de connexion de 60 cm ou 3 m, l’OA-2, adaptateur de sabot à distance avec fixation pour trépied qui permet de connecter les Speedlites à ces cordons et un distributeur TTL qui vous permet de relier jusqu’à 3 flashs sur un même boîtier.

Les cordons doivent être utilisés conjointement avec le HSA 3 et les OA-2, et être reliés entre eux par des connecteurs de type mini-DIN : ils n’utilisent pas de connecteur de type PC ou similaire. Notez qu’il existe aussi le Hot Shoe Adapter original (sans numéro), qui ne fonctionne qu’avec le T90 et pas avec les EOS, et le HSA 2 qui fonctionne avec les boîtiers EOS.

Ce système ne fonctionne qu’en TTL, il ne gère ni le A-TTL ni le E-TTL. De fait, l’utilisation du système HSA-3 vous prive de bon nombre des fonctionnalités des flashs. Pas d’A-TTL ni d’E-TTL, pas de pré-éclair, la synchro second rideau ne fonctionne pas, le mode DEP non plus, le décalage d’exposition ne répond pas, le zoom automatique du flash est désactivé (mais on peut le forcer à la main si les commandes sont disponibles sur le flash), l’ouverture et la plage de réglage des distances ne sont pas affichées sur les panneaux LCD des flashs et le faisceau d’assistance AF ne fonctionne pas. Toutes ces fonctionnalités sont désactivées car elles utilisent un canal unique de transmission, incapable de gérer plusieurs flashs simultanément (remarquez à titre accessoire que ce canal peut être utilisé pour désactiver les fonctionnalités E-TTL si vous le souhaitez).

Vous ne pouvez pas ajuster automatiquement les ratios d’éclarement entre les différents flashs en mode TTL multiflash : tous les éclairs de flashs sont déclenchés et stoppés simultanément. Il existe quatre procédés pour contourner cette difficulté mais aucun n’est vraiment satisfaisant.

  • Première option : approcher ou éloigner chaque flash de votre sujet.
  • Deuxième option : intercaler des filtres neutres ou des diffuseurs devant les têtes des flashs.
  • Troisième option : agir sur les zooms des flashs, si vous en disposez, puisqu’en ouvrant l’angle de champ on diminue l’intensité.
  • Enfin, quatrième option : utiliser les commandes manuelles s’il y en a, pour ajuster la puissance d’émission de chaque flash indépendamment des autres. L’inconvénient est que n’importe quel flash, s’il est forcé en manuel, va désactiver l’automatisme TTL pour tous les autres flashs. En multiflash, on ne peut pas combiner exposition manuelle et TTL.

L’adaptateur TTL HSA 3 n’est réellement utilisable qu’avec les anciens boîtiers (argentiques de type B) et les flashs compatibles. De fait, ce dispositif ne fonctionne pas du tout avec les boîtiers uniquement E-TTL comme les numériques 1D, 1Ds, D30 et D60. Le système de transmission sans fil intégré aux derniers flashs E-TTL est beaucoup plus souple (par exemple, il gère les ratios sur certains boîtiers) et plus pratique (pas de câbles qu’il faut enjamber ou qui limitent les possibilités de placement de certains flashs esclaves).

Diffuseurs de flash.

Un certain nombre de fabricants, comme StoFen et Lumiquest, proposent divers accessoires diffuseurs à fixer sur la tête d’un flash. Ces diffuseurs font généralement perdre quelques EV (on perd facilement la moitié de la plage de distance d’éclairement) mais permettent d’adoucir et de contrôler la lumière dure des flashs, parfois de façon considérable — voir la section qualité de lumière pour mieux comprendre comment cela fonctionne. Ils se répartissent en deux catégories : les mini-diffuseurs et les modeleurs.

Les mini-diffuseurs sont du type Omnibounce (StoFen) : un parallélipipède ouvert en plastique translucide blanc (parfois vert ou jaune) qui s’ajuste sur la tête du flash. Ils répartissent la lumière issue du flash dans toutes les directions, ce qui augmente les réflexions sur les murs, le plafond et autres surfaces. Ce type de diffuseur est donc bien indiqué pour apporter un éclairage indirect dans une petite pièce ou pour faire de la macro avec un flash ordinaire. Cela ne convient pas en extérieur ni dans un lieu sombre, dépourvu de surfaces aptes à renvoyer la lumière. Si c’est le cas, un mini-diffuseur n’aura pour effets que de diminuer la portée du flash, de gaspiller de l’énergie (donc des piles, qui ne sont pas gratuites) et d’augmenter le temps de recharge. Ce n’est pas non plus recommandé dans une pièce dont les murs ou le plafond sont peints de couleurs vives, car la lumière réfléchie apportera une dominante colorée. Les difuseurs StoFen actuels sont très chers, si l’on considère qu’il ne s’agit que de bouts de plastique moulés. Vous avez tout intérêt à vous procurer des clones chinois, beaucoup moins coûteux.

L’autre type de diffuseur, comme le ProMax de Lumiquest, est constitué d’un panneau blanc assez grand avec un dispositif de fixation. Leur fonction principale est d’agrandir la surface d’émission du flash, ce qui a pour effet d’adoucir les bords des ombres portées. Par rapport aux mini-diffuseurs, l’efficacité des modeleurs dépend beaucoup moins de la réflexion sur des surfaces blanches. Ils sont donc mieux adaptés en extérieur ou dans de vastes locaux, salles de banquet ou autres. Cependant, leur emploi se limite à des distances relativement courtes : ils ne seront pas d’une grande aide pour prendre des photos au-delà d’une certaine distance, et pourront au contraire s’avérer un inconvénient dans la mesure où ils diminuent (au moins par 2) la portée de votre flash, donc gaspillent de l’énergie et augmentent les temps de recharge. Certains de ces modeleurs existent en version gonflable économique. De ma propre expérience, ils n’apportent pas grand chose à l’image et ont surtout pour effet d’étonner les gens de votre entourage qui vont vous demander pourquoi vous avez un gros coussin sur votre flash.

Notez que les Speedlites 540EZ, 550EX, 580EX et 580EX II incorporent un petit diffuseur rétractable qui apporte un effet « grand-angle » à votre flash en abaissant sa focale à 17 ou 18 mm. Ces diffuseurs sont importants lorsqu’on photographie au grand-angle car les flashs ne sont pas conçus à la base pour éclairer sur un champ aussi large. Les objectifs fish-eye, en particulier, posent de gros problèmes du fait de leur très grand angle de champ (proche de 180° en diagonale pour un 15-16 mm et presque 180° en verticale pour un 8 mm) ; il vous faudra donc faire des essais de diffuseurs si vous voulez éclairer au flash une scène prise au fish-eye.

Méfiez-vous si vous utilisez un flash A-TTL. La mesure A-TTL se fait par un capteur disposé derrière une lentille transparente, encastrée à l’avant du flash. Certains types de diffuseurs de flash peuvent soit masquer ce capteur, soit lui renvoyer une partie de l’éclair. Dans les deux cas, le capteur sera perturbé et par voie de conséquence votre mesure d’exposition. Vérifiez bien que votre diffuseur ne gêne pas le capteur. Dans le cas de l’Omnibounce StoFen, par example, suivez les instructions du fabricant et relevez la tête du flash de 45° environ.

Autre chose à savoir : vous n’avez pas besoin d’apporter une compensation d’exposition si vous utilisez un diffuseur sur un flash en mode automatique (TTL, A-TTL ou E-TTL) ; installez votre diffuseur et prenez vos photos sans vous en occuper davantage. L’appareil s’ajustera automatiquement à la perte d’intensité due au diffuseur, tant que votre flash dispose de la puissance nécessaire. Si par contre vous utilisez votre flash en mode manuel, il vous faudra évidemment procéder à des tests et ajustements pour tenir compte de cette baisse d’éclairement.

Pour conclure, ne vous croyez pas obligé de dépenser vos sous dans ce type d’accessoires. Vous pouvez toujours vous bricoler un diffuseur-maison à partir d’une bouteille de lait translucide, d’une feuille de papier calque, d’un tissu fin ou de tout ce qui vous tombe sous la main. Un bricolage fréquent consiste à relever la tête de flash verticalement et y fixer une fiche bristol sur le dos et les côtés au moyen d’un élastique. Cela procure un éclairage direct diffus en plus de la réflexion au plafond. Les coûteux accessoires du commerce ont surtout comme avantages d’être plus pratiques et de donner un look professionnel.

Barrettes supports.

Comme il a été dit plus haut, les grandes barrettes métalliques comme celles produites par Stroboframe et Newton, conçues pour fixer un flash externe à un appareil photo, sont couramment utilisées par les photographes de mariage ou de presse pour réduire l’effet « yeux rouges ». Ils ont aussi d’autres utilités.

En positionnant le flash bien plus haut que l’objectif, on réduit aussi les ombres indésirables projetées sur les murs derrière le sujet. Certes il y a toujours des ombres, mais elles se situent bien plus bas et ont moins de chances d’apparaître sur l’image finale. De nombreuses barrettes ont un dispositif rotatif qui permet de conserver le flash au-dessus de l’objectif quelle que soit l’orientation de l’appareil (portrait ou paysage).

L’inconvénient majeur des barrettes supports est qu’elles s’avèrent grandes et encombrantes, donnant l’impression que vous trimballez un appareil photo géant — ce qui peut impressionner vos sujets humains ou leur enlever leur expression naturelle.

Un autre inconvénient concerne les faisceaux d’assistance AF. Lorsque vous éloignez le flash de l’appareil, vous pouvez vous retrouver avec le faisceau d’assistance (sur le flash) désaligné de la zone de mise au point, pour des raisons géométriques évidentes. Ironie du sort, ça n’est pas un problème pour les utilisateurs d’A2/5 et de 10/10s car ces boîtiers n’activent jamais le faisceau d’assistance sur les flashs externes.

Canon propose un Speedlite Bracket SB-E1 pour ses flashs 430EX, 430EX II, 580EX et 580EX II. Il existe aussi le SB-E2 qui préserve la tropicalisation des flashs comme le 580EX II. Les barrettes Canon ne sont utilisables qu’avec ces flashs-ci, dans la mesure où leur fixation se fait par une douille filetée spécifique intégrée sur le côté du flash. Elles ne peuvent ni pivoter, ni basculer.

Batteries externes.

La plupart des flashs Canon de haut de gamme disposent d’un connecteur latéral pour des packs-batteries à tension élevée (270 volts). Ces packs ont deux fonctions de base : ils réduisent à une ou deux secondes le temps de rechargement entre deux éclairs, ce qui peut être précieux pour de la photo de presse ou de mariage, et ils augmentent le temps d’utilisation du flash entre deux changements de batteries. Ils sont aussi très utiles par temps froid, du fait que vous pouvez au besoin déporter le pack sous votre manteau pour le garder au chaud (les performances des accumulateurs chutent drastiquement aux basses températures).

Le « pack-batterie compact » CP-E nécessite 6 éléments AA (piles alcalines, accus NiCad ou NiMH), mais le nouveau pack CP-E2 accepte aussi des éléments AA au lithium. L’un ou l’autre peut se fixer sous l’appareil photo au moyen du pas de vis prévu pour la fixation sur trépied. Le « transistor pack » E, beaucoup plus gros, acepte 6 éléments C (avec le magasin à piles, non compatible avec les éléments lithium) ou des accumulateurs nickel-cadmium (avec le pack NiCd) et offre donc une plus grande capacité que le petit pack compact. Le CP-E3 utilise 8 éléments AA et accepte aussi bien les accus lithium que NiCd, NiMH ou piles alcalines. Le nouveau pack compact CP-E4 est similaire au CP-E3 mais préserve la tropicalisation des flashs comme le Speedlite 580EX II.

Plusieurs autres fabricants vendent également des packs-batteries compatibles avec le connecteur haute-tension des Canon Speedlite. Cela inclut les Turbo (plomb-acide) et Turbo Z (NiCd) de Quantum Instruments, le Cycler de Lumedyne et le Jackrabbit de Dynalite.

Malheureusement, tous ces packs sont lourds, volumineux et gênants (surtout le transistor-pack E et les produits tiers) et doivent être reliés au flash par un cordon. Notez aussi qu’un flash ne fonctionnera pas sur un pack externe s’il n’a pas ses propres piles ou accus chargés : la haute tension fournie par le pack ne sert qu’à la recharge du condensateur, pas au fonctionnement de l’électronique de contrôle.

Plusieurs fabricants proposent aussi des backs-batteries « génériques » (comme le Quantum Bantam) qui peuvent se connecter à la plupart des flashs alimentés par des éléments AA, y compris ceux qui n’ont pas de connecteur spécifique d’alimentation. La connexion se fait par un bloc plastique qui se met à la place des piles dans le magasin à piles et qui est relié par un cordon au pack-batteries. Cependant, comme ils ne se connectent pas directement en haute tension, ils ne peuvent pas réduire le temps de rechargement de façon significative. Ils servent surtout à augmenter l’autonomie de fonctionnement entre deux changements d’accus.

Gardez à l’esprit que les flashs portatifs n’ont jamais été conçus pour fonctionner en continu à pleine puissance. Vous risquez d’endommager un flash si vous lui faites tirer une trop grande série de forts éclairs pendant un temps réduit, ce que l’emploi d’un pack-batterie vous permet de faire. Évitez donc de faire fonctionner vos flashs par salves sur des durées dépassant quelques secondes, surtout à pleine puissance (en manuel) ou avec le diaphragme fermé (en TTL). Si de la fumée sort de votre flash, cela signifie « arrêt immédiat »…

Flashs avec connecteur haute-tension : Speedlites 430EZ, 540EZ, 550EX, 580EX, 580EX II, 480EG(*), MR-14EX et MT-24EX.

(*) L’utilisation des packs-batteries compacts n’est pas recommandée avec le 480EG.

Téléflashs.

Si vous photographiez des animaux sauvages dans la nature, ou que vous traquez des célébrités pour la presse people, et que vous ayez besoin de photographier au flash à grande distance, un téléflash (en anglais flash extender, NdT) comme le Better Beamer vous sera utile. Cet accessoire est une simple lentille de Fresnel en plastique qui se fixent à la tête du flash par du ruban adhésif ou du velcro. Ils concentrent la lumière tout comme un zoom et vous permettent de gagner quelques EV en contrepartie d’un angle d’éclairement plus réduit. Ils n’ont donc d’utilité qu’avec de très longues focales, disons 300 mm ou davantage.On en trouve sur le site web d’Arthur Morris Birds as Art et le site de Michael Reichmann Luminous Landscape donne quelques photos d’exemple.

J’ai aussi vu le terme flash extender (extenseur de flash) utilisé pour désigner un dispositif destiné à surélever le flash par rapport au sabot, mais cela n’a rien à voir avec un téléflash.

Alimentation des flashs portatifs.

La plupart des flashs externes Canon sont conçus pour fonctionner avec 4 piles alcalines AA standard (LR06), à l’exception du petit Canon 160E, qui n’est plus fabriqué et qui utilisait à la place une petite pile 2CR5, comme on en rencontre dans beaucoup de boîtiers EOS. Voici quelques conseils pour l’alimentation des flashs avec des piles AA.

Rappelez-vous que toutes les piles peuvent couler. Si cela se produit, vous allez retrouver votre flash chéri plein d’un liquide corrosif qui risque de l’endommager, voire de le mettre hors service. Il est plus prudent de retirer toutes les piles de votre flash si vous ne comptez pas l’utiliser pendant quelque temps, par exemple quelques semaines.

Notez aussi que certains flashs peuvent avoir un comportement bizarre si la tension d’alimentation devient trop faible. Normalement, des piles déchargées n’ont pour inconvénient que d’allonger le temps de recharge, mais sur le 430EZ au moins, elles produisent des effets inattendus : le flash se déclenche aléatoirement, le moteur du zoom se met en route de temps en temps, etc. Donc si votre flash adopte brusquement un comportement bizarre, essayez de changer les piles. Cela peut aussi se produire si le flash n’est pas fixé fermement au sabot, ou si les contacts sont sales ou corrodés.

Piles standard AA non-alcalines (zinc-carbone)

 Pour : disponibles pour trois fois rien.

 Contre : ne durent vraiment pas longtemps et ne peuvent pas se recharger. De plus elles ont une résistance interne plutôt élevée, ce qui allonge de quelques secondes le temps de recharge entre deux éclairs.

Piles standard AA alcalines

 Pour : les piles alcalines sont bon marché et on s’en procure facilement partout. Elles ont une bonne capacité et vous offre donc une autonomie raisonnable.

 Contre : elles ont les mêmes inconvénients que les piles zinc-carbone en dehors de leur meilleure autonomie. Le temps de recharge entre deux éclairs à pleine puissance peut prendre 6 à 20 secondes, selon leur niveau de décharge.

« Piles » rechargeables (accus) nickel-cadmium (NiCd).

 Pour : relativement peu coûteuses, rechargeables des centaines de fois. Elles ont une faible résistance interne et réduisent donc le temps de rechargement, jusqu’à 4 à 6 secondes entre deux éclairs à pleine puissance. Elles ont aussi une meilleure tenue au froid que les alcalines, leurs performances diminuent avec la température mais pas autant.

 Contre : elles ont moins de capacité que les alcalines, ce qui oblige à les changer plus souvent. Les NiCd sont aussi plus polluantes (métaux lourds) et ne doivent surtout pas être jetées avec les déchets ordinaires. Elles se déchargent spontanément en quelques semaines.

Piles lithium AA (FR6).

 Pour : on trouve des piles lithium au format AA. Elles contiennent beaucoup d’énergie, se conservent longtemps et procurent à peu près les mêmes temps de charge que les alcalines.

 Contre : très chères et non rechargeables. Sujettes à la « mort subite » — elles fonctionnent très bien, puis arrivent sans prévenir en fin de capacité. Plus important : seuls les derniers Speedlite Canon peuvent les utiliser. Les anciens modèles ne sont pas compatibles avec les piles lithium AA à cause de leur tension élevée qui risque de les endommager. Le 540EZ et toute la série des flashs EX peuvent utiliser sans risque des piles lithium, mais pas les autres flashs.

« Piles » rechargeables (accus) nickel-hydrure métallique (NiMH).

 Pour : économiques et rechargeables des centaines de fois. Les plus hautes capacités (on en trouve de 1 600 à 2 700 mAh) sont équivalentes à celles des piles alcalines. Moins dangereuses pour l’environnement que les NiCd. Procurent des temps de recharge équivalents à ceux des NiCd, environ 4 à 6 secondes. Personnellement, je pense que les NiMH offrent la meilleure solution à la fois en termes de coût et de performance. Les nouvelles NiMHs « longue durée » ou « prêtes à servir » éliminent le problème de l’auto-décharge.

 Contre : nécessitent des chargeurs différents de ceux qui étaient conçus uniquement pour les NiCd. Les NiMH classiques peuvent perdre leur charge en quelques semaines.

Pack batterie externe.

 Pour : les packs à haute tension peuvent diminuer le temps de recharge jusqu’à 1 ou 2 secondes, ce qui vous permet d’enchapiner rapidement les prises de vue. Ils offrent une grande capacité, ce qui vous évite de devoir changer souvent d’alimentation.

 Contre : il faut s’encombrer d’un gros boîtier relié au flash par un cordon spirale. Les packs à haute tension ne sont compatibles qu’avec quelques flashs haut de gamme équipés du connecteur adéquat. Pour les autres flashs Canon, il faut utiliser des packs-batteries d’autres marques (basse tension) qui ne procurent pas des temps de recharge aussi courts.

Compléments.

Dans ces pages, j’ai parlé de technologie plus que de technique (de prise de vue). Pour glaner des idées sur la façon d’améliorer vos photos au flash, il vous faudra compléter cette lecture par la consultation d’autres sites. J’en recommande 3 en particulier. Il y a tout d’abord le blog Strobist créé par David Hobby, un photo-journaliste américain. Il y a là un excellent travail sur les diverses techniques et astuces à employer pour faire des photos in-situ avec des flashs portatifs. Ses exemples se basent essentiellement sur du matériel Nikon en mode tout-manuel, mais le matériel importe peu ici, ce sont les techniques qui comptent. En deuxième, le site de Neil Turner, photo-journaliste anglais, contient des douzaines d’exemples instructifs de portraits en situation réalisés avec des équipements portatifs — ou au moins transportables. Et enfin, on trouvera toute une collection d’excellents exemples de travaux au flash portatif sur FilmlessPhotos maintenu par John Lehmann, un photo-journaliste canadien.

Je recommande aussi mon livre Mastering Canon EOS Flash Photography, où j’ai consacré une section entière à ces techniques.

Voici quand même, pour être complet, quelques astuces et écueils potentiels à connaître. À commencer par une brève discussion sur la qualité de la lumière mise en œuvre en photographie au flash (« qualité » au sens de « catégorie », pas comme jugement de valeur).

Qualité de lumière.

Je suis sûr que nous avons tous fait cette expérience décourageante, en récupérant une pellicule fraîchement développée, de constater que ces photos que nous croyions géniales sont finalement décevantes, écrasées par une lumière trop dure. Comment font donc les professionnels pour arriver à des photos aussi bien rendues ? Il y a en fait plusieurs raisons à cela mais, comme cet article est consacré à la photo au flash, je ne parlerai que d’une cause qui vient très souvent gâcher les photos des photographes amateurs : le flash.

Ce problème est typiquement lié à la qualité de la lumière obtenue. Pour prendre de quelqu’un une photo de qualité professionnelle, il faut généralement une lumière très douce (qui atténue les ombres) ou provenant d’une source latérale, voire les deux à la fois.

Lumière dure et lumière douce

La différence entre éclairage dur ou doux tient essentiellement à la taille relative de la source lumineuse par rapport au sujet. La lumière est douce quand elle provient d’une surface étendue. Imaginez un jour de temps couvert, où la lumière du soleil est flitrée par les nuages sur toute l’étendue du ciel : les ombres sont très douces. Par contraste, un projecteur de salle de spectacle sera vu comme un cercle très fin. Une telle lumière dure tend à produire des ombres bien nettes, accentue la pâleur des visages et leur donne généralement un aspect peu flatteur, en dehors de certains cas bien contrôlés ou certains sujets à la peau lisse comme le marbre (ou couverts d’un épais maquillage, comme c’était souvent le cas des vedettes holliwoodiennes des années 1940).

Les flashs portatifs sont conçus essentiellement pour être utilisés comme des spots et ils ont une surface émettrice très petite : tout juste quelques centimètres carrés. C’est d’une part pour des raisons de portabilité, et d’autre part parce qu’ils sont conçus pour concentrer leur faisceau lumineux au moyen de lentilles et de réflecteurs, de façon à éclairer le plus loin possible. Tout adoucissement de la lumière implique nécessairement une baisse d’efficacité et de portée. De ce fait, la lumière d’un flash est très dure. Vous souhaiterez parfois exploiter cette propriété pour éclairer des objets brillants et en accentuer les reflets. Mais dans la plupart des cas ce sera le contraire.

Le moyen le plus facile pour adoucir la lumière dans vos photos au flash est de faire réfléchir l’éclair sur une grande surface blanche. Les murs blancs et les plafonds conviennent très bien pour ça, ou encore de grands réflecteurs pliables. Vous pouvez aussi vous procurer des diffuseurs à fixer sur votre flash et qui auront un effet similaire, soit en répartissant la lumière dans plus de directions, soit en augmentant la surface émettrice. Rappelez-vous que les surfaces teintées vont donner une dominante colorée à votre éclairage, un effet indésirable dont vous devez toujours vous méfiez quand vous photographiez en intérieur : un mur rouge-sang réfléchira de la lumière rouge sur votre sujet.

Les flashs de studio (les plus gros modèles, que l’on fixe aux murs) sont fréquemment utilisés avec des parapluies diffuseurs ou des boîtes-à-lumière pour étendre la source lumineuse sur une plus grande surface. Les parapluies diffuseurs sont de grands parapluies pliants couverts d’un tissu blanc ou argenté, qui renvoie la lumière du flash (le flash est placé au centre du parapluie qu’il éclaire en tournant le dos au sujet, et le parapluie renvoie la lumière vers la scène à éclairer). Les boîtes-à-lumière (softboxes) sont de grandes boîtes dont l’intérieur est réfléchissant et la face avant constituée de tissu blanc translucide.

Les flashs portatifs sur piles n’ont pas vraiment la puissance nécessaire pour éclairer de grands studios, si on les utilise avec des parapluies ou de grands panneaux diffuseurs. Mais si votre budget est limité et que vous travaillez dans un espace réduit, un parapluie photo peut s’avérer un accessoire utile (voire un parapluie ordinaire argenté à l’intérieur et fixé à un support). Vous pouvez aussi diriger votre lumière vers un simple cadre sur lequel vous aurez tendu un fin tissu blanc. À vous d’expérimenter pour trouver ce qui vous convient. Ici aussi, incidemment, les appareils numériques ont un énorme avantage : vous pouvez déplacer les objets ici et là, faire plein d’essais et observer immédiatement sur l’écran si chaque nouvelle disposition donne un résultat satisfaisant ou non.

Rappelez-vous que ce qui compte, c’est la taille relative de la source lumineuse vue par le sujet. Une énorme boîte-à-lumière, si elle placée très loin, procurera le même genre de lumière dure qu’un flash avec un petit diffuseur placé tout près. Il est donc important qu’une source diffuse soit placée à proximité du sujet. En studio, les boîtes-à-lumière sont souvent positionnées juste en limite de champ de vision.

Ceci dit, il ne faut pas considérer un éclairage dur comme un mal démoniaque qu’il faut éviter à tout prix. Il a aussi son utilité, notamment s’il est mis en œuvre par un connaisseur expérimenté. Une lumière dure est particulièrement utile pour détacher un sujet de l’arrière-plan, ou pour accentuer certains types de compositions. Si je me focalise surtout sur la lumière douce, c’est que je pense que c’est un moyen plus accessible à un débutant pour obtenir de bons résultats.

Éloigner l’éclairage de l’axe

L’autre problème ici est qu’avec notre flash monté sur l’appareil, la lumière est émise très près de l’axe de l’objectif. Et comme il a été dit ailleurs dans cet article, c’est un emplacement qui nous est assez inhabituel pour une source de lumière. nous avons l’habitude de voir des sujets éclairés par diverses sources (le soleil, un plafonnier, une lampe de bureau, etc.) qui ne sont pas positionnées juste au-dessus de notre tête. En conséquence, il est important d’éloigner ce flash de l’appareil, ou alors d’en utiliser plusieurs pour éclairer les différentes parties de la scène.

Il y a habituellement deux méthodes pour cela. Vous pouvez utiliser un cordon d’extension pour éloigner le flash de l’appareil, ou opter pour un système de télécommande sans fil qui permet de contrôler les flashs à distance. Le sans-fil est sans conteste ce qu’il y a de mieux pour mettre en œuvre des configurations variées à plusieurs flashs. Dans tous les cas, vous déplacez physiquement le flash à un endroit d’où il éclairera du haut, du bas ou de côté, pour obtenir des ombres intéressantes derrière le sujet. L’éclairage le long de l’axe (éclairage axial) tend à donner un rendu très plat qui paraît peu realiste, à moins de l’employer délibérément en vue d’un effet particulier.

Même le renvoi du flash vers un réflecteur revient à éloigner la source lumineuse de l’axe optique en la faisant transiter par une zone de surface étendue. Et par nature, les murs et les plafonds sont des éléments par où il est habituel de voir arriver de la lumière.

Comme toujours, le numérique est particulièrement pratique pour expérimenter diverses configurations d’éclairage, puisque l’on peut immédiatement visualiser le résultat.

Astuces diverses pour la photographie au flash :

Ôtez le pare-soleil de l’objectif lorsque vous utilisez le flash intégré à l’appareil. Sinon, vous risquez d’avoir une forte zone d’ombre trapézoïdale au bas de vos photos.

N’approchez pas à moins d’un mètre (3 pieds) de votre sujet à moins d’avoir un flash macro. Vous risquez là aussi d’avoir un phénomène de zone d’ombre au bas de la photo. Néanmoins, un flash externe avec un petit diffuseur peut y remédier.

Si la tête de flash est pivotante et ne vise pas droit devant, vérifiez à deux fois sa position si vous basculez d’une orientation paysage à portrait, ou réciproquement. Si la tête n’est pas réorientée correctement, vous pouvez vous retrouver avec des ombres mal placées, ou avec une moitié de la photo correctement exposée par le flash et l’autre pas du tout.

Pour une prise de vue en orientation verticale (portrait) avec un flash monté sur le sabot, assurez-vous que votre main gauche ne tienne pas l’objectif par le côté, ou dans toute position qui risque de masquer l’éclair du flash.

Si votre appareil dispose de plusieurs collimateurs, n’utilisez pas la vieille technique « mettre au point, mémoriser l’expo et recadrer » si vous travaillez au flash. Sélectionnez plutôt le collimateur le plus proche de votre sujet pour que la mesure d’exposition au flash se fasse dans cette zone. Les boîtiers de type A qui autorisent la FEL font exception à cette règle. Dans ce genre de situation, la FEL vous permet de mémoriser l’exposition au flash sur la zone désirée avant de recadrer.

Si vous devez prendre un bon nombre de photos au flash en succession rapide, préférez utiliser des accumulateurs NiMH (nickel-hydrure de métal), NiCd (nickel-cadmium) ou lithium (si votre flash les accepte, beaucoup ne le peuvent pas) plutôt que des piles alcalines ordinaires. Ces éléments ont une faible résistance interne, ce qui accélère les temps de recharge. NOtez cependant que les accus NiCd n’ont pas autant de capacité que les piles alcalines, ce qui oblige à les remplacer plus souvent. Une autre alternative est de connecter un pack-batterie externe, mais ceux-ci sont assez encombrants.

Prise de vue intérieure en espace réduit :

Utilisez la réflexion de l’éclair sur un plafond bas ou un mur pour adoucir votre éclairage. Il vaut mieux cependant éviter cette technique de flash indirect si ces murs ou plafond sont colorés, à moins de vouloir apporter une dominante de couleur.

Si vous n’employez pas votre flash en éclairage indirect, utilisez un petit diffuseur pour flash afin d’atténuer la directionnalité de la lumière.

Assurez-vous de ne pas viser une surface réfléchissante, comme une vitre ou un miroir. Celle-ci vous renverra l’éclat du flash ce qui donnera un résultat franchement moche. De plus, cela va perturber la mesure d’exposition et la photo sera sous-exposée.

Prise de vue extérieure, ou dans un vaste espace intérieur :

N’utilisez pas la réflexion de l’éclair en espace ouvert, ni lorsque les plafonds sont trop hauts, trop sombres ou peints d’une couleur qui va fausser la lumière de votre flash. Gardez le flash en visée directe. Si vous lui levez la tête, par exemple, vous aurez le haut de l’image fortement éclairé alors que le bas restera sombre. C’est moche. La seule exception possible est lorsque vous avez un grand diffuseur installé sur le flash.

Il vaut mieux ne pas utiliser un [mini-diffuseur de flash>#Diffuseurs], qui n’aura guère pour effet que de diminuer la portée de votre flash. Les mini-diffuseurs sont des répartiteurs de lumière et sont donc surtout utiles s’ils sont proches de surfaces blanches qui pourront les renvoyer, ce qui adoucit la lumière. Les grands diffuseurs de flash sont plus indiqués ici car ils répartissent la source lumineuse sur une plus grande surface, ce qui adoucit les ombres, à condition que l’on puisse s’accomoder de la réduction de portée qui en résulte.

Lorsque vous photographiez des gens à une certaine distance en faibles conditions de lumière, rappelez-vous que cela augmente le risque des yeux rouges. C’est particulièrement visible quand on prend des portraits serrés à grande distance avec un téléobjectif (exemple typique : vous zoomez au maximum sur votre chérubin qui chante au concert de l’école dans une grande salle mal éclairée et vous vous retrouvez avec la photo d’un chœur de jeunes Satans). Essayez le plus possible d’écarter le flash de l’appareil : même avec un grand flash monté sur sabot, la distance est insuffisante.

Liens utiles.

NdT : ces liens mènent bien sûr vers des pages en anglais… quand elles existent encore. J’ai conservé les titres originaux pour les liens. Les commentaires entre parenthèses sont de l’auteur, les traductions des titres (entre guillemets) et les commentaires en italiques sont de moi. J’ai pris la peine (le 25 novembre 2016) de vérifier les liens de l’article original, peu étaient encore valides. Lorsque la page pointée existait toujours mais avec une nouvelle adresse, j’ai actualisé le lien et l’ai signalé dans le commentaire associé. Les pages disparues sont signalées par un (*) avec un commentaire explicatif, ces liens sont conservés pour mémoire. Si vous retrouvez ce contenu quelque part, merci de me le signaler.

Chuck Westfall/Mark Overton “EOS Flash FAQ” « FAQ du flash EOS ». Lien actualisé.

(*) Dave Herzstein’s “EOS Speedlites Comparison Table” « Tableau de comparaison des EOS Speedlites ». Le site n’existe plus.

Canon EOS FAQ Version 2.4. Section 3 : Flash « FAQ du Canon EOS version 2.4, section flash ». (Très utile, mais pas actualisée depuis longtemps).

(*) PhotoZone flash technology FAQ « FAQ sur la technologie des flashs ». Le site Photozone existe toujours mais cette page est introuvable.

(*) Discharge Graphs of Electronic Flash « Graphiques de décharge des flashs électroniques ». Le site eosdoc.com ne renvoie qu’une page vide.

Toomas Tamm’s “Electronic Flash Information” « Informations sur les flashs électroniques ». Lien actualisé.

Kevin Bjorke’s “PowerShot flash photography” « La photo au flash avec un PowerShot ». (Article sur la photo au flash avec les compacts numériques Canon, mais de portée générale).

(*) Cybaea “Colour Temperature and Colour Correction Defined and Explained” « Cybaea : La température de couleur et ses correctifs définis et expliqués ». Le serveur cybaea.com n’existe plus.

Kelvin scale « L’échelle Kelvin ». (Contient une liste de températures de couleurs). Le site PhotographyTips est devenu payant.

Photo.net : A-TTL and E-TTL. What is the difference ? « Fil du forum Photo.net : A-TTL et E-TTL, quelle différence ? ».

Photo.net : Elan IIe and 380 ex fill flash « Fil du forum Photo.net : fill-in avec l’Elan IIe/EOS 50E et le 380EX ».

(*) Vincent Laforet - “Show me the Light.” « Montrez-moi la lumière ». (Mini-guide sur le wireless E-TTL de Canon, aller au 2/3 de la page pour trouver l’article). Le site manginphotography.com existe toujours mais la page a disparu.

Photography Tips - guide numbers (Trucs de photographie - le nombre guide). Le site PhotographyTips est devenu payant.

Sam’s Strobe FAQ (La FAQ de Sam sur les flashs). (Informations pour les geeks - ce sont des notes très détaillées sur l’électronique interne des flashs). Lien actualisé, le site a changé.

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